No Fatality - Side Effects

Vous souvenez-vous de ce groupe Belge que nous avions chroniqué l'année dernière ? Nous avions découvert No Fatality avec leur premier EP The First Scream. Un petit 5 titres prometteur et propre qui avait fait l'objet de bonnes critiques.

Aujourd'hui le successeur est là, Side Effects prend place avec 11 nouveaux titres et un artwork (Mickaël Callewaert) plus caractéristique pour ce groupe de Heavy Power.

Je vous invite à lire notre chronique sur leur précédente production.

Line up :

Callewaert Michaël (Guitare)
Callewaert Gaël (Chant)
Carbonnelle Géry (Batterie)
Carette Jérome (Guitare)
Delrue Fabien (Basse)

Alors que la pluie tombe et que le tonnerre sonne, nous avançons lentement dans ce qui semble être LA production du band. Alors on s'applique dès le début avec ce « second souffle » Second Breath qui vient ici confirmer les bases que les No Fatality avaient posées avec The First Scream.

L'explosion se fait sentir avec le claquement des accords accompagnés par les cymbales de batterie. Et c'est parti, My Own Destiny démarre sur une ligne mélodique avant de retrouver Gaël et son timbre de voix resté inchangé mais mieux mixé sur le reste du son. On sent dès lors une musique plus professionnelle dans sa structure avec beaucoup plus d'éléments, comparé à l'EP qui était plus brut, sec. Les similitudes avec The First Scream ne se font pas attendre, notamment avec les bridges ou la légère touche 'prog' que nous avons relevé (aucun morceau ne fait moins de 5-6 minutes).

Dès le départ j'aimerai noter mon principal axe critique, j'attends de cet album une confirmation de ce que j'avais pu écouter avec The First Scream. Je vais donc être pointilleux sur l'avant/après. Pour le moment, je suis agréablement surpris avec les structures beaucoup plus travaillées qui ouvrent une dimension plus large. En attendant, My Own Destiny, premier morceau de cette production donne un avant-goût plutôt prometteur.

Mais je me souviens avoir mis le doigt sur le son des guitares qui me dérangeait sur l'EP. Tout de suite on entend un changement plus pro, plus propre, mais (il y a toujours des mais) quand les deux lignes guitares mélodiques se croisent, il manque quelque chose pour rehausser le son pout le rendre plus percutant. Peut être faudrait-il plus de « Bass » dans le son guitare rythmique derrière et le mettre en avant sur chaque côtés stéréo ? Histoire de donner un son bien lourd sur ces passages techniques. Enfin, ce n'est qu'un détail, mais je vous avais prévenu que j'allais être impitoyable (rires)! Et comme j'aime faire les choses bien je noterai aussi une coupure manquante sur une piste guitare sur Red October exactement à 4:00. Ça ne dure une demie seconde donc rien de bien méchant ici encore.

Le titre éponyme arrive enfin, je suis à nouveau surpris sur l'atmosphère qu'apporte les claviers (je ne me souviens pas en avoir entendu sur The First Scream). C'est plutôt un aspect positif pour du Heavy Power. On retrouve la puissance des riffs guitares sublimés pas la voix. D'ailleurs je trouve que l'utilisation des chœurs est super sympas ! Ça rend les chorus plus puissants ! Cependant comme pour beaucoup de bands qui les utilisent, attention à la justesse dans le mixage. Ici je ne trouve pas grand chose à redire, ils sont utilisés correctement, on n'en retrouve pas toutes les 5 secondes (ça devient vite gavant sinon).

J'avais pas mal aimé le côté violent/agressif qu'apportait l'EP, (on avait cité Pantera si ma mémoire est bonne), je suis heureux de retrouver cette puissance, différente cette fois-ci, notamment avec les titres Nightfall et No Submission.

Je note aussi que les touches mélodiques sont plus importantes, No Fatality est plus dans le Heavy Power Mélodique que le HP simple. C'est plutôt agréable, une sorte d'Amon Amarth en Heavy Power, sympas !

Attention en revanche à la longueur des morceaux (cité sous l'étiquette prog en début de chronique). La difficulté d'un album c'est aussi de faire accrocher l'auditeur. En faisant des titres de 6 minutes et plus, on peut très vite décrocher, même si chaque plages apportent une originalité supplémentaire ! Sur un 5 titres ça passe, sur un 11... ça pourrait devenir problématique.

C'est d'ailleurs sur 9 minutes de musique que l'album se termine. En effet Apotheosis nous enveloppe dans une trans aux touches orientales. Un mélange de sonorités qui apportent pour la dernière fois couleurs et puissance.

De la technique, des riffs puissants, il y en a ! Le premier album des No Fatality n'est pas dénué de petites subtilités qui viendront confirmer la marque de fabrique du groupe. Malgré quelques petites choses à redire (longueur des titres et quelques passages ou il manque un petit quelque chose) on ne pourra qu'être conquis par cette production plus professionnelle. L'EP The First Scream nous avait beaucoup touché, Side Effects en fera de même.

L'équipe Metal Cunt souhaite le meilleur pour le futur du groupe (encore une fois!).