Lowburn - Doomsayer

Ayant mis Battlelore entre parenthèses depuis quelques temps, Tomi Mykkänen ( chant ) et Henkka Vahvanen ( Batterie ) nous reviennent avec Lowburn et un premier album long « Doomsayer ». Ne cherchez pas un quelconque lien avec la musique de Battlelore car il n’y en a aucun. Tout au long de ces neuf titres Lowburn dispense des atmosphères lourdes et mélodiques subtilement orchestrées pour nous tenir en haleine grâce à un Stoner Rock inspiré et incandescent. Cela sent bon l’asphalte brûlante, les plaines arides et une envie de Mezcal se fait sentir...

 Line-up :

Henkka Vahvanen ( drums)
Miika Kokkola  ( bass )
Tomi Mykkänen ( guitar and vocals )
Tommi Lintunen ( guitare )

 Signé par Argonauta Records, label spécialisé dans le Post-Rock, Stoner, Doom... Lowburn nous prend par la main pour nous proposer un voyage sur les terres de Kyuss, Monster Magnet, Red Fang ou Alice In Chains... 
Autant vous dire que tout est réuni pour nous plonger sans préliminaire dans un monde ou les accords hypnotiques, les riffs gras et lourd et une symbiose parfaite entre une basse intense et une batterie massive paralysent notre cerveau pour y implanter ce Stoner Rock mélodique, énergique et fascinant. 
Tommy Mykkänen profite pleinement de cet espace sonore en amenant et affirmant de son empreinte vocale, la rage et l’intensité rivées aux compositions du groupe.

 Pas de place pour l’introspection dans la musique de Lowburn, loin s’en faut... « Running On Fumes » « Moonfull Of Stars » ou « The Last One » sont des condensés d’ un Stoner rageur, intuitif ou quelques ponctuations Grunge donnent aux compositions une touche sombre mais jamais oppressante. « The Last One » « Unreachable » et « Powerfreak » sont plus ambiantes, menés par le chant de Tommy avec une voix à la limite de la rupture, celui-ci nous crache sa hargne et sa sensibilité à la face pour nous emmener encore plus loin dans l’émotion et la rage.


 Les arrangements teintés de Rock Psyché sur « Powerfreak » amènent une originalité sonore et conceptuel que l’on aurait souhaité entendre un peu plus, mais qui au final fait de cette rareté une force et accentue le plaisir de la découverte. « Do Mi Ti » rejeton d’une étreinte entre Alice In Chains de Facelift ou Dirt et d’un Cathedral aux inspirations plus Rock que Doom nous tire vers un ralentissement de nos fonctions vitales pour mieux pénétrer les tréfonds de notre subconscient procurant un subtil sentiment de torpeur bienfaiteur dont on ne souhaite pas s’éloigner.

En 1990, Kyuss avait définitivement posé les jalons du Stoner et difficile alors de révolutionner le genre mais avec ce « Doomsayer » il y a fort à parier que Lowburn va se placer sur le devant de cette scène car l’alchimie entre les musiciens est réelle, l’album disposant d’une vraie intensité et de cette capacité à transmettre une multitude d’émotions afin de transcender notre quotidien sous les épaisses nébulosités désertiques.
 Allez je sors les verres et profite pleinement de Doomsayer... Cheers!