Live report - Alcatraz Fest - Courtrai - Jour 2

Après une nuit mouvementée sur l’île, le soleil se lève enfin sur l’Alcatraz et nous rappelle que notre détention n’est pas encore arrivée à sa fin. Et cela pour notre plus grand bonheur puisque tous les groupes présents ce dimanche n’ont rien à envier à ceux de la veille. Pour résumer le tout, encore une grosse journée est à venir avec D.A.D., Powerwolf, Death (DTA), Annihilator…, Carcass, Behemoth, Accept, Venom et Sabaton !

On commence de manière bien Rock n’ Roll avec les Danois de D.A.D. alias Disneyland After Dark. Le combo n’est pas un habitué des scènes belges mais c’est toujours un plaisir de croiser sa route. L’heure est encore matinale (11 heure) mais le soleil frappe déjà très fort. Jesper Binzer (chant/guitare) est bien décidé à réveiller la foule sans attendre car il passera le premier morceau directement dans le pit à photo. Cette attitude résume bien l’état d’esprit D.A.D. qui est sans prise de tête et sait aller à l’essentiel. Le look et les basses déjantées de Stig Pedersen ne passeront une nouvelle fois pas inaperçus… Il faut dire que le bassiste est aujourd’hui grimé en Napoléon (un costume qu’il finira tout de même par enlever, vu la chaleur, on le comprend !) et passe la moitié du concert debout sur la grosse caisse de la batterie. Le public embarque bien, il faut dire que tous les musiciens se démènent comme de beaux diables et que des morceaux comme « Monster Philosophy » ont de quoi faire remuer le popotin ! Le clou du spectacle arrive avec le classique « Sleeping My Day Away » aux influences très Dire StraitsJacob Binzer (guitare) nous éclabousse de toute sa classe avec son toucher taillé dans l’or fin. Nul doute que D.A.D. a su marquer des points aujourd’hui, comme à chacun de ses passages scéniques. (Antoine)

 

La cote de popularité de Powerwolf a tellement augmenté ces dernières années qu’on est presque surpris de les voir se produire aussi tôt à l’affiche de l'Alcatraz, ce qui n’a finalement rien de honteux tellement l’affiche est une nouvelle fois de qualité aujourd’hui. Nos loups garous préférés arrivent devant un public qui est totalement acquis à leur cause dès le premier morceau, « Sanctified With Dynamite », et l’ambiance ne descendra jamais d’un cran. Les frères Greywolf aux guitares sont toujours aussi volubiles et Attila Dorn s’impose comme un véritable maître de cérémonie. Il faut dire que si les gimmicks du groupe peuvent prêter à sourire pour plus d’une raison, ils font également leur petit effet pour peu qu’on ait envie de passer un bon moment sans prise de tête. Car si la recette Powerwolf est aussi efficace qu’elle est simple, c’est parce que le groupe a su composer des morceaux accrocheurs qui rentrent dans la tête en un rien de temps. En cette heure de midi, nous avons donc droit à une grande fête Heavy Metal sous un soleil de plomb et des refrains ravageurs de « Resurrection By Erection » ou encore l’imparable « We Drink Your Blood ». Force est donc de constater que le plus transylvanien des groupes allemands commencent à avoir plusieurs cartouches à son arsenal. Peut-être que le succès de Powerwolf ne sera qu’éphémère mais au vu du nombre de fidèles que le groupe arrive à rallier à sa cause à chacune de ses sorties, il pourrait très bien emprunter la même voie que celle de ce qui fut autrefois un petit groupe suédois grimé en militaires…Pour le bien du Power Metal, clairement en perte de vitesse et de représentants sérieux depuis maintenant de longues années, c’est tout le mal qu’on lui souhaite. (Antoine)

 

Setlist Powerwolf:

Sanctified With Dynamite
Coleus Sanctus
Army Of The Night
Amen and Attack
Armata Strigoi
Ressurrection By Erection
Werewolves of Armenia
Blessed and Possessed
We Drink Your Blood
Lupus Dei

 

Death To All poursuit sa tournée en hommage à Chuck Schuldiner après avoir sillonné l’Europe en compagnie de Loudblast et Abysmal Dawn. Et pour le peu que nous avons à dire, voir de tels monstres du Metal à une heure si inopportune n’a pas refroidi les fans de « Death Old School » qui se sont amassés par centaines devant la scène. Quelques notes tapées et c’est parti pour « The Philosopher » qui met en joie les fans de l’ère Individual Thought Patterns. Et comme à chaque concert, le combo mise tout sur le mimétisme des titres « tout comme en studio ». Max Help joue très bien son rôle de copie conforme « vocale » de Chuck sur des titres comme « Spiritual Healing » ou même « Crystal Mountain » ! Il arrivera même à exprimer les messages de ces tranches de vie encore sources d’inspiration de nos jours… Quant à ses sbires, ils ne sont pas inconnus à la carrière de Death, puisque c’est Steve Di Gorgio à la basse et Gene Hoglan à la batterie, deux anciens membres symboliques du combo qui ne manqueront pas de classe et de charisme pendant « Suicide Machine », « Overactive Imagination » ou même le mid-tempo « Symbolic ». Comment ne pas être sensible au toucher de Steve Di Gorgio ? Je ne sais pas. Le concert se porte à merveille. Et même si quelques goûtes tombent du ciel, cela ne refroidit pas pour autant les initiés des pogos et autres guinguettes qui emmènent les fans à s’entre-tuer dans le pit. Néanmoins, si le concert frôle la perfection à certains moments, nous ne pouvons pas cacher notre frustration quant au snobage de l’album Leprosy, la faute à un créneau horaire mal-agencé pour un groupe de cette envergure. Il est également toutefois regrettable que la formation n’ait pas mis en place une communication sans faille avec le public afin que cet hommage soit total… Et pourtant Steve Di Gorgio avait affirmé au début du concert que Death To All était bien là pour faire vivre « The Legacy of Chuck Schuldiner ». Mais pour ce qui est du concert en général, nous ne pouvons que les remercier de garder l’œuvre de Death intacte en faisant ce devoir de mémoire. Longue vie à la Mort. (Axl)

 

Setlist Death To All:

The Philosopher
Suicide Machine
Overactive Imagination
Spiritual Healing/Within The Mind
Symbolic
Zombie Ritual/Baptized In Blood
Crystal Mountain
Pull The Plug

 

Annihilator avait pourtant tout à prouver aujourd’hui avec le retour récent de Jeff Waters au chant. Mais à la place, le groupe a décidé de partir au bout de deux morceaux « King Of The Kill » et « No Way Out » pourtant très bien interprétés… Alors que l’on dise que le concert est annulé à cause de quelques soucis techniques, c’est une chose, mais ne pas s’excuser de manière frontale devant ses fans en est une autre… (ndlr : le groupe expliquera le lendemain, via un communiqué sur Facebook, qu’il était en proie à de nombreux retards lors des trajets vers le festival et à des problèmes d’accordage une fois sur scène. Des problèmes qui ne semblaient pas pouvoir se résoudre en un laps de temps convenable…) (Axl)

 

Après la terrible déception de Annihilator, il était beaucoup plus facile pour les Metalheads de se rallier à la cause de Carcass qui ne cesse d’enchainer les tournées à succès depuis la sortie de Surgical Steel et de Surgical Remission. Et il est agréable de voir que les fans Belges répondent toujours présents quand il s’agit d’aller supporter les pionniers du Grindcore. L'instrumental « 1985 » et c’est parti avec le dernier single de Surgical Steel « Unfit For Human Consumption » qui rassurera tout le monde. Car contrairement aux Canadiens, Carcass ne souffre pas de soucis techniques et le concert est très propre. La Carcasse est même très intacte et ça fait plaisir à voir. Et bien que les Britanniques sont là pour promouvoir leur dernière offrande avec au total quatre titres de celle-ci interprétés. Les britanniques n’oublieront pas de faire escale sur des albums qui ont contribué à la renommée du groupe. Les albums Necroticism: Descanting The Insalubrious et Symphonies Of Sickness auront une place non négligeable dans la setlist et ce n’est pas un leurre puisque les différentes générations de fans de Carcass s’y sont retrouvées avec aise. Il y a ce genre de titres qui ont mis tout le monde d’accord dans le pit comme « Buried Dreams » et le medley «  Black Star/ Keep On Rooting In The Free World » qui soulèvent le côté plus progressif de la musique de Jeff Walker sans pour autant oublier le côté agressif de celles-ci. Et que dire à part qu’après un tel condensé de puissance et de violence, nous sommes impatients de voir le retour de ces bouffeurs de Carcasse sur nos terres. Le rendez-vous est dorénavant pris en septembre au Gohelle Fest. (Axl)

 

Setlist Carcass :
Unfit for Human Consumption
Buried Dreams
Incarned Solvent Abuse
The Granulation Dark Satanic Mills
Cadaver Pouch Conveyor System
Captive Bolt Pistol
Noncompliance to ASTM F 899-12 Standard (Intro)/This Mortal Coil
Exhume to Consume
Reek Of Putrefaction
Black Star/Keep On Rooting In the Free World
Corporal Jigsore Quandary
Ruptured In Purulence/ Heartwork/A Congealed Clot Of Blood

 

Un ami m’a dit « j’ai l’habitude de voir Behemoth quatre fois par an, et là, ce ne sera que la deuxième fois, je suis en manque ». L’air de rien, cette phrase veut dire beaucoup de choses. Elle révèle l’hyper-activité d’un groupe qui a réussi à se construire une réputation sans faille au fil des années. Satan m’habite ! Partout sur le site du festival, l’arrivée du Démon se faisait clairement sentir. Plusieurs fans se sont mis sur leur trente et un pour assister à la messe. Maquillage et toge étaient de rigueur afin de se prosterner devant leurs idoles. Catabase ! Les deux torches allumées, et c’est parti ! Dès les premières secondes de « Blow Your Trumpets Gabriel », nous sommes sommes plongés dans l’univers si particulier de la bande à Nergal, à savoir l’Enfer. Et  Nergal et ses sbires ont ramené tout leur attirail afin de faire de ce spectacle un show total. Masques, Lancés de flamme, Calice et de l’encens étaient donc de la partie pour notre plus grand bonheur même si le soleil surplombant était mal appréciable. Nergal profitera tout de même de ce « bon temps » pour faire éclater sa haine lors de growls maléfiques sur des titres non seulement tirés de son dernier album The Satanist qui sera très bien exploité cet après-midi avec au compteur quatre titres (« Blow Your Trumpets Gabriel », « Messe Noire », « Ora Pro Nobis Lucifer » et « O Father O Satan O Sun  ») mais aussi de morceaux beaucoup plus classiques comme « Conquer All » et « Chant For Eschaton 2000 ». Et aussi incroyable fut-il, les membres de Behemoth ont réussi à faire oublier la lumière du jour grâce à leur Black Metal pointilleux, carré et théâtral à souhait qui collait parfaitement avec la chaleur infernale qu’il y avait sur le site. Hail Satan ! (Axl)

 

Setlist Behemoth :
Blow Your Trumpet Gabriel
Ora Pro Nobis Lucifer
Conquer All
Messe Noire
Ov Fire and the Void
Alas Lord Is Upon Me
At The Left Hand Ov God
Chant For Eschaton 2000
Rappel :
O Father O Satan O Sun !

 

Si c’est bien Sabaton qui va se présenter avec un char d’assaut sur scène dans quelques heures, le véritable rouleau compresseur, c’est la machine de guerre allemande Accept ! Un Accept déjà bien loin du line-up qui avait fait son retour avec Blood Of The Nations et donc encore plus éloigné des line-up des années 80 puisque Wolf Hoffman (guitare) et Peter Baltes (basse) en sont désormais les seuls rescapés. La réputation du groupe ne semble heureusement pas en pâtir et c’est un public massif qui accueille les Allemands, un public qui commence à bien donner dès le deuxième morceau « Stalingrad » et son refrain facile à reprendre en chœur. « Restless And Wild » vient encore un peu plus mettre le feu au poudre et on constate que malgré les départs de Hermann Frank et Stefan Scharzwmann pour The German Panzer, Accept reste ce groupe de scène qui ne donne qu’une envie : headbanguer le point en l’air et hurler les refrains à s’en époumoner. Wolf Hoffman est sur tous les fronts, il assure les soli avec une classe folle, il vient haranguer les premiers rangs et enchaine les poses complices avec son compère de toujours Peter Baltes. Quant à Mark Tornillo, il est toujours aussi irréprochable et parfaitement intégré au groupe. Tirons lui notre chapeau, car peu de gens ont réussi à remplacer un vocaliste aussi emblématique qu’Udo avec autant de succès. Accept pourrait se reposer uniquement sur son époque dorée mais le combo n’hésite pas à jouer des morceaux récents (« Final Journey », « Teutonic Terror ») qui montrent que ses dernières livraisons en ont aussi dans le froc ! Evidemment, ce sont tout de même les vieux classiques comme « Princess Of The Dawn » ou « Metal Heart » et leurs exceptionnelles parties de guitare qui font le plus exploser le festival. On remarque que les nouveaux membres du groupe sont encore discrets (bon, vous me direz qu’un batteur n’arpentera jamais la scène de long en large) mais qu’ils font le taff de manière impeccable ! Accept continue de frapper là où ça fait mal en poussant l’intensité toujours plus loin avec les tubes « Fast As A Shark » et son intro bien connue et l’indéboulonnable « Balls To The Wall » qui résume bien à lui tout seul cette prestation virile. Une fois de plus, Accept a mis tout le monde à genoux et le pire, c’est que certains groupes vont devoir passer après eux… La bagarre on vous dit ! (Antoine)

Setlist Accept :

Stampede
Stalingrad
Restless and Wild
Final Journey
Princess of the Dawn
Pandemic
Fast as a Shark
Metal Heart
Teutonic Terror
Balls to the Wall 

« From The Very Depths Of Hell… Venom » et c’est l’idole de toute une génération  qui débarque avec ses sbires pour la première fois à l’Alcatraz. Souvenez-vous, Venom nous avait déjà mis une sacrée baffe au Hellfest avec un show pourtant privé de tout effet pyrotechnique. Leur prestation au parloir de l’Alcatraz en sous tête d’affiche est donc l’occasion rêvée de voir le show complet des britanniques, agrémenté de tous ces effets et qui prend ainsi des allures de jugement dernier. Toujours en tournée pour promouvoir son excellentissime From The Very Depths…, la bande à Chronos n’a décidément pas lâché la cause du Metal et présente toujours un Thrash Metal de qualité. Bien sûr, comme à chacune des dates visant à promouvoir le dernier rejeton des Britanniques, nous aurons droit à un titre du dernier album en ouverture comme « Rise » vite suivi par « Long Haired Punks » précédé d’un discours toujours d’actualité emmerdant toutes ces personnes qui ne tolèrent pas le style vestimentaire des metalheads. Et personne n’est resté de marbre face à ces morceaux. Ils n’ont pas du tout décontenancé les fans de la première heure venus apprécier les anciennes pépites du groupe. Des classiques, il y en aura aussi pour tout le monde. « Die Hard » et « Buried Alive » s’enchainent de manière à ce que tout le monde s’y retrouve. Le tout est mis en scène avec des effets pyrotechniques de manière à ce que notre voyage dans les profondeurs de l’Enfer ne soit plus qu’une question de minutes quand les premières notes de « Welcome to Hell » jaillissent de nulle part ! Et le charismatique Cronos, tel Cerbère tout droit sorti de l’Odyssée, se voit comme le Gardien des Enfers accompagné de ses fidèles Rage et Dante, qui n’ont rien à envier à Mantas et Abaddon. Après un « Countess Bathory » toujours bienvenu, « Black Metal » prend le relais et fait toujours le même effet sur les fans lorsque le petit gnome invite son audience à gueuler ce refrain qui faisait, jadis, peur à nos grands mères. Un concert routinier à première vue pour Venom. Mais quelle fut notre surprise lorsque les mercenaires du diable sont revenus pour jouer quelques ultimes titres comme « In League With Satan », le morceau qu’il manquait au Hellfest, qui a vu Nergal de Behemoth s’inviter pour interpréter de manière à ce que les deux frontmen ne fassent plus qu’un. Et bien sûr, sans « Witching Hour » en bonus final, le concert n’aurait pas été complet. Après un tel concert, nous ne pouvons que relativiser à propos du succès de Venom. Certes, Chronos compte beaucoup sur ses deux premiers albums Black Metal et Welcome To Hell pour arranger une setlist pertinente. Mais toujours et encore, avec ces deux albums et les nouvelles petites pépites que Venom est encore capable de nous pondre, le groupe peut être sûr d’avoir encore de nombreuses années devant lui. (Axl)

 

Setlist Venom :
Rise
Die Hard
Hammerhead
Long Haired Punks
Buried Alive
Resurrection
Welcome to Hell
Pedal to the Metal
Countess Bathory
Warhead
Black Metal
Rappel :
In League with Satan (avec Nergal)
Witching Hour

 

Cela peut paraitre bizarre de voir Sabaton se produire après des groupes comme Accept et Venom mais la côte de popularité des Suédois a vraiment explosé depuis la sortie de Coat Of Arms en 2010 et c’est encore plus vrai en Belgique où le groupe multiplie les grosses apparitions (en salle comme en festival). En d’autres termes, le groupe marche sur l’eau dans le Plat Pays. C’est donc sans surprise que l’euphorie s’empare de la foule avec « Ghost Division » qui ouvre les débats, comme à chaque concert du groupe de Falun. Le public est tout acquis à la cause du groupe et le décor de scène (un énorme tank sur lequel est posée la batterie et qui envoie des effets pyrotechniques depuis son canon) est vraiment digne des plus grands. Si Sabaton essaye de renouveler un peu sa setlist en proposant quelques vieux morceaux qui ne sont plus joués systématiquement ces derniers temps, comme « Wolfpack », le show est quant à lui bien rodé. En effet, Joakim Broden (chant), toujours très sympathique et un brin trublion, essaye de nous faire croire que son guitariste le force à jouer « Swedish Pagans » que le public réclame à corps et à cris entre chaque morceau (et dont la mélodie sera reprise, une fois le morceau joué, quasiment jusqu’à la fin du concert). Le calembour reprendra avant « Resist And Bite » (cette chanson nécessite trois guitares) où le chanteur invite son guitariste à aller boire une bière, récupérant la guitare de celui-ci. Le tout se passe donc dans une ambiance drôle, festive et très détendue, ce qui nous montre que malgré son succès, Sabaton n’a pas changé sa philosophie depuis ses débuts. Le concert se passe dans un déluge de pyrotechnie et plus le set avance, plus Sabaton décoche de vieux morceaux et cela n’est pas pour nos déplaire tant des morceaux comme « Screaming Eagles » ou « Panzerkampf » nous paraissent au-dessus des dernières livraisons des Suédois. La fin du set n’est qu’un déluge de tubes avec « The Art Of War » ou « Attero Dominatus » qui voient l’Alcatraz chanter à l’unisson. Joakim lui aussi en très grande forme et très (trop diront certains) loquace descend dans le pit à photos pour offrir ses lunettes de soleil à une fan âgée de 9 ans. Vraiment cool ! La fête reprend de plus belle avec « Primo Victoria » où tout le monde saute à pieds joints et l’hommage « Metal Crue » de Sabaton à ses idoles qui fait de cette véritable « Metal Party » un succès intégral. Broden et les siens quittent la scène en remerciant sincèrement le public à maintes reprises et en assurant que le groupe n’oubliera pas de cette soirée de sitôt. Vu l’enthousiasme montré par les 12 000 spectateurs présents ce dimanche au Alcatraz, nul doute que les Suédois ne sont pas les seuls à avoir passé un bon moment. Quelle ascension remarquable pour ce groupe, généreux au possible, qui reste donc une valeur sûre en live et qui vient de prouver une nouvelle fois qu’il méritait amplement son statut de tête d’affiche. Mais où s’arrêteront-ils ? (Antoine)

Setlist Sabaton :
Ghost Division
To Hell and Back
Carolus Rex
No Bullets Fly
Swedish Pagans
Wolfpack
Resist and Bite
Far from the Fame
Panzerkampf
Screaming Eagles
The Art of War
Attero Dominatus
Rappel :
Night Witches
Primo Victoria
Metal Crüe 

 

Dès mon retour de prison, ma famille tenait à prendre des nouvelles de moi… Elle m’a demandé si j’allais bien et si elle ne m’avait pas manqué. Le type de questions qui ont vite semé le trouble dans mon fort intérieur. Il faut dire que ce genre d’endroit pénitencier, on en redemande tous les jours. Jamais, on ne m’avait dit que l’Alcatraz pouvait donner lieu à d’innombrables rencontres mémorables. Et ce, même malgré la déception évidente d’Annihilator qui s’est fait la malle sans avoir dit au revoir à ses potes. Il semble bien que le Alcatraz Metal Festival est voué à devenir un rendez-vous incontournable de l’été !