Meline - Masters of Ocean

Fiche technique :


Meline, groupe de Heavy/Thrash Metal, sort, après plusieurs années d’existence, son premier album en 2012.

Parcours : 
2008 fût une année consacrée aux concerts. Le groupe rôde son set, continue à composer et commence à travailler pour l’enregistrement d’un disque. Cette année marque aussi d’importants changements pour le groupe. Elle voit l’arrivée de Peter au chant, juste à temps pour l’enregistrement de leur démo 4 titres qui sortira l’année d’après : HERETIC

Le groupe continue alors d’étoffer son répertoire et jouera en première partie de NO RETURN en Juillet 2009 et au festival des Arts Bourrins (76) en août 2010.

2011 est une année charnière pour le groupe : en effet, un rendez-vous est fixé pour l’enregistrement d’un album au Studio Ragnarock.

2012 voit le retour de Meline sur scène et la sortie de leur premier album : MASTERS OF OCEAN.

Line up :

Peter (Vocals)
Anthony (Guitar)
Alex (Guitar)
François (Bass)
Clément (Drums)

Influences : Iron Maiden, Metallica, Megadeth, Judas Priest, In Flames, Kreator, Iced Earth, Arch Enemy, Testament, Helloween...

Il ne faudra pas longtemps pour rentrer dans l’univers Heavy/Thrash que revendique Meline dans cette production autoproduite. En effet, la courte introduction (scène de guerre) nous amène sur un riff ultra puissant accompagné d’une voix aux aspects old school 80’ démontrant une maitrise que l’on qualifiera comme étant « très respectable ». Une première approche plus violente que progressive, qui plait, et touche là où il le faut.

Masters of Ocean, premier titre de cet album qui en comporte neuf, nous impose donc un rythme soutenu, coloré par une voix aux aigus plus qu’impressionnants. Ce que nous retiendrons de ce premier morceau, c’est la qualité qu’a Meline à construire une composition de manière logique et très professionnelle, élément que l’on ne retrouve manifestement pas dans tous les premiers albums/EP/Démo.

Outre la claque vocale (qui sera un élément redondant de notre chronique), c’est sans grande difficulté que nous pouvons apprécier la qualité instrumentale, et cela tout au long de cet album, notamment à travers des riffs aux sonorités Thrash voir mélodiques (notamment sur l’introduction de The Power of Heavy Metal, The Escaped ainsi que son solo) et une batterie dynamique.

Il me semble d’ailleurs important de préciser assez tôt dans cette chronique qu’il ne sera pas nécessaire de s’attarder sur les influences ressenties dans la musique Meline, au risque d’écrire un article entier sur celles-ci, ce qui n’est pas le but présent. D’autant plus qu’elles sont citées au début de la page.

Nous avons évoqué l’aspect old school qu’incarne la voix de Peter, nous en retiendrons un sentiment positif. Abordons, sans pour autant tomber dans la polémique du sujet, la question du renouveau. Une majorité d’entre vous chercheront l’innovation, tout en bannissant les styles qui tendent à trop s’éloigner du métal en général. D’autre part, la critique est très vite facile quand on est en présence de groupes dits « trop classiques ». Alors voici peut être l’enjeu premier de Meline lors de la composition de ses morceaux et ce sera à vous de juger si elles rentrent bien dans ce que nous appellerons "vos attentes" plutôt que "vos exigences". Tout cela me faisant évidemment rappeler à un groupe avec lequel nous avions travaillé : Black Cube.

Mais ne nous éloignons pas trop de la musique sous son aspect technique. Malgré la qualité vocale, on notera cependant un point un peu plus négatif quant à l’anglais utilisé par Peter, trop mâché, Frenchy. Cela ne gêne pas l’écoute, mais pour les plus pointilleux d’entre vous, cet élément est à noter.

Les soli présents sur cet album sont éxécutés avec précision et technique sans pour autant tomber dans la vague démonstrative qui n’a pas grand charme à part sa complexité. Il faut dire que même si un esprit Power/Thrash règne sur cet album, on retrouve fréquemment des petites touches mélodiques qui colorent notre écoute.

The Vengeance of the Damned surprend par son introduction entièrement jouée au piano. Sentiments et émotions accompagnent ce morceau (tout comme sur Heartwounds). C’est notamment à ces moments que l’on se rend compte que le mixage et la qualité son sont plus que correctes pour une autoprod’.

Des intros’ travaillées, des structures complexes et logiques, une voix puissante, un rythme tout aussi violent, voilà ce que l’on retrouve dans le premier album de Meline. Je suis retissant à coller l’étiquette thrash sur cette formation, car ce n’est pas complètement représentatif du travail produit, Power/Heavy/Thrash aux passages mélodiques, voilà ce qui semble coller le plus.

Survival of the Fittest sort un peu du lot, quelques screams, une rythmique assez mélodique dans son ensemble, des passages même « core » (utilisation risquée vous en conviendrez).
Morceau totalement mélodique, Werewolf, relance l’album avec un chant plus posé.

Area 51 met fin à cet album, très riche, en mettant un sérieux doute quant aux penchants stylistiques du groupe avec une introduction et des passages purement mélodiques, très séduisants nous devons l’avouer.

C’est donc avec insistance que je recommande d’écouter cette production Française très prometteuse. A la fois puissante et colorée, elle vous séduira peut-être. Gardons le nom Meline en tête, car les prochaines sorties risquent d’être bien accueillies.

L’équipe Metal Cunt souhaite le meilleur pour le futur du groupe.

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