Ocean - C'est la Fin...

Ocean est une référence du Hard Rock à la française… Mais ça, tout le monde ne le sait pas encore… Sa séparation en 1983 avait laissé ses fans orphelins de trois albums tous aussi cultes les uns que les autres, God’s Clown, Je Suis Mort De Rire et Ocean… Et pourtant, malgré la disparition de Robert Belmonte en 2004, la formation ne comptait pas en rester là ! C’est la Fin… voit enfin le jour et montre une formation qui s’est offerte une seconde jeunesse ! Chiche, on y retourne ! 

Pas évident de remplacer son illustre chanteur, Robert Belmonte… Bien sûr, notre attention s’est portée sur le chant de Stef Reb dès la plage d'ouverture, « La Haine ». Et ça le fait ! Certes, les univers sont totalement différents, mais on aimera la personnalité du bonhomme. C’est à dire que sa voix rauque se fonde à merveille avec les riffs de Georges. En effet, le bougre n’hésitera pas à faire varier ses intonations vocales sur les parties instrumentales de « Tu n’Penses qu’à ta Gueule » et du languissant « Instinct Animal ». 

C’est la Fin… offre une belle image de ce qu’est le Rock français en 2016, et témoigne manifestement de l’énorme potentiel de la scène hexagonale. En effet, sans forcément ré-actualiser les standards du Hard Rock, Ocean offre un coup de jeune à ce style même si les structures des morceaux sont typiques et basiques (le fameux intro, couplet, refrain, couplet, solo, refrain) sur l’ensemble des titres. Mais est-ce que pour autant que c’est mauvais ? Non ! 

Le style d’Ocean n’a pas réellement changé… Sur C’est la Fin…, le groupe varie entre le Hard Rock (parfois Heavy Metal) sur « La Haine » et « Instinct Animal » et le Blues Rock comme l’illustre « Je Crois que Tu aimes ça ». Un titre marqué au fer rouge par des parties d’harmonica ! Un peu de chaleur ne fait pas de mal… Enfin, on n’oubliera pas cet ultime titre de Rock, l’éponyme « C’est La Fin », un titre basique en apparence qui recèle pourtant des tonalités sombre et suspicieuse ! 

Georges, ce fameux soliste en herbe qui ouvrait encore pour AC/DC au début des années 80, n’a pas perdu de sa dextérité. Les solos à la Wah-Wah de « Tu n’Penses qu’à Ta gueule » et « Rouge Lézard » mettent en avant un musicien qui a pris le temps de peaufiner son style ! Il n’est pas le seul à avoir gagné en maturité. L’album en entier reflète cet état d’esprit. On aimera à se dire qu’Ocean a fait le choix de tester ses morceaux et de les peaufiner avant de les enregistrer ! 

Les vieux de la vieille le savent, s’ils ont aimé Ocean à une certaine époque, c’était bien parce que les idées véhiculées par son frontman étaient poignantes. La hargne est toujours la même en 2016 ! « Tu n’Penses qu’à ta gueule » reste dans la lignée des titres qu’avait pu nous pondre le groupe ! Mais si vous savez… Réécoutez donc « À Force de Gueuler » et « Dégage », les valeurs sont les mêmes ! De quoi inspirer les jeunes formations à faire le grand pas et à s’exprimer dans la langue de Molière. Elle est si belle… 

Vous l’aurez donc compris, en plus d’être aidé par une production solide, ce nouveau florilège de morceaux ne fait pas que réactualiser la setlist d’Ocean, il met aussi à jour une toute nouvelle formation, une sorte d’Ocean 2.0 ! Toujours pas convaincu ? On vous invite à découvrir un court extrait en cliquant sur la plage prévue à cet effet ! Non, ce n'est pas la fin pour Ocean !