Lokerse Feesten - Dag 3 - Skindred, Epica, Channel Zero, Black Label Society, Rob Zombie, Soulfly

-FR- Peu de festivals peuvent se vanter d’avoir quarante années à leur actif. Néanmoins, même si c’est le cas de Lokerse Feesten, sa réputation commence seulement à franchir nos frontières Françaises. Et ce n’est pas pour nous déplaire puisque la programmation de la journée « Metal » s’étoffe d’années en années. Voyez par vous même ! Quand le Lokerse Feesten offrait à son public Motorhead en tête d’affiche en 2014, cette année est marquée par la variété des styles de Metal entrepris par le festival avec Skindred, Epica, Channel Zero, Black Label Society, Rob Zombie et Soulfly pour la modique somme de quarante euros. 

-EN- Only few festivals can boast forty years under their belt. Nevertheless, even if this is the case Lokerse Feesten, its reputation only begins to cross our French borders. And that is not to displease us when we see that the programmation of the « Metal » day is expanding from year to year. See it by yourself ! When Lokerse Feesten offered its audience Motorhead as a headliner in 2014, this year is marked by the variety of Metal style undertaken by the festival with Skindred, Epica, Channel Zero, Black Label Society, Rob Zombie and Soulfly for the modest sum of forty euros.

-FR- Dès notre arrivée sur la plaine de jeu, nous ne pouvons pas cacher notre surprise quant à l’aménagement du festival et de sa taille humaine. Si les festivals Belges sont réputés pour être pourvus d’une organisation sans faille, le Lokerse Feesten ne démentira pas cette rumeur puisque c’est à 16H15 tapante comme prévu que le premier groupe foule le plancher de la scène. Skindred ouvre le bal sur « The Imparial March » sous une chaleur écrasante devant une fosse qui se remplit progressivement. Vous cacher que cette formation est l’O.V.N.I. de la journée serait purement hypocrite ! Eux qui proposent un « Reggae/Metal Alternatif/Hardcore/Fusion » ont tout à prouver devant un public de barbus venus soutenir leurs aïeux. Mais cela ne les a pas démontés pour autant. Au contraire, ce fut une raison de plus pour le groupe de rester lui-même et de proposer un set décalé composé non seulement de morceaux qui ont fait la renommée de Skindred comme « Kill The Power » interprété d’entrée de jeu mais aussi de quelques surprises. L’introduction électronique « Smack My Bitch Up » réveillera les fans de The Prodigy présents dans la fosse. Et c’est bien cela qui fait la force d’une prestation de Skindred. Le spectateur est rarement en état de savoir ce qu’il va se produire. Néanmoins, l’intérêt d’un concert de Skindred ne se résume pas à forcément à une musique prônant l’ouverture d’esprit ! Le caractère extraverti de la bande à Benji Webbe y joue pour beaucoup. Le Leader n’hésitera à mettre en avant son froufrou « boule à facette » pour mettre une ambiance unique dans le pit favorisant ainsi des échanges entre le public et sa personne. Si Skindred n’était pas forcément attendu ce jour, il a réussi à prouver qu’il avait bien sa place aux côtés de formations plus extrêmes comme Black label Society et Soulfly. Pari remporté haut la main pour les Anglais !

-EN- Upon our arrival on the field, we can not hide our surprise about the development of the festival and its human scale. If the Belgian festivals are known to have a flawless organization, the Lokerse Feesten will not contradict this rumor ! It is at 4:15 p.m. as expected that the first group crowd the stage floor. Skindred opens the dance on « The Imparial March » in the sweltering heat before a pit that fills gradually. Hiding that this band is the U.F.O. of the day would be entirely hypocritical ! By offering us a « Reggae / Alternative Metal / Hardcore / Fusion », the band has everything to prove before a bearded audience came to support their ancestors. But it has not dismantled Skindred. On the contrary, it was one more reason for the band to remain itself and propose a set shifted not only composed of pieces that have made the reputation of Skindred as « Kill The Power » interpreted from the outset but also some surprises. Electronics part of « Smack My Bitch Up » woke the fans of The Prodigy present in the pit. And this is what makes the interest of a Skindred’s show. The viewer is rarely in a position to know what will happen. Nevertheless, the interest of a Skindred concert is not just about the music that necessarily advocates mind-openness! The extroverted character of Benji Webbe plays for many. The Leader will not hesitate to put forward his « disco-ball » frilly to put a unique atmosphere in the pit favoring exchanges between the audience and himself. If Skindred was not necessarily waited this day, it managed to prove that it had its place alongside more extreme bands like Black Label Society and Soulfly.

-FR- Après la bonne surprise de Skindred, place au Metal Symphonique avec Epica qui jouit d’une notoriété non négligeable en Flandre. Originaire des Pays Bas, la bande à Simone se sent particulièrement proche de ses compatriotes Flamands. Quant à nous, nous ne pouvons que féliciter le retour en force des Néerlandais après une période d’incertitude verrouillée par The Quantum Enigma puant les histoires épiques à des kilomètres. En live, c’est un peu pareil. Le groupe est à son meilleur niveau et nous délivre un set rodé et flamboyant de tout part de « The Second Stone » à « Consign To Oblivion ». « Allumez le Feu ! » Avec des parties programmées de haute couture qui n’oublient pas de mettre en avant toutes les capacités musicales et visuelles des maitres de cérémonie, Epica offre un spectacle total. Quand Coen Janssen envoie du rêve aux claviéristes en herbe en franchissant le quatrième mur avec son synthétiseur incliné portatif, Mark Jansen vole souvent la vedette à Simone Simons qui allait souvent se réfugier derrière la scène. En effet, même si la jolie rousse est bien en voix, nous ne pouvons que regretter ces absences intempestives qui ont porté préjudice à la qualité de la prestation. Néanmoins, force est de constater que Epica fait bien son boulot en dépaysant ses spectateurs quand il aborde les assonances asiatiques de son dernier album. Et pourquoi ne pas conclure le set en invitant ses fans à leur propre festival, l’Epic Metal Fest qui se tiendra à Eindhoven en Novembre prochain ? C’est dorénavant chose faite !   

-EN- After the surprise of Skindred, let’s go with the Symphonic Metal with Epica which enjoys a considerable reputation in Flanders. As native of the Netherlands, the Simone’s band feels particularly close to his Flemish compatriots. As for us, we can only congratulate the Dutches’ comeback after a period of uncertainty, locked by The Quantum Enigma stinking epic stories from kilometers to kilometers. In live, it's a bit the same. The band is at its best, and delivers a flamboyant set from « The Second Stone » to « Consign To Oblivion ». « Allumez le feu ! » With the planned parts which do not forget to highlight all the musical and visual capabilities of the members of the band, Epica offers a total spectacle. When Coen Janssen sends dreams to aspiring-keyboardists crossing the « fourth wall » with its inclined portable synthesizer, Mark Jansen often takes the place of Simone Simons who often hides behind the scene. Even if the redhead is in voice, we can only regret the untimely absences that have damaged the quality of the concert. Nevertheless, it is clear that Epica did his job by tripping his viewers when its tackles the Asian assonances of his latest album. What about concluding the show by inviting its fans at their own festival, the Epic Metal Fest to be held in next November in Eindhoven ? This is done now !

-FR- Channel Zero est la fierté nationale des Metalleux Belges et ça se sent à Lokeren. Car leurs fans espèrent beaucoup d’eux, comme percer à l’étranger notamment ! Vite, nous comprenons pourquoi Channel Zero bénéficie d’un bon créneau horaire sur le Running Order. Comme une grande famille, leurs fans venus en masse pour soutenir leur groupe favori réveillent enfin la fosse qui semblait assoupie lors des deux premières prestations. Il faut dire que leur musique s’y prête totalement. C’est une sorte de Thrash/Groove Metal avec des riffs lourds et poignants balancés par Doling Mikey, le véritable sosie de Dimebag Darrell ! N’ayant pas de nouvel album à promouvoir, Channel Zero profite de ce concert pour faire plaisir à ses fans en re-visitant les meilleurs morceaux de son catalogue: « Suck My Energy », « Electronic Cocaine », « Black Fuel » et d’autres donnant ainsi à cette setlist des allures de Best-Of. La reprise bienvenue de « The Trooper » visiblement improvisée sera aussi l’occasion pour les fans de la Vierge de Fer de se défouler. Néanmoins, si Channel Zero réussit son concert à 100% grâce à des titres « catchy » et variés entrecoupés par une communication sans faille entretenue entre son charismatique chanteur Franky De Smet Van Damme et son audience, nous ne pouvons que rester dubitatifs et incertains ! Mais pourquoi un tel groupe n’arrive t-il pas à aller de l’avant et franchir ses frontières afin de partir à la conquête des festivals Européens ? Car nous venons d’assister au concert d’un groupe, certes très bon, mais qui manque de ce petit truc en plus pour exploser dans d'autres contrées. Ce Pantera-bis, excusez moi du terme, n’est pas le seul à souffrir de ce genre de symptôme… Dagoba, chez nous, en est la preuve directe. Ce sont des groupes victimes d’une ferveur trop manifestées de la part de leurs disciples patriotes ce qui en fait des formations qui semblent condamnés à stagner dans leur pays. Espérons juste que la situation se décoince vite pour les Channel Zero car ils le méritent ! 

-EN- Channel Zero is the national pride of Belgium Metalheads and we see it in Lokeren. Because many of their fans hope the band to be successful in foreign countries ! Quickly, we understand why Channel Zero is in good term with the Running Order. Like a big family, their fans came in droves to support their favorite band and wake up the pit that seemed sleeping during the two first shows. Their music is not for nothing . It's a kind of « Thrash / Groove Metal » with heavy riffs and poignant played by Mikey Doling, the true double of Dimebag Darrell ! Having no new album to promote, Channel Zero took advantage of this concert to please its fans by re-visiting the best pieces of his catalog: « Suck My Energy », « Electronic Cocaine », « Black Fuel » and others, leading this setlist to look like a Best-Of. The cover of « The Trooper » visibly improvised is also an opportunity for fans of Iron Maiden’s stuff to become mad. However, if this concert is a success thanks to good tracks and a flawless communication maintained between the charismatic singer Franky De Smet Van Damme and his audience, we can only remain doubtful and uncertain ! Why such a band does not rock on to go ahead and cross its borders to go to the conquest of European festivals ? For we have just see the concert of a band, certainly very good, but that lacks of that extra little something to explode in other countries. The Pantera-bis, excuse me of the term, is not the only one to suffer this kind of symptom ... Our French Dagoba is the direct evidence. They are victims of a group too expressed of fervent patriots-fans ! Thus, the band seems doomed to stagnate in their country. Let's just hope the situation will soon loosens for Channel Zero because they deserve it !

-FR- Les aficionados de bécanes et de barbes se sont déplacés en masse pour acclamer le gang de Zakk Wylde, Black Label Society ! Et quoique l’on puisse dire, c’est que le courant passe toujours entre les bikers Américains et motards Belges. Un « Whole Lotta Sabbath » (Le fameux montage entre « War Pigs » et « Whole Lotta Love » de vous-savez-qui), et c’est parti ! Voilà le barbu qui arrive avec une de ses Gibson Signature sur « The Beginning… At Last », un titre de circonstance vite suivi de nombreux classiques comme « Bleed For Me », « Suicide Messiah » et d’autres plus récents comme « My Dying Time » du dernier album en date, Catacombs Of The Black Vatican ! Le Guitar Hero comme à son habitude fait profiter les apprentis-guitaristes de ses talents guitaristiques et de ses fameuses notes sifflées très répétitives au demeurant. Mais Black Label Society, ce n’est pas que Zakk Wylde et encore heureux ! L’ancien acolyte de Ozzy Osbourne n’oubliera pas de laisser ses musiciens s’exprimer. John DeServio tout à son aise profite des temps morts du concert pour combler les vides avec des solos de basse et en jammant sur du Led Zeppelin rappelant la dextérité d’un John Paul Jones. Mieux encore, Zakk Wylde laisse son nouveau guitariste, Dario Lorina, s’exprimer sur l’avancée scénique montrant une nouvelle fois que le petit nouveau est bien intégré à la « Black Label Family ». Néanmoins, malgré cette avalanche de gourmandises, nous ne pouvons que rester sur notre faim après un concert qui a manqué cruellement de communication entre Zakk Wylde et sa famille. Par conséquent, le concert est apparu à nos yeux comme une longue démonstration de guitare sans saveur dépourvue de toute sensibilité. Et si Zakk Wylde n’était venu que dans le seul but de faire la promotion de sa marque « WyldeAudio » et de sa gamme de guitares ? À voir les changements à répétition de guitares, à croire que oui… Juste un concert routinier pour la bande à Zakk… 

-EN- Aficionados of bikes and beards have moved in droves to cheer the Zakk Wylde's gang, Black Label Society ! And although we can say is that the current always passes between the American and Belgian bikers. A « Whole Lotta Sabbath » (The famous mixture between "War Pigs" and "Whole Lotta Love »of you-know-who), and let’s go! The bearded-man opens the show on "The Beginning ... At Last," a title of circumstance soon followed by many classics like « Bleed For Me », « Suicide Messiah » and other more recent tunes like « My Dying Time » straight out of the latest album, Catacombs Of The Black Vatican ! The Guitar Hero pleases the guitarist apprentices as usual with its guitaristic talents and its famous whistled notes... very repetitive after all. But Black Label Society, this is not only Zakk Wylde and still happy we are ! The former Ozzy Osbourne's sidekick will not forget to let his musicians to express themselves. John DeServio, at his ease, fills the gaps with bass solos and plays some Led Zeppelin's stuff recalling the dexterity of a John Paul Jones. Better yet, Zakk Wylde lets his new guitarist, Dario Lorina, do a guitar-solo on the advanced stage showing once again that the new guy is well integrated to the « Black Label Family ». Nevertheless, despite this avalanche of delicacies, we can only stay on our hunger after a concert that missed sorely of communication between Zakk Wylde and his family. Therefore, the concert appeared as a long guitar demonstration tasteless with a terrible lack of sensitivity. And if Zakk Wylde had only come for the sole purpose of promoting its brand « WyldeAudio » and its guitars ? To see the changes of guitars, we think so ... Just a routine concert for Zakk ...


-FR- Après un Black Label Society qui n’a pas tenu toutes ses promesses, Rob Zombie n’avait qu’à pousser le volume un peu plus haut pour faire décoller l’ambiance ! Grâce à un Backdrop habituel illustrant Dracula, King Kong et le Loup Garou, les partisans du Septième Art s’y sont retrouvés avec aise. C’est-à-dire que dès l’arrivée du Cinéphile, nous sommes vite plongés dans l’univers si glauque de Rob Zombie ! Let The Madness Begins ! « Teenage Nosferatu » ouvre la toute première scène. Et le peu que nous puissions à dire, c’est que le réalisateur est bien en voix malgré les nombreuses polémiques qui ont affluées sur les réseaux sociaux ces derniers temps. Il faut dire qu’être épaulé par des musiciens qui partagent les même délires cinématographiques, ça aide. Tous les musiciens sont en symbiose et revisite l’intégralité des classiques du groupe « Superbeast », « Living Dead Girl » et « Dragula ». Néanmoins, comme tout bon film, des passages obligés ne doivent pas être snobés. Raison pour laquelle la distribution de Zombie-Land est montée à bord d’une Deloréan Volante afin de faire un remake de « More Human Than Human » et de « Thunder Kiss ’65 » réalisé par White Zombie il y a déjà quelques décennies. Le fameux Sex-act est également abordé lors de la reprise de « Get Up (I Feel Like Being a) Sex Machine » de James Brown dégoulinant de tétostérones, titre placé stratégiquement avant « Living Dead Girl ». Je ne vais pas vous faire un dessin ! En tant que metteur en scène confirmé, le Zombie a également su marquer les esprits lors d’un flux mirobolant de ballons et d’une communication avec le public plus qu'honorable. Le bougre n’hésite pas à une seconde quand il s’agit d’aller au contact de son public et de se serrer quelques poignes avec eux. Un grand moment ! Mais un concert de Rob Zombie, c’est aussi une déferlante de dextérité maitrisée et placée au bon moment pour empaqueter au mieux ses spectateurs. La preuve avec le solo final de John 5 qui s’amuse à faire profiter la populace de son savoir-faire et de ses instruments tous aussi décalés que les acteurs de ce concert. De quoi faire rougir Rob Zombie qui le nargue avec une mini-guitare à quatre cordes. Mais le chanteur ne se démonte pas et essaye de faire tout aussi bien que son acolyte. Sans succès ! Après, ce passage fort humoristique, place aux choses sérieuses avec la reprise habituelle de « School’s Out » prouvant encore une fois que Rob Zombie est le Alice Cooper du XXIème siècle. Bien joué Rob !

-EN- After Black Label Society which has not kept its promises, Rob Zombie had just to drive the volume a little higher to take off the atmosphere ! With a usual Backdrop illustrating Dracula, King Kong and the Werewolf, supporters of the Seventh Art met there easily. That is to say, from the arrival of film, we are quickly immersed in the Rob Zombie's so murky universe ! Let The Madness Begins! « Teenage Nosferatu » opens the first stage. And only we can say is that the director-stage is in voice despite numerous controversies that have inflowed on social networks lately. It must be said that being supported by musicians who share the same cinematic delusions, it helps. All musicians are symbiotic and revisits all the classics of the group « Superbeast », « Living Dead Girl » and « Dragula ». However, like any good movie, the chokepoints are not to be snubbed. Why the distribution of Zombie-Land boarded a DeLorean to do a remake of « More Human Than Human » and « Thunder Kiss '65 » directed by White Zombie there is already a few decades. The famous Sex-act is also discussed with the cover of « Get Up (I Feel Like Being a) Sex Machine » by James Brown dripping the threshold, as strategically placed before « Living Dead Girl ». I will not draw you a picture ! As a confirmed stage-director, the Zombie has also been able to make an good impression thanks to a whopping flow balloons and a fairly good communication with the public. The guy does not hesitate when he goes to the audience and shakes some handles with it. A great time ! But a Rob Zombie concert , it is also a skill mastered onslaught and placed at the right time to package the most of its viewers. The proof with the final solo of John 5 who enjoys to benefit the populace of its know-how illustrated by crazy guitars. What makes Rob Zombie blushing taunting John 5 with a four strings mini-guitar. But the singer does not disassemble and tries to perform as well as his sidekick. Without success ! After this strong humorous passage, back to  serious stuff with the usual cover of « School's Out » proving once again that Rob Zombie is the Alice Cooper of the twenty-first century. Well done Rob !

-FR- Comment ne pas être fasciné par l'hyper-activité de Max Cavalera ? Le mois dernier, nous le voyions avec Cavalera Conspiracy au Hellfest et cette fois-ci avec Soulfly. Ce soir, ses classiques auront encore une fois une bonne place dans la setlist. Quand « Prophecy » et « Back To The Primitive » feront plaisir aux fans du quatuor, le doublet « Territory »/ « Refuse/Resist » et l’incontournable « Roots Bloody Roots » émerveilleront les fans de Sepultura présents sur les lieux. Mais si Max est en tournée cet été, c’est également pour promouvoir son nouvel opus Archangel et pour tester ses nouvelles compositions. Et Archangel n'inaugure que du bon, du moins sur scène ! Il faut dire que « We Sold Our Soul to Metal » passe très bien l’épreuve scénique ! Des surprises, il y aura aussi puisque Max, orné d'un T-shirt de Football de l'équipe locale de Lokeren, invitera son ancien homme de confiance Mikey Doling maintenant chez Channel Zero pour interpréter un avant-dernier titre. En somme, malgré les qualités évidentes de Max qui invoque des circle-pits partout où il se déplace, nous ne pouvons que rester dubitatif quand à son concert en tant que guitariste. Le brésilien ne se sert quasiment jamais de sa guitare ce qui empêche le concert d’avoir une intensité plus importante. Pourtant Soulfly est en plein renouveau avec l’engagement de ses deux fils aux postes de batteur et de bassiste. C’est désormais au tour du « Bob Marley du Metal » de s’acheter une seconde jeunesse. Vite ! 

-EN- How not to be fascinated by the hyper-active activity of Max Cavalera ? Last month, we saw him with Cavalera Conspiracy at Hellfest and this time with Soulfly. Tonight, his classics will again have a good place in the setlist. When « Prophecy » and « Back To The Primitive » will please fans of the quartet, the doublet « Territory » / « Refuse / Resist » and the inevitable « Roots Bloody Roots » will amaze all the Sepultura fans. But if Max is on tour this summer, it is also in order to promote his new album Archangel and to test his new compositions. And that's good, at least on stage ! It must be said that « We Sold Our Soul to Metal » rock on all the way ! Surprises they will also be, since there will be Max, adorned with a Football T-Shirt of the local Lokeren team and invites his former confidant Mikey Doling, now in Channel Zero to interpret a penultimate title. In sum, despite the obvious qualities of Max that invokes circle-pits wherever he moves, we can only remain skeptical about his concert as a guitarist. The Brazilian virtually never uses his guitar which prevents the concert to have a higher intensity. Yet Soulfly is undergoing a revival with the commitment of his two son as drummer and bassist. It is now the turn of the « Bob Marley of Metal » to buy him a second youth. And Quick !

-FR- C’est sur ces mots que se conclut la journée Metal de la quarantième édition du Lokerse Feesten. Et si je n’ai pas parlé de la qualité sonore de chacun des concerts, ce n’est pas un leurre. Tout était carré, propre et sans fioriture suppléé d’une organisation à faire rougir de nombreux festivals Hexagonaux. Vlaamse Kwaliteit !

-EN- It is these words that concludes the Metal day of the fortieth edition of Lokerse Feesten. And if I did not mention the sound quality of each concert, this is not an illusion. Everything was square, clean and no frills deputize an organization to blush many festivals Hex. Vlaamse Kwaliteit !