Mercyless - Pathetic Divinity

Un des fleurons du Death metal français revient sur le devant de la scène en cette année 2016 avec un nouvel album répondant au doux nom et ô combien évocateur de Pathetic Divinity. Ayant fraichement intégré l’écurie Kaotoxin Records, Mercyless n’est pas là pour faire dans la dentelle et va nous le prouver !

Line-up :

Max Otero – guitare et chant

Gauthier Merklen – guitare

Matthieu Merklen – basse

Laurent Michalak – batterie

Mercyless revient sur le devant de la scène française trois ans après la sortie de son précédent album Unholy Black Splendor et la nouvelle offrande qu’est Pathetic Divinity s’annonce haut en couleur, voir même impitoyable, dans le bon sens du terme, pour vos oreilles. Après un léger changement de line-up avec l’arrivé au poste de guitariste de Gauthier Merklen, frère du bassiste Matthieu Merklen, qui remplace Stéphane Viard guitariste originel du groupe, les français reviennent en grande forme. Le temps d’une petite intro pour nous mettre dans l’ambiance, et c’est parti les Mulhousiens y vont d’emblée avec un son pachydermique et puissant. Tout du long des 33 minutes et des dix titres de Pathetic Divinity, sans compter les trois titres bonus de l’édition tirés du split Blast From The Past, ça va envoyer sec. Ce groupe de légende du Death metal français, oui presque trente ans de carrière il faut le souligner, nous sort un album d’une demi-heure tout en intensité. Pas de répit, les titres s’enchainent, on est dans le pure Death metal qui dégage une puissance et une énergie folle. Mercyless nous propose des passages ultra rapides, mais sait aussi ralentir le tempo pour nous proposer des plans plus old school et vous faire taper du pied et secouer la tête. L’impression générale qui se dégage de Pathetic Divinity est qu’aucun morceau n’est en dessous de l’autre, chacun apporte, je pourrais dire, sa pierre à l’édifice et dégage un plus pour l’atmosphère générale de l’album. Ce nouvel opus est dense et ne laisse pas de temps pour se reposer mais c’est tellement bien exécuté que l’on ne se lasse jamais. Le tout est aidé par un son énorme qui met bien en avant chacun des instruments. Mercyless s’est entouré de Philippe Reinhalter du Psykron studio (Putrid Offal, Noise Emission Control) pour la production et de Frédéric Motte du Conkrete studio (Otargos, Anata remasterisé…) pour le mastering. La batterie, puissante et précise, alterne entre blast beat et passage plus lourd, le tout avec une double au top. La basse est tout aussi présente et on se rend compte que les parties sont bien écrites, ont des lignes bien à elles qui se distinguent des guitares et apportent un vrai plus, avec un son rond et massif. Les riffing des guitares sont tout aussi intéressant et alternent technique, mélodie, harmonie et solos. Le chant vient sublimer le tout avec une hargne et une efficacité pour finir d’enfoncer le clou, se rapprochant par moment d’un certain Martin Van Drunnen (Asphyx, Hail Of Bullets). Les paroles sur le thème de la religion abordées le long de la galette sont oserais-je dire dans l’air du temps, mais aussi un thème privilégié du groupe. Ce Pathetic Divinity est, en plus d’être très bon musicalement, tout aussi bon visuellement parlant, avec une pochette au visuel très évocateur.

En bref cet album est rondement mené, et pas besoin de tergiverser des lustres dessus, Mercyless nous sort ici avec Pathetic Divinity un des albums de Death de l’année 2016 qui vous réchauffera lors des longues soirées d’hiver à venir. Pour terminer sur le sujet, surveillez les prochaines dates de concert car Mercyless sera sur les routes pour promouvoir ce nouvel album en compagnie de Putrid Offal.