Municipal Waste, Insanity Alert - Le Divan Du Monde - Paris - 06/07/2016

Deux semaines après un set de trente minutes au Hellfest, les moshers de Municipal Waste s’attaquent à la capitale ! Resté sur sa faim depuis la dernière date, c’est avec impatience que le public se masse devant le Divan du Monde, heureux de pouvoir profiter d’un concert suffisamment long pour qu’on puisse avoir le temps de transpirer un peu. La soirée s’annonce effectivement musclée, puisque les ricains sont accompagnés par Insanity Alert, un groupe Autrichien de thrash / crossover. Autant dire que la paire est bien assortie, pour le plus grand bonheur du public qui s’en donnera à cœur joie pendant plus de deux heures de spectacle.

Dès les premières secondes, on comprend que Insanity Alert est là pour un découdre. Après une brève intro, les gars débaroulent sur scène, avec Heavy Kevy (Chant) affublé d’une camisole de force qu’il ne tarde pas à arracher pour asséner son chant brutal doublé de mimiques et attitudes scéniques justifiant le nom du groupe.

Le public est très réceptif et ne se fait pas prier pour commencer moshes, slams et circle pits ! Une énergie incroyable, un humour absurde et quelques accessoires sont les ingrédients miracles de ce groupe. Lunettes avec de faux yeux qui pendent, gants « pinces de crabe », pancartes comportant différents textes (comme « MOSH », ou « THIS DUDE » pointé sur le guitariste pendant les soli), et autre pétard en polystyrène confèrent à l’ensemble un côté décalé et hilarant.

Si on ajoute à ça les interventions de Heavy Kevy – dans un français compréhensif mais approximatif -, qui ira de la petite blague à l’interprétation de chansons françaises entre deux titres (« La Tribu De Dana », de Manau, ou encore « Moi … Lolita » d’Alizée) ce qui ne manquera pas de faire rire le public. Pendant quarante minutes, on se prend dans la tronche des titres courts et efficaces dans un style proche de celui de Municipal Waste, pendant un set qui se terminera sur une adaptation de « Run To The Hills » de Iron Maiden (modifié en « Run To The Pit / Mosh For Your Life »). Une première partie au top, qu’on a hâte de revoir.

 

 

Setlist :

Glorious Thrash

Twist-Off Betrayal

Pact With Satan

Crucified By Zombies

Zongo Vs. Eyeball

Alcohol (Gang Green Cover)

The Claw (Of All That Is Evil)

F.U.N

Weedgrinder

Blunt In Blunt Out

Confessions Of A Crabman

Desinfektor

Macaroni Maniac

Arac Attack

Run To The Pit (adaptation de « Run To The Hills », Iron Maiden)

 

C’est derrière le rideau que s'effectue la préparation de la scène pour la tête d’affiche, et durera un certain temps. Enfin la lumière s’éteint, et le groupe arrive bière à la main et sourire aux lèvres après leur intro. Les cinq premières secondes du premier morceau du set (« Unleash The Bastards ») n’ont pas fini de résonner que la fosse est transformée en gigantesque zone de combat ; slamant, moshant à qui mieux mieux.

La température grimpe, la sueur et la bière coulent tandis que les titres s’enchaînent avec notammant l’incontournable « You’re Cut Off » en début de set. Pas de service d’ordre pour l’occasion, ça signifie immanquablement des stagedivers à foison qui se relaient sur scène pour le plus grand bonheur des musiciens dont on peut résumer l’état d’esprit par « Plus c’est le bordel, mieux c’est ! ».

En l’occurrence, ils sont servis : saut dans la foule, saltos, plongeons, les gens du premier rang vont manger tarif tout le long du concert –mais après tout, ils le veulent bien. Tony Foresta (chant) n’hésite pas à demander toujours plus de boxon au public, les haranguant et les exhortant au circle pit, encore et toujours, au grand désespoirs des photographes mais pour le plus grand bonheur des moshers.

 Si vous aviez le malheur de trop traîner sur scène avant de plonger, Foresta vous réexpédiait d’un coup de pompe… Pour que vous y reveniez dans les dix secondes. Le groupe adapte son titre « I Want To Kill The President » (initialement écrite pour G. Bush) en « I Want To Kill Donald Trump ». On avait déjà une idée de leur avis sur le personnage en regardant leur backdrop, représentant ledit Trump en train de se tirer une balle.

Pendant près d’une heure trente, les gars nous martèlent avec leur crossover rapide et endiablé, et terminera en apothéose sur le traditionnel titre de fin de set « Born To Party » durant lequel Foresta se fera taxer son micro par des moshers montés sur scène… Comme si cela ne suffisait pas, les gars redébarquent ensuite pour un rappel de deux titres incluant « The Art Of Partying » ! Infatigables ! 

Setlist :

Unleash The Bastards

Mind Eraser

You’re Cut Off

Blood Drive

Accelerated Vision

The Thrashin’ Of The Christ

Beer Pressure

Thrashing’s My Business… And Business Is Good

The Inebriator

Toxic Revolution

Black Ice

I Want To Kill The President / I Want To Kill Donal Trump

Wrong Answer

Terror Shark

Bangover

Slime & Punishment

Substitute Creature (en la mémoire de leur ex-batteur Brandon Ferrell récemment décédé)

Headbanger Face Rip

Sadistic Magician

Born To Party

Encore :

Chemically Altered

The Art Of Partying

La générosité des musiciens - visiblement ravis d’être là et se donnant à fond -, la qualité du son (comme souvent au Divan du Monde) ainsi que la joie du public ont fait de cette soirée un événement qui risque de marquer les mémoires, autant des spectateurs que des musiciens qui admettront qu’il s’agissait de leur meilleure date de la tournée !