Live Report - Alcatraz Fest - Courtrai - Jour 1

À cause d’une infraction malencontreuse, mes frères d’arme, Antoine Robert, François Lampin et moi nous sommes pris deux jours de détention avec sursis en Belgique à Courtrai à l’Alcatraz Fest en compagnie d’autres suppôts de Satan comme Venom, Carcass, Accept et d’autres groupes qui n’ont plus rien à prouver. Et comme tout bon taulard, la conception d’un journal de vie nous semblait plus que nécessaire pour relativiser notre sanction. Autant vous dire que nous avons pris cher !  

Avant le premier concert, une fille de bonne chair présente les lieux et les nombreuses gourmandises qui nous seront servis durant notre séjour. Une fois pour toute, nous sommes bien accueillis dans cette prison des temps modernes. W.O.L.F. inaugure les hostilités avec un Heavy Metal hyper traditionnel avec ses refrains à chants clairs et ses solos « Déjà-vus » ! Mais force est de constater que Niklas et sa clique font bien leur travail en présentant les morceaux énergiques de leur nouvel album Devil Seed avec « My Demon » et « Shark Attack ». Vous n’êtes pas du matin ? Et bien W.O.L.F. finira de vous achever avec un « Speed On » toujours bienvenu ! Si le mixage paraissait parfois un poil brouillon, nous ne pouvons que féliciter W.O.L.F. pour cette transmission d’énergie positive grâce à un show dynamique qui a vu son bassiste, Anders Modd, aller à la rencontre de ses fans et ce, dès l’aube. (Axl)

Setlist W.O.L.F.: Overture In C Shark, Shark Attack, The Bite, My Demon, Voodoo, Evil Star, Skull Crusher, Venom, Speed On

Si nous sommes en taule, c’est peut-être bien parce que nous ne sommes pas des Saints. La preuve avec Armored Saint que nous avions rencontré en Enfer en Juin dernier avec un set qui montrait déjà un John Bush en forme. La performance du jour ne manquera de confirmer le retour flamboyant de Armored Saint avec un show de très bonne facture. Pourquoi ? Car l’ancien frontman d’Anthrax sait marquer les esprits non seulement grâce aux classiques de son groupe comme « March Of The Saint » et « Can U Deliver » mais aussi grâce aux petits nouveaux comme « Mess » et « Win Hands Down » qui passent très bien l’épreuve scénique. Le petit homme sobrement vêtu d’une chemise n’en fait pas trop quand il monte à ses risques et périls sur les infrastructures scéniques et mise tout sur un show carré congru de quelques surprises. Comme la venue d’un des enfants du groupe pour interprêter « Mad House » en air guitar, le genre d'évènements qui prouvent encore une fois que le Heavy Metal est inter-générationel. Bien joué Armored Saint ! (Axl)

Setlist Armored Saint: Win Hands Down, March Of The Saint, Nervous Man, Mess, Raising Fear, Last Train Home, Left Hook From Right Field, Reign Of Fire, Can U Deliver, Mad House

Tout comme pour son album précédent, Relentless Retribution, Death Angel tourne encore deux ans après la sortie de son dernier né,The Dream Calls For Blood, et on ne va pas s’en plaindre tant les Californiens sont excellents en live. Ce concert du Alcatraz, qui marque déjà la troisième apparition du gang à l’affiche du festival, ne va pas déroger à la règle. Le combo de San Francisco débute les hostilités avec « Left For Dead », morceau d’ouverture de The Dream…, et annonce tout de suite qu’il est venu pour tuer. Tous les musiciens sont affûtés et en très grande forme, à commencer par Mark Osegueda qui arpente la scène en long et en large sans que sa voix ne faiblisse. Mais ses camarades ne sont pas en reste, Rob Cavestany se démenant comme un beau diable et s’illustre même au chant, comme sur Relentless Retribution, le temps du refrain du très bon, « Claws In So Deep ». Death Angel est seulement le troisième groupe à passer aujourd’hui et de ce fait, la setlist est plus courte que ce que l’on aurait pu penser mais cela n’empêchera pas la formation de proposer un set couvrant l’ensemble de sa carrière. C’est l’occasion de vérifier que « The Dreams Calls For Blood » n’a rien à envier à des classiques comme « Seemingly Endless Time » ou l’incroyable « Mistress Of Pain » où Damian Sisson nous délivre des lignes de basse sautillantes et à faire headbanguer un sourd ! Osegueda n’a pas de mal à se mettre le public dans la poche mais évite les trop longs discours, ce qu’il affectionne tout de même particulièrement, car le temps de jeu est réduit, privilégiant ainsi l’intensité, la puissance et l’efficacité. Bien lui en a pris car le set passe à vitesse éclair, à tel point qu’on est surpris de voir, comme le veut la coutume,  « Thrown To The Wolves » refermer le set. Le public se jette une dernière fois dans la bataille et se montre digne d’un set mené d’une main de maître par un groupe qui ne cesse de se bonifier avec les années. Alors certes, la prestation n’était pas aussi incroyable que celle donnée à l’édition 2011 du festival, encore en salle à l’époque, mais vu la réaction unanime du public à la fin de ce concert, cela était bien suffisant pour marquer les esprits. Une vraie prestation coup de poing. (Antoine) 

Setlist Death Angel: Left For Dead, Son Of The Morning, Claws In So Deep, Buried Alive, Seemingly Endless Time, The Dream Calls For Blood, Caster of Shame, Mistress Of Pain, Thrown To Wolves (avec The Ultra Violence Intro)

Cela fait plusieurs années que nous n’avons plus croisé la route de Moonspell, une chose aussi étonnante que regrettable. Etonnant car le groupe est toujours très actif puisqu’il avait sorti un double album en 2013, Alpha Noir/Omega White, et est de retour cette année avec le très bon Extinct. Dommage car à l’instar de Death Angel, Moonspell est toujours très bon sur scène et ne nous a jamais déçu. À l’arrivée sur scène du combo portugais, on constate que ceux-ci sont très attendus malgré l’horaire de passage dont ils disposent. En effet, dès le nouveau morceau « Beathe » qui ouvre le set, le public du Alcatraz Festival n’hésite pas à donner de la voix, ce qui n’est pas pour déplaire à Fernando Ribeiro, toujours très charismatique et très en voix. Les nouveaux morceaux, comme l’éponyme « Extinct » ou encore « The Last Of Us », de véritables tubes de Metal gothique sont donc déjà repris en chœur par la foule et sont voués à rester dans la setlist. Première « vieillerie » de la journée avec « Night Eternal » qui nous montre que la musique de Moonspell est intense et même transcendante. On constate également que Pedro Paixao s’occupe désormais uniquement des claviers et ne tient plus le poste de guitariste rythmique, pourtant la musique de Moonspell ne perd en rien en puissance. Si comme le rappelle Fernando Ribeiro, le combo célèbre les vingt ans de son premier album, Wolfheart, c’est pourtant le classique Irreligious qui est mis à l’honneur avec l’entraînant « Opium » et un « Awake » plus lourd et lancinant. Ribeiro, toujours très enthousiaste et content d’être là va même jusqu’à remercier le public dans sa propre langue, non pas sans avoir, cette fois, mis en avant Wolfheart avec un « Alma Mater » qui fait headbanger le Alcatraz à l’unisson. On s’attend donc à un autre extrait de l’album comme l’hypnotisant « Vampiria » mais c’est finalement « Full Moon Madness » qui vient refermer les débats et de quelle manière car ce titre représente à lui seul l’essence même de Moonspell ! Nous dressons finalement le même constat que pour Death Angel, ça parait vraiment trop court quand c’est si bon ! Fernando nous promet toutefois de revenir l’année prochaine pour cette fois célébrer les vingt ans de Irreligious. Le rendez-vous est pris ! (Antoine)

Setlist Moonspell: Breathe (Until We are No More), Extinct, Night Eternal, Opium, Awake !, The Last Of Us, Medusalem, Alma Mater, Full Moon Madness

 

Depuis l’arrivée de Todd La Torre, Queensryche semble revivre une seconde jeunesse. Le pari était risqué, tant Geoff Tate est un vocaliste unique mais l’envie du groupe de rejouer ses plus vieux morceaux a su séduire le public. C’est donc avec grand plaisir que nous retrouvons le groupe à l’affiche du Alcatraz. Au contraire de ses prestations live, le dernier album éponyme n’a pas trop marqué les esprits et aucun morceau n’en sera interprété aujourd’hui. On comprend de toute façon dès l’intro « Anarchy X » que le groupe n’a pas modifié sa ligne de conduite et va nous offrir une prestation old-school comme on les aime. C’est finalement « Nightrider » qui lance les débats et on constate rapidement que Todd La Torre, au départ vêtu d’un bonnet malgré la canicule, est toujours aussi impressionnant au niveau de la voix (le mimétisme avec Geoff Tate est toujours aussi incroyable) mais qu’il s’est aussi beaucoup amélioré pour ce qui est de tenir la scène et d’haranguer le public. Le groupe est vraiment bien rodé et soudé, comme le prouvent les nombreux échanges entre Parker Lundgren et Michael Wilton qui nous arrosent de soli incroyables et reconnaissables entre mille. Sans surprise, ce sont les extraits de Operation : Mindcrime (au nombre de trois) qui reçoivent le plus de suffrages de la part de la foule. Il faut dire qu’il est dur de résister à des tubes comme « Breaking The Silence » (qui n’avait pas été joué sur la tournée précédente) ou les incroyables « The Needle Lies » et « Eyes Of A Stranger » aux dimensions épique et tragique  inimitables. Le groupe nous fait donc un beau condensé de sa carrière dans les années 80 avec des extraits du premier EP, avec le fameux « Queen Of The Reich » qui fait toujours son petit effet, ainsi que des extraits de Rage For Order (« The Whisper ») et de The Warning (« En Force », « NM 156 »…). Seule nouveauté, un extrait du nouvel album, Condition Human, intitulé « Arrow Of Time » qui s’inscrit dans la pure tradition Heavy Metal. C’est finalement « Take Hold Of The Flame » qui boucle ce concert mené d’une main de maître par un groupe dont plus personne n’attendait grand-chose il y a encore quelques années… Comme quoi, il ne faut jamais jurer de rien. Un constat encore plus impressionnant quand on pense que Queensryche n’a joué aucun morceau de ses deux plus grands succès commerciaux (Empire et Promised Land) et que des classiques « ancestraux » auraient encore pu trouver leur place dans le set. Alors certes, on pourra critiquer le fait que le groupe se repose sur un passé glorieux et que la prise de risque frôle le néant, mais comment se plaindre lorsque cela est fait avec autant de classe et de talent. Prochaine étape avec le nouvel album donc, et espérons-le, une belle tournée en salle ! (Antoine)

Setlist Queensryche: Anarchy-X, Nightrider, Breaking The Silence, The Whisper, En Force, The Needle Lies, NM 156, Arrow Of Time, Eyes Of a Stranger, Queen Of The Reich, Take Hold of The Flame

C’est accompagné de quelques invités d'honneur que Michael Schenker’s Temple of Rock foule le plancher du parloir de l’Alcatraz. Je ne me ferai pas l’injure de présenter ses acolytes qui sont ni plus ni moins ses anciens potes de Scorpions: Francis Buchholz et Herman Rarebell. Avec ce « Temple du Rock », nous retournons dans les années 70 et 80 avec l’interprétation de titres patriarcaux comme « Doctor Doctor » et « Light’s Out » de U.F.O. qui puent le vinyle usé à des kilomètres. Mais le berger allemand n’est pas en reste puisqu’il arrive à joindre ses vieux classiques à de nouveaux titres comme « Vigilante Man », « The Lord Of The Lost and Lonely » et « Live and Let Live » sans forcément faire table rase du passé. La recette du succès pour le Michael Schenker Group est toujours la même. Du Hard Rock avec des refrains qui rentrent en tête avec des solos toujours aussi mémorables qui mettent en avant le talent et style si particulier de Michael Schenker simplement illustré pendant la longue interprétation de « Rock Bottom » de U.F.O.. Et bien sûr, clan Schenker oblige, le « Temple du Rock » se doit toujours de mettre la lumière sur les anciens titres qui ont fait la gloire des Scorpions comme « Lovedrive » et « Rock You Like Hurricane » qui verront Herman Rarebell pendre la parole pendant le break de « Rock You Like A Hurricane » pour faire chanter le public en choeur. Et le peu que nous puissions dire, c’est qu’avec un concert d’une telle qualité et une complicité franchement exprimée par les membres du groupe lors des fameux déhanchés synchronisés des guitaristes/bassiste, c’est que le bolide allemand est loin d’avoir dit son dernier mot. Un moment d’anthologie. (Axl)

Setlist: Michael Schenker’s Temple Of Rock: Doctor, Doctor (U.F.O.), Live and Let Live, Lights Out (U.F.O.), Vigilente Man, Natural Thing (U.F.O.), Before The Devil Knows You’re Dead, Lovedrive (Scorpions), Lord Of The Lost and Lonely, Rock You Like a Hurricane, Rock Bottom (U.F.O.)

 

Puisque Overkill est une denrée rare dans les Festival Français, ce séjour à l’Alcatraz m’arrange. Il faut dire que Overkill fait un sans fautes ces dix dernières années après être sorti indemne des années 90. Et aujourd'hui, ces rouleaux compresseurs que sont les albums Ironbound (2010) et White Devil Armory (2014) seront bien représentés sur scène entrainant ainsi un raz-de-marée de slams pendant les break ravageurs de « Armorist », « Bring Me The Night » et « Ironbound » ! Bobby Blitz est en voix et toujours aussi divertissant lors de ses allers/retours derrière les amplis et ses musiciens le lui rendent bien. Le concert est carré, net et ne fait pas dans la dentelle. Cette fameuse machine d’artillerie qu’est Overkill n’est pas en manque quand il s’agit d’exploiter son catalogue et y peaufiner sa setlist en y incorporant des classiques qui passent extrêmement bien en live comme le cultissime « Rotten To The Core » et ses fameux choeurs où tout sale thrasheux gueulerait à en perdre le souffle. Et bien sûr, les titres les plus attendus ont également été de la fête. Bobby Blitz prendra des allures plus revendicatives quand il s’agira d’emmerder ces « putain » emmerdeurs lors d’un « Elimination » qui a vu son tempo s'accélérer au fil des secondes et d’un « Fuck You » poignant et toujours aussi d’actualité. Avec ce concert, Overkill conserve pleinement sa stature de fer de lance du Thrash Metal américain. Espérons juste que la bande à Bobby conserve l’allure encore une petite quinzaine d’années ! (Axl) 

Setlist Overkill: Armorist, Hammerhead, Electric Rattlesnake, In Union We Stand, Rotten to The Core, Bring Me The Night, End Of The Line, Hello From The Gutter, Ironbound, Elimination, Fuck You (The Subhumans)

Ce n’était pas sans surprise que l’on avait appris la venue de W.A.S.P. à Courtrai, pour la deuxième année consécutive, d’autant plus qu’en 2014, Blackie Lawless et les siens avaient quitté la scène bien avant l’horaire prévue, laissant les fans dans l’incompréhension (certaines rumeurs disent que l’accueil du public n’aurait pas été au goût de notre cher Blackie). Toujours est-il que le groupe s’apprête enfin à sortir un nouvel album, Golgotha, le premier depuis 2009. Les Américains tiennent sûrement à se roder avant d’aller le défendre en salle, car ce n’est certainement pas pour s’excuser d’avoir laissé le public en plan l’année dernière qu’ils sont de retour cette année. Comme d’habitude, Blackie ne doit pas échanger plus trois mots avec le public et le concert ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de l’année passée. Alors si l’on se prend à rêver pendant des morceaux comme le magnifique « The Idol » ou le tube « Wild Child », comment ne pas froncer des sourcils quand Blackie ne chante qu’une phrase sur deux pendant les refrains, quitte la scène pendant certains solos de Doug Blair, qu’il démontre des signes de fatigue au niveau de la voix (ce sont des choses qui arrivent) et quand les chœurs de ses musiciens sonnent comme sa propre voix… Seul changement par rapport au concert de l’année dernière, « Chainsaw Charlie » vient remplacer un medley dédié à Crimson Idol, qui reste vraiment l’apogée créative de W.A.S.P. et dont on a toujours plaisir à entendre des extraits. Malgré tous ses défauts, W.A.S.P. dispose d’une fanbase encore solide comme le prouve ce sing along sur « I Wanna Be Somebody » durant lequel Blackie sépare la foule en deux mais cet exercice s’avère véritablement dispensable dans le cadre d’un festival. Au final, le constat est amère… Malgré un créneau horaire avantageux, W.A.S.P. n’a joué que huit morceaux et n’a changé qu’un seul morceau par rapport à sa setlist de l’année dernière (et le tout, dans le même ordre bien évidemment), ne prenant même pas la peine d’essayer de proposer un extrait de son album à venir. Cela pourrait encore passer si la prestation, d’un point de vue musical comme scénique, était irréprochable. Ce ne fut pas le cas aujourd’hui, mais cela n’empêche toujours pas Blackie Lawless de se montrer hautain et méprisant avec le public qui s’est déplacé pour le voir. (Antoine)

Setlist W.A.S.P.: On Your Knees / The Torture Never Stops, The Real Me (The Who), L.O.V.E. Machine, Wild Child , The Idol, I Wanna Be Somebody ,Chainsaw Charlie (Murders In The New Morgue), Blind In Texas

Tous les groupes estampillés « Old-school » ainsi passés, les fans de la nouvelle génération sont présents pour rendre hommage à leurs aïeux. Premier d’entre eux, Trivium, qui a amassé moult fans à travers l’Europe ces derniers temps grâce à des shows tout feu tout flamme. Néanmoins, c’est pas le jour pour Trivium ! Eux, qui ont pourtant l’habitude d’offrir à leurs fans un concert carré et programmé à la seconde près, ont été confrontés à plusieurs soucis d’ordre technique. À commencer par l’introduction qui n’a pas voulu se déclencher au moment prévu provoquant ainsi un gros retard dans le set. L’avant dernier morceau « Dying In Your Arms » a du être avorté après que le groupe ait été averti qu’il n’avait plus que cinq minutes de set. Et puisqu’un souci en entraine un autre « Throes Of Perdition » a été interrompu afin que les urgences puissent assister l’évacuation d’une fane visiblement tombée dans les pommes. Bon point pour le groupe. Cela pris à part, le groupe fait le job et mise tout son concert sur l’aspect scénique et visuel de son show. Il faut dire que les décors de murailles à connotations asiatiques collent parfaitement à l’ambiance du nouvel album Silence in The Show qui sortira sous peu et qui sera présenté à partir d’un hommage à Ronnie James Dio et Heaven And Hell qui auraient inspiré Trivium à composer « Blind Leading The Blind » pendant leur tournée ensemble en 2007 au Japon. Matt Heafy est définitivement un fan de Metal, il le montre à plusieurs reprises lorsqu’il explique être fan absolu de Behemoth, qui se produira le lendemain au festival. Cela pris à part, le groupe fait bien son boulot et le public le lui rend bien. Il faut dire que les refrains mielleux qui rentrent bien en tête ont fait le succès du Trivium. Mais le style de Trivium ne se limite pas au Metalcore nian-nian puisque le combo profite de cette date pour revisiter une bonne partie de son répertoire montrant ainsi la panoplie des styles entrepris par le groupe. Quand « Built To Fall » marquera les esprits avec son refrain hyper commercial, « Becoming The Dragon » révélera les racines Thrash Metal du combo. Néanmoins, même si le concert était de bonne qualité, il est tout fois regrettable que le groupe ait misé un peu trop sur l’aspect visuel faisant de l’ombre aux qualités pourtant évidentes de leurs compositions. (Axl)

Setlist Trivium: Brave This Storm, Down From The Sky, Becoming The Dragon, Strife Pull Harder On The Strings Of Your Martyr, Built To Fall, Throes Of Perdition, Anthem (We Are The fire), Blind Leading The Blind, Dying In Your Arms, In Waves

Comme la politique, Nightwish dans le courant Metallique, est le genre de sujet qui fâche. Il faut dire que le groupe s’y prête totalement. Une overdose de communication et communiqués de presse pour la crédibilité d’un groupe qui reste, au fond, discutable. Il faut dire que ces derniers temps, le groupe n’a cessé de faire parler de lui suite à l’éviction de Annette Olzon en 2012 et de la sortie de Endless Forms Most Beautiful en cette belle année. Alors, croyez le ou non, si deux douces représentantes de la gente féminine ne m’avaient pas convaincu de rester au premier rang, je serais bien resté au fond à consommer quelques bières pour oublier la deuxième performance de Nightwish à l'Alcatraz Festival. Deux fois à l'affiche en trois ans, autant vous dire que le groupe est ultra populaire en Belgique ! « Apprécie juste la finesse et la délicatesse de leurs musiques » m’ont-elles dit.  Au final, je me suis retrouvé devant une comédie de Broadway. Tout était ficelé de l’introduction jusqu'au final flamboyant de toutes parts ! Comme toute comédie musicale, les personnages ont un rôle et le tiennent jusqu’à la face et ne s’adonnent à aucune improvisation. Ce qui est assez surprenant quand on va voir un concert de Nightwish, c’est le crédit donné à l’arrangement des morceaux pour qu’ils forment un tout, une sorte d’histoire ultra épique dans laquelle les fans se retrouvent immergés et ce dès l’introduction « Shudder Before The Beautiful ». Les membres de Nightwish seraient-ils friands de l’univers Tolkien ? Plus aucun doute n'est permis lorsque l’on voit l’organisation de l’espace scénique. Quelques branches d’arbre et un Marco Hietala « Gandalf » et ça y est, la « Terre du Milieu » n’est plus qu’à quelques mètres de nous. Mais bien sûr, les fans de Nightwish n’attendaient qu’une seule chose: voir si la nouvelle diva du groupe, Floor, est capable de remplacer haut la main Anette, car il s’agit bien de cela chez Nightwish, la rigueur avant toute chose. La perfection pas seulement sur le plan vocal mais aussi sur le plan physique, puisque c’est en costume très moulant que la nouvelle chanteuse déambule sur scène, de quoi attiser les ardeurs masculines. Blague à part, le concert qui nous est offert est un véritable florilège de ce qui se fait le mieux chez Nightwish en ce moment : des chants mielleux, un clavier languissant et une basse omniprésente. Simple exemple, le titre qui a fait office de single pour Endless Forms Most Beautiful, « Élan » qui, décidément, n’a laissé personne indifférent dans le public. Oui, même la personne qui n’est définitivement pas fan. Pourquoi ? Car, les effets pyrotechniques et les feux d’artifice agencés au bon moment créent une osmose unique dans le public. Le tout allié à la bonne humeur des musiciens qui ont tous la pêche et qui révèlent une complicité au grand jour sur des titres comme « Storytime » et « Stargazers » et ça pourrait donner le meilleur concert de la journée ou peut être « The Greatest Show On Earth ». Pour faire court, Nightwish a voulu faire rêver ses fans, et le pari est réussi. Le groupe a tenu ses promesses, et à voir la joie de gens dans le public, le groupe n’a pas fini de faire parler de lui. New York n’a qu’à bien se tenir. (Axl)

Setlist Nightwish: Shudder Before The Beautiful, Yours Is an Empty Hope, Amaranth, She is My Sin, My Walden, Élan, Weak Fantasy, Storytime, I Want My Tears Back, Stargazers, Spleeping Sun, The Greatest Show On Earth 

Rappels: Ghost Love Score, Last Ride Of The Day

Cette première journée a tenu toutes ses promesses. Quand certains auront pu voir leur groupe favori et s’entretuer dans le pit, d’autres en auront profité pour découvrir d’autres groupes pour ainsi élargir leur culture musicale ! Vivement demain !