M.F Crew - Last Beer

Que se passe-t-il si on mélange du stoner, du heavy et du groove metal, qu’on arrose de Jack Daniel’s et d’une pointe de goudron ? On obtient M.F Crew (M.F pour Mother Fuckers, notons-le !), un groupe originaire de la région parisienne formé en 2013 par un groupe d’amis avec une passion commune : le rock et le metal. Après s’être entrainés en reprenant des grands groupes tels que Black Label Society, Metallica, ou encore Pantera, Boris (Chant – Guitare), Couanos (Guitare), Djof (Basse) et Geronimo (Batterie) commencent à tourner peu de temps après la formation du Crew, jusqu’en mai 2015 ou le bassiste Djof sera remplacé par Modrego. Ce petit souci de line-up n’empêche pas le groupe de sortir son premier EP baptisé Last Beer quelques mois plus tard, le 14 septembre 2015.

Quatre titres pour une durée totale d’environ 23 minutes, c’est le format de ce premier EP. Autant dire que 23 minutes, ça passe bien vite quand on tombe sur un groupe de cette qualité. L’équipe réussit l’exploit d’avoir un rendu assez proche du pro pour une production très majoritairement artisanale. On sent bien que le son peut-être un peu amélioré avec notamment une ligne de chant un tantinet en retrait, mais l’ensemble est très propre compte tenu des moyens, qu’il s’agisse du packaging ou de l’aspect sonore en lui-même. Les titres sont carrés et finement exécutés, ne manquent pas d’originalité et marient à la perfection les trois influences principale du groupe évoquées plus haut : le heavy, le stoner et le groove metal. Des dialogues entre les guitares et des chœurs rendent le tout très vivant pour une ambiance assez rock sudiste, avec des titres tels que « Route 66 » ou encore le morceau éponyme « Last Beer » sur lequel il est difficile de ne pas joindre sa voix à celle des musiciens. Si l’on ajoute à ça les intonations « Hetfieldiennes » de Boris, on obtient un mélange équilibré et très satisfaisant qui finit par monter à la tête jusqu’à ce qu’on respire l’odeur de l’asphalte brûlant, de bière et d’échappement de Harley Davidson.

Ils ne tournent que depuis 2013 et pourtant on sent déjà une grande maturité et un certain professionnalisme derrière les lignes de l’EP Last Beer. Il ne serait pas étonnant de les voir figurer parmi les grands de l’underground Parisien dans les années à venir, et nous avons grande hâte de découvrir de nouveaux morceaux sur une production ultérieure, qui semble-t-il, serait déjà sur le feu…