Palisades - Palisades

Les New-Yorkais de Palisades reviennent avec un troisième album éponyme signé chez Rise Records. Grosses guitares, samples modernes, et production à l’Américaine démarqueront-elles cet album au milieu des sorties du  moment ? C’est ce que je vous propose de découvrir dans cette chronique !

Line-up :
Louis Miceli – Vocals
Matt Marshall – Guitar
Xavier Adames – Guitar
Brandon Elgar – Bass & Vocals
Aaron Rosa - Drums

Palisades propose un rock/neo metal moderne qui rentre dans les cases de ces groupes dit metalCore, même si aujourd’hui la plus part de ces groupes n’ont plus rien de core... Un tas d’éléments très actuels viennent composer cette galette. Rythmiques électroniques, samples à gogo, effets sur les voix, une production aux standards Américain du moment en somme. Niveau son on est un peu agacé d’entendre pour la 100 ème fois ces mêmes sonorités, comme si le but était de toujours rentrer dans la case, on est très loin d’un son identitaire.

Ce qui a la première chanson saute à l’oreille, c’est la ressemblance de timbre entre Louis Miceli et Chester Bennington de Linking Park. J’ai tendance à préférer celle de Louis, techniquement il le dépasse et sur la globalité de l’album je trouve que les arrangements vocaux sont bien mieux pensés. Agression, premier titre donc, dénonce l’utilisation des armes à feux aux Etats-Unis. Un titre politique, engagé, qui sort à un moment ou l’armement est au centre des débats. J’accroche immédiatement le titre, la ligne mélodique est parfaite, le refrain entrainant, le tube quoi.

Le second titre, Cold Heart, commence un peu de la même manière. Là on tombe clairement plus dans le mièvre, paroles à l’eau de rose, morceau taillé pour les demoiselles. Je zappe le titre car il m’ennuie un peu, mais ça reste quand même très bien fait. Le 3ème titre Better Chemicals me fait comprendre où veut aller Palisades… Et ça ne me plait pas du tout… Alors bon ok c’est très vendeur, mais pour le coup ça ne me touche pas vraiment. La suite n’est pas vraiment plus engageante. J’ai l’impression d’écouter le dernier Bring Me The Horizon ou alors un While She Sleeps, le feu et la ferveur en moins. L’inspiration est vraiment trop proche, et cet album en devient un peu limite… C’est compliqué de le chroniquer, car c’est parfaitement calibré, on ne peut pas dire qu’il soit mauvais, mais en même temps il n’a pas de personnalité. On est dans le syndrome des hits radios, les titres qui vont plaire au plus grand nombre, sans aucune prise de risque. Les refrains sont entrainants, accrocheurs, les couplets sans âmes. L’impression d’un redit du titre précédemment écouté est constant, aucune surprise d’un morceau à l’autre. Pour un troisième album, on attend qu’un groupe est affirmé son son et son style musicale, pour moi ici on a affirmé simplement que l’on avait décidé de rentrer dans le format de l’industrie musicale à l’égal d’un groupe de R’n’b ou du Hiphop du moment. Alors que des pointures comme 30 Seconds To Mars, System Of A Down, arrivent à mêler l’aspect radiophonique à une véritable recherche musicale, cette ribambelle de groupes formatés n’emmènent absolument rien de nouveaux et sont loin de nous transporter…

Le Teenage metal Boys band ça suffit, il faut passer à autre chose ou on va finir par avoir uniquement ce type de production dans les bacs. Les labels se les arrachent, comme on s’arrache une Rihanna. Nous ne sommes plus dans du metal, nous sommes dans de la pop avec un son part moment metal. Mais on pourrait très bien obtenir un résultat similaire en mettant un refrain à grosse disto sur un album de Justin Bieber ou Timberlake (je vous laisse le choix du Justin je suis sympa vous avez vu !). Alors merci mais ce fut l’album de trop pour ma part. Je retourne m’écouter le dernier Korn, au moins il y a de la testostérone dedans !