Praetoria - Mirror Of Modernity

Formé en février 2009, Praetoria s'est rapidement définie dans un style mélangeant le Thrash et le Death Metal, pour un résultat agressif et violent. Avril 2011, le combo parisien, opte pour un style Deathcore avec la sortie de leur premier EP. Deux ans plus tard, le quintet sort son single « LXXV ». Enfin, début 2014, Praetoria rentre en studio pour l'élaboration de leur premier album. « Mirror Of Modernity » est sorti le 5 Octobre 2015.

Line-up :

-Michaël Rodriguez – Guitare

-Jonathan Davenport – Batterie

-Pierre Klementieff – Guitare

-Alexandre Lopez – Chant

-Nicholas « Tama » Stacpoole – Basse

Tout d'abord, attardons nous sur la pochette. Une jeune guerrière aux yeux noirs, qui n'est pas sans rappeler le visage blanc aux yeux noirs sur la pochette de Playmore, de Smash Hit Combo, une épée accrochée dans son dos. Et dans le fond, à (notre) gauche, des montagnes, à droite, le ciel. Étant donné le côté guerrier de cette pochette, on ne peut que s'attendre à ce que le groupe envoie du pâté.

    Comme prévu, pas de démarrage en douceur. "The Passenger" bourrine les décibels dés le début avec un riff bien speed et agressif, suivi par une double pédale de qualité et un growl impeccable. Une telle puissance se dégage de ce jeu, on sent que les parisiens ne sont pas là pour déconner. "The Oath" est somme toute un classique du deathcore, avec un riff assez basique, un growl bien géré ainsi qu'une belle double pédale, il en va de même pour "Lionheart", avec en plus une belle ligne de basse avant l'arrivée du chant. "Inhumanity Is Complete" se démarque par son intro à la basse, qui sera l'un des moments peu nombreux où Nicholas se démarque pleinement du reste du groupe. S'ensuivent des titres bien burnés et bourrins comme "Disaster Of Mars", "We Reject Justice(Of The Oppressor)", "Deliver Us From Their Chains" et "Malicious Trap" où le guitariste lead enchaîne les envolées mélodiques soutenu par la section rythmique. "Insouciant" et "Praetorians" prouvent le talent musical du groupe qui sait varier son jeu. Le premier démarre avec une intro plutôt calme et avec Alexandre qui murmure en bon français bien d'chez nous puis balance un growl bien caverneux toujours dans la langue de Molière suivi par ses joyeux compagnons qui nous rentre dans le lard. Le second est entièrement instrumental et marque en quelque sorte une pause, au milieu de toute cette violence qui ferait pâlir un hippie. Enfin "This World Immersive", qui conclu cet album est en quelque sorte l'apogée de cette année de travail. Avec "The Passenger", ce titre est l'un des morceaux phares de Mirror Of Modernity.

Il aura fallu un an aux français de Praetoria pour élaborer cet album. Et tout ce travail a bien évidemment porté ses fruits car c'est un premier album soigné que nous avons là, fait par des musiciens talentueux. On passe par des riffs bien lourds à du speed ou de l'acoustique, du growl caverneux à celui plus aérien. La section rythmique est au diapason, enchaînant les BlastBeats et parties grooves dans le cas du batteur, cependant le bassiste ne se démarque pas assez pour appuyer totalement son camarade aux baguettes. Le combo semble avoir déjà un bel avenir sur la scène metal française.

Jo