Miserable Failure - Unheimlich

 

Formé en 2012 à Marseille, Miserable Failure (à ne pas confondre avec la chanson d'Iron Reagan) nous livre son 4ème EP (tiré à 100 cassettes chez Kaotoxin) après trois splits aux côtés de F Stands for Fuck You, Infected Society, Total Fucking Destruction, Department of Correction, COAG, Unsu et Atara. Sur celui-ci, le groupe apparaît seul, comptant 5 titres pour une durée totale de 2:07. Aucun doute, on a bien à faire à un groupe de grind !

 

 

Line-up :

Loser#1 - chant

Loser#2 – guitare

Loser#3 – basse (musicien de session)

Loser#4 – batterie (musicien de session)

 

 

Contrairement à beaucoup de mauvais groupes de grind qui pourraient se résumer à une combinaison blast-beats constants + riffs incompréhensibles + chant improvisé, Miserable Failure tire son épingle du jeu de part sa technique. Le jeu est maîtrisé, au service d'un grind moderne comme l'avait fait Nails sur Unsilent Death, quoique plus réfléchi, en particulier pour la batterie. En effet, le mur sonore gagne en relief grâce au jeu de grosse caisse du Loser#4, clair et versatile. Et ce relief, il continue de prendre, au travers d'accords dissonants, comme pour accentuer la rage communiquée par la voix dans un dernier souffle. Cet ensemble est servi par une production moderne, plus claire que les précédentes, permettant ainsi un ressenti plus puissant. Mais pas que ! Il est important de souligner l'effort apporté à ce qu'on pourrait appeler « l'âme » du groupe, que ce soit l'imagerie, les titres, et surtout les textes. Bruts, criants de vérité, nihilistes et dépressifs. En tête, le « Let IT come, and let this world pass away » sur Toska et le « They are a wall / So high that it cracks the sky / Deafed by silence, engraved tombstone-eternity » sur Asperger Syndrom.

 

Miserable Failure affirme ici son caractère en un temps record, presque frustrant. C'est très bon, mais trop court, on en redemande.