My Hidden Sin - The Tale

Formé en 2010 aux alentours de Paris, My Hidden Sin donne dans un death mélodique de tradition.

Line-up :

Sylvain Favre (guitare/chant)
Maxime Hacquard (basse/claviers)
Alan Tosseti (batterie)
Jolan Normand (guitare)

Malgré sa pochette et son titre très power metal, My Hidden Sin fait bien du death mélo. Aucun doute n'est permis après la première minute de Slave Of Fate, le quatuor aime beaucoup la Suède. 

Tout au long des treize (!) titres (un interlude dans le lot) qui le composent, The Tale, nous ramène en plein dans l'univers des premiers In Flames, Soilwork et Dark Tranquility.
Alors certes l'ensemble paraît des plus connus mais le quatuor fait preuve d'un savoir faire certain pour écrire de bons titres de death mélodique. Le tout est efficace comme il faut, les mélodies restent dans la tête et on se dit qu'il y moyen de passer plutôt un bon moment avec ce conte.

Mais hélas celui-ci pêche par certains aspects, déjà cette manie de caser un max de musique sur un album est vraiment à bannir. Cinquante quatre minutes c'est quand même un peu trop surtout lorsque les morceaux restent profondément ancrés dans le même style.

Le Paradis De Stan plus prog dans sa construction, sur lequel on trouve même des sons electros ainsi qu'un solo de basse. Maxime Hacquard en charge de cet instrument trop souvent oublié dans le mix, nous gratifie de plans techniques assez inhabituels pour le genre et se fait bien entendre. Redemption rappelle plus Suidakra, dans cet espèce de death mélodique teinté de folk. Une belle réussite. 

On en vient d'ailleurs à l'un des problèmes du disque, son son. La batterie devient rapidement assez désagréable, quant au chant s'il se montre rapidement très linéaire sa place dans le mix n'aide en rien ; rendant les interventions de Sylvain Favre sans relief. Lui qui sonne bien souvent comme Mikael Stanne (Dark Tranquility).

Avec Come Here To Get Whipped, MHS tient un vrai titre accrocheur grâce à son refrain des plus simples et sa courte durée. Parfois il suffit d'aller à l'essentiel. Cependant il serait injuste de ne pas parler des très bons arrangements de piano ou de claviers que l'on trouve tout au long du disque (notamment ce solo sur Prison Break).

Le Conte ne manque pas de magie mais son classicisme et son léger manque d'accroche vocale l'empêche de vraiment mérité d'être raconté. Tous ceux qui aiment les histoires de death metal mélodique classique ne manqueront pas de passer un bon moment à l'écoute de celle-ci cependant. Le potentiel est bien là, reste à l'exploiter pleinement.