Live Report - Hellfest Dimanche (21/06/2015)

 

Un dernier jour dans un festival comme le Hellfest peut être la cause de diverses formes de déprime chez un festivalier. « Demain, on sera déjà sur la route du retour…» pouvaient dire certaines personnes. Mais l’ultime journée du Hellfest peut aussi être l’occasion de profiter une dernière fois et faire le maximum de concerts possible, même s’il faut avouer que les décibels par centaine ont eu tendance à décourager les festivaliers en ce dernier jour de fête. Pourtant, ils ont eu tord ! Bien que la programmation du dimanche  est très simpliste (il faut avouer que Korn et Nightwish en tête d’affiche -sujet à polémique- ne font pas le poids face à des groupes comme Scorpions, Judas Priest et autres Slipknot), les Headbangers et l’équipe de Metal Cunt demeurent tout de même à l’appel pour découvrir de nouvelles formations. Et ce n’est pas pour nous déplaire. 

 

Au mois dernier, nous vous proposions la chronique du dernier Supuration: Rêveries... et l’interview des deux membres fondateurs du projet S.U.P. / Supuration / Spherical United Provided. Et c’est tout juste un an après la performance de l’album culte de Supuration, The Cube de 1993, que les S.U.P. prennent le relais suite à une pétition organisée sur les réseaux sociaux afin de faire venir le combo au Hellfest. Il est 12H30 quand la Altar se remplit, la formation de l’Hainaut fait toujours le carton plein et bénéficie même de jeux de lumières et brumes plus tamisées cette année. Voir S.U.P. en concert, c’est l’occasion rêvée de voir la bande Ludo s’exprimer dans un autre registre, le Metal Progressif en l’occurrence, genre privilégié par S.U.P. .Mais les Valenciennois n’oublieront pas d’interpréter deux titres issus de Rêveries… « Tales From The Crematory » et la reprise de « Shattered » de Paradise Lost. Une entrée en matière de très grande classe pour ce qui s’avère être la dernière journée du Hellfest. Il faut dire qu’un concert de S.U.P. est une denrée assez rare dans l’univers du Metal. (Axl)

 

Rien de tel pour se réveiller un dimanche en festoche qu'un petit The Haunted en apéro. Ce même si le groupe a connu des bouleversements qui auraient pu le laisser mort et enterré. Seul Jensen (guitare) et Jonas Björler (basse, At The Gates) restent du line-up qui a enregistré Unseen il y a six ans. Retour de Marco Haro (The Resistance) après huit ans, arrivés du prodige Ola Englund (guitare, Six Feet Under, Feared) et du stakhanoviste Adrian Erlandsson (batterie, At The Gates, Paradise Lost, Cradle Of Filth). Comme il nous l'avait prouvé aux Métallurgicales l'année dernière The Haunted demeure une machine de guerre. Handicapé par un son un peu brouillon, les suédois n'en ont rien à foutre et crachent leur thrash/death mélo à la gueule du Hellfest. Ils le crachent certes, mais avec le sourire, comme nous le montre Marco qui dès qu'il ne beugle pas comme un malade sourit au public. « Trend Killer » s'en prend aux combos metalcore que Mr Aro ne porte pas vraiment dans son cœur. « Bury Your Dead » déclenche un circle pit plus qu'honorable vu l'heure avant que « Hatesong » jouisse de la présence d'Anders Björler qui a quitté le hanté pour se consacrer pleinement à At The Gates. Moment familial et vraiment cool pour les aficionados. Malgré toute la haine de cette chanson Marco s'empresse de rendre une petite visite dans le pit à photo histoire de faire un petit câlin plein d'amour à ses fans. Décapant ! (Clément)

 

Plus populaire que jamais, Red Fang ne cesse de sillonner notre beau pays en long en large et en travers. Rien d'étonnant à ce qu'il rassemble la plus grosse foule devant une Mainstage aussi tôt du week end. Un parterre complètement acquis à leur cause qui pète littéralement un plomb lorsque résonne « Prehistoric Dog » dont le clip déjà culte a bien aidé les rednecks à se faire connaître. Plus en forme que l'été dernier le groupe assure un très bon set un brin desservi par un son perfectible. Son stoner tantôt plus groovy (« Blood Like Cream, « Prehistoric Dog »), tantôt plus lourd (« Into The Eye », « Sharks ») fait le travail et ravi les fans du genre pas tellement gâté en ce dimanche ensoleillé. Néanmoins vu le nombre de personne que le quartet a rallié on s'attendait à une ambiance de dingue qui n'arrivera que sur « Prehistoric Dog ». Dommage là où l'ambiance aurait fait de ce bon moment, un show mémorable. (Clément)

 

Décidément c'est une sale matinée en terme de son et ça ne va pas en s'améliorant. Car quand Dark Tranquility monte sur scène et que je me demande où sont les grattes il y a déjà un vrai problème. Mikael Stanne a beau être probablement le meilleur frontman de Göteborg (il attend la moitié du set (avant State) pour prendre la température des premiers rangs) il ne peut sauver du naufrage un groupe dont la musique est basée sur ses mélodies et ses riffs de guitares lorsqu'on ne les entend pas. Qui plus est ses camarades sont (et ont toujours été) des arbres ce qui fait que l'ennui pointe vite le bout de son nez. L'accueil réservé à DT n'a rien de catastrophique, le pit s'agite et les slams et autres joyeuseries éclosent un peu partout. Dans une journée où trois des formations les plus majeures du death suédois se produisent, Dark Tranquility a déjà perdu la bataille, la faute à un son de merde. (Clément)

 

Setlist Dark Tranquility :

The Science Of Noise

The Silence In Between

Terminus (Where Death Is Most Alive)

The Wonders At Your Feet

State Of Trust

Thereln

Misery’s Crown

 

 

La question que je me pose juste avant qu'Hollywood Undead ne monte sur scène est : mais qui sont-ils ? Je n'avais jamais entendu parler de ce groupe avant ce dimanche et les voilà qui se produisent à une heure vraiment pas dégueulasse juste Dark Tranquility (qui est aux dernières nouvelles, une légende du death mélo). Pas effrayé je me lance à la découverte de ce septet rap metal qui est une institution aux USA (il y tourne en co-tête d'affiche avec Avenged Sevenfold et Stone Sour. Excusez du peu!). Et voilà déjà le principal problème : je n'aime pas le néo ! Je n'aime pas le metal rappé ! Si je veux du rap (c'est rare mais cela arrive), j'écoute du rap. L'un des seuls groupes qui aient réussi à faire cela correctement s'appelle Body Count. Pourquoi ? Par ce que son leader est un rappeur fan de metal, il cherche donc à rapper sur du metal. Ici on a l'impression d'avoir à faire à du rap sur lequel on aurait rajouté des guitares (et un peu de basse de temps, vous savez un des instruments qui fait groover ? Les mecs s'en servent de temps pour du rap metal...), impression renforcée par le fait qu'on ait bien souvent pas moins de quatre ou cinq « MC » en même temps. Alors tout n'est pas à jeter, les mecs rappent bien, certains chantent même très bien (on trouve quelques refrains vraiment efficaces qui rappellent beaucoup Eminem)  mais rien à faire ça n'est pas ma came et je ne comprends pas pourquoi ce groupe a besoin de s'assimiler au metal. Ils sont suffisamment bons dans le rap pour ne pas avoir à tenter ce mélange éculé et rébarbatif. Les fans de Limp Bizkit ont pu s'échauffer. (Clément)

 

Setlist Hollywood Undead :

Intro

Usual Suspects

Undead

Tendencies

Been To Hell

Comin’ In Hot

War Child

Bullet

Another Way Out

Young

Day Of The Dead

Everywhere I Go

Hear Me Now

Si Exodus avait déjà foulé le planché d’une scène du Hellfest en 2010 et 2012, c’est bien la première fois que Steve Retro Souza, revenu au sein du gang, pose ses bagages à Clisson. Ce cas de figure pour Souza oblige, il y a du monde à 15H50 pour accueillir les Américains. Le groupe entre sur scène avec « Blood In, Blood Out » le titre éponyme de leur dernier album. Le groupe est carré et a réussi à combler l’absence de son guitariste emblématique Gary Holt qui a rejoint le rang de Slayer en la personne de Kragen Lum (Heathen) qui l’a remplacé au pied levé. Quoiqu’il en soit, le groupe tenait à lui rendre hommage en frappant les premières notes de « Raining Blood » qui ne laissera personne indifférent. Steve « Retro » et sa bande sont à leur aise et profère un Thrash Metal de qualité en piochant dans leurs titres phares « Bonded by Blood » et « Toxic Waltz » mais aussi dans des morceaux plus rares comme « Strike Of The Dead » tiré de Bonded By Blood. Les Américain n'oublieront tout de même pas la raison pour laquelle ils se produisent, c'est-à-dire, promouvoir leur dernier album Blood In, Blood Out dont le title-track et « Body Harvest » seront les dignes ambassadeurs. Tous ces titres sont l’occasion rêvée pour slammer et tourner dans le pit. L’ambiance est donc bonne et les fans rendent à Exodus ce qui leur mérite. Autant vous dire les pompes volent sur la MainStage 2. Néanmoins, malgré une performance à couper le souffle, nous ne pouvons que rester dubitatifs quant au plat peu copieux du groupe. Voyez par vous-même : sept titres interprétés alors qu’ils avaient cinquante minutes de jeux. Nous restons un peu sur notre faim… (Axl)

 

Setlist Exodus:

Black 13 (intro)

Blood In, Blood Out

Children Of A Worthless God

Raining Blood (extrait)

BlackList

Body Harvest

Bonded By Blood

Toxic Waltz

Strike Of The Beast

« Rise From The Ashes » est bien le morceaux qui correspondrait le mieux au retour de Nuclear Assault en France. 10 ans que la formation de Thrash/Crossover n’avait pas souillé notre sol ! Exodus avait déjà mis la barre très haut avec une performance qui aura exténuée les fans de Thrash Metal dans le pit. Sûrement une raison pour laquelle la fosse ne fera pas son plein pendant la performance de la bande de John Connelly. L’aspect amère du public ne nous empêchera pas d’apprécier ce concert à son plus haut niveau même s’il est évident que le groupe n’est plus à son apogée… Et pourtant, quel concert ! Nuclear Assault en re-visitant l’intégralité de son répertoire avec quinze morceaux ravira aussi bien les fans les plus anciens que les plus jeunes et c’est là la force de son show. Les fans sont tout de même très réactifs sur des titres comme « Game Over » et « Hang The Pope »  mais il a fallu attendre le troisième morceaux pour qu’il y ait enfin de l’action dans le pit. La tempête d’Exodus oblige, tout a l’air moins grandiose à tout point de vue: un plus petit back-drop, une plus petite fosse et un pit ridicule face à celui de la bande à Steve Souza. Un changement d’horaire aurait donc été préférable pour un groupe qui, visiblement, a été victime d’une absence décidément trop prononcée en France. (Axl)

 

Setlist Nuclear Assault:

Rise From The Ashes

Brainwashed

(New Song)

Critical Mass

Game Over

Butt Fuck

Sin

Betrayal

Analogue Man In A Digital World

Died In Your Arms

Wake Up

My America

Hang The Pope

Lesbians

Trail Of Tears

La question que l'on pouvait se poser avant de les voir sur scène était : est ce que EyeHateGod va réussir à trouver Clisson ? Rappelons que l'été dernier, EYG a simplement oublié qu'il devait jouer au Motocultor. On a envie de dire : bravo les alcoolos ! Du coup c'est parti pour une heure de sludge lourd, vicieux et crado. Ce même si le quintet n'a jamais vraiment accepté le terme de sludge. Si on devait retirer le mot sludge, on devrait dire que les mecs ont beaucoup écouté Black Sabbath quand ils étaient jeunes, ce à quoi ils ont décidé d'ajouter une voix hardcore. Bloqué pendants des années par les activités de Jimmy Bower (guitare) avec Down, Mike Williams a l'air ravi de pouvoir enfin jouer deux étés d'affilés avec son groupe. « Nous avions un hologramme maintenant nous avons récupéré le vrai » déclare t-il avant « Jackass In The Will Of God ». Le frontman ne communique pas beaucoup mais a l'air plutôt bien luné, lui qui nous demande de louer le seigneur et avoue qu'il n'a jamais pêché : « je n'ai jamais volé l'eau de Jimmy ».C'était lourdingue et ça sentait le vieux calebar que tu as porté tout le week-end au Hellfest. Miam ! (Clément)

 

Dans la famille des alcooliques du metal après les sludgeurs je voudrais les pirates. Alestorm n'était jamais venu au Hellfest, un véritable événement pour tous les fans de folk. Un événement tel que la Temple est blindée alors même qu'EyeHateGod n'a pas fini son set et que dix minutes avant même qu'un membre de l'équipage n'ait montré son museau, les fans hurlent à s'en faire péter les poumons et jettent des dauphins en plastique dans les airs. Au moment où le groupe monte sur scène on peut facilement remplir une deuxième tente de la même taille. L'orgie s'empare de la Temple, tout le monde chante, danse, les slams éclosent de toute part et j'en suis ravi pour les écossais. Mon avis sur le groupe reste le même qu'avant le début de ce concert, tout cela est bien kitsch et répétitif. Chris Bowen (chant/keytar) a bien essayé de diversifier sa formule sur les albums plus récents du combo, de lui apporter une touche plus moderne et agressive mais cela ne change rien. Un concert assez fun et très pro d'un groupe doué dans son domaine.

Les fans de musette ont du adoré. Vive la gigue ! (Clément)

 

Setlist Alestorm :

Intro (Captain Morgan Dubstep)

Walk The Plank

The Sunk'n'Norwegian

Shipwrecked

Magnetic North

That Famous Ol'Spiced

Nancy The Tavern Wench

Keelhauled

Rumpelkombo

1741 (The Battle Of Cartagena)

Drink

Rum

 

Au même moment où la tornade Alestorm engloutissait la Temple, nous avions également eu le choix du dépaysement avec Cavalera Conspiracy. « Color do Brazil » comme on le dit si bien. Des drapeaux Brésiliens ont été brandis pour accueillir les pères du Thrash Metal Brésilien Max et Igor Cavalera. Vous pouvez dire ce que vous voulez. Même si le Brésil s’est pitoyablement fait lyncher à la coupe de monde de football de 2014, ce sera bien le contraire qui se produira ce soir. La foule est présente et est venue acclamer ses aïeux ! Je serais hypocrite si je vous disais que j’étais venu pour écouter du Cavalera Conspiracy, ce qui m’intéresse avant toute chose, c’est de voir comment le fondateur de Sepultura se débrouille face aux morceaux qu’il a composés il y a plus de vingt ans maintenant. Pour ce qu’il en est, Max se contentera en premier lieux de jouer des morceaux de Cavalera Conspiracy et n’oubliera pas de faire un clin d’œil à Joe Duplantier qui a participé au premier album de Cavalera Conspiracy mais aussi à son pote Phil Anselmo en jouant les premières notes de « Walk » en fin de partie! « Babylonian Pandemonium », « Sanctuary » et « Terrorize » ouvre le score. 3-0 pour le Brésil. Le son est très bon et Max, malgré ses difficultés évidentes, tel un patriarche se fait respecter tel un Dieu par les fans qui ont attendu très longtemps pour le supporter. Une sorte de Cavalera Addicts qui boit les mots de Max et qui n’hésite à appliquer vite fait bien fait les ordres de celui-ci. Résultat ? Le plus grand Circle Pit de la journée a été organisé en un peu de temps pendant « Territory » Mi temps ! Le moment tant attendu « Sepultura time » est enfin arrivé ! Nous aurons droit à plusieurs reprises en masse. À commencer par « Refuse/Resist », « Territory » ou même un medley comprenant  « Beneath The Remains/ Desperate Cry/ Dead Embryonic Cells » pour finir sur le fameux « Roots Bloody Roots » avorté à cause des problèmes de sons dont la MainStage 1 souffre régulièrement depuis le concert d’Airbourne la vieille. C’était un concert mémorable, mais frustrant. On tenait là une des meilleures performances de la journée avec une qualité de prestation et un son digne ! Comment est-ce possible de couper le son sur un morceau aussi emblématique que « Roots Bloody Roots »? (Axl)

 

Setlist Cavalera Conspiracy

Babylonian Pandemomium

Sanctuary

Terrorize

Refuse/Resist (Sepultura Cover)

Territory (Sepultura Cover)

Sum Of Your Achievements (Nailbomb Cover)

Torture

Beneath The Remains/ Desperate Cry/ Dead Embryonic Cells

Killing Inside

We Who Are Not As Others ( + Walk)

Inflikted

Roots Bloody Roots (Sepultura cover)

 

Samael n'a rien proposé de neuf depuis 2011 avec Lux Mundi, cette nouvelle tournée est en fait uniquement centré sur l'album Ceremony Of The Opposites son plus grand classique à l'époque où il donnait encore dans le pur black metal. Un classique dont il n'a quasiment jamais arrêté de jouer « Baphomet's Throne ». Peu de temps avant cette tournée, Mas le bassiste des suisses (ça sonne bien « bassiste suisse ») les a quitté. C'est donc l'occasion de découvrir comment Drop (ex-Sybreed, Obsydians) s'est intégré, au moins sur les planches. Les lights sont toujours aussi belles, il faut dire que Mas est ingé-lumières, et le son est très propre. Peut être trop au goût des fans de l'album joué aujourd'hui qui espérait retrouver l'ambiance de l'album. Ce qu'on peut lui reprocher à coup sûr c'est de ne pas mettre les guitares très avant ce dont ces morceaux ont besoin. Car le groupe a bien le son qu'il utilise sur ses derniers essais, rendant le tout un peu plus moderne que l'original. La tente est bien remplie mais loin d'être gavée, j'aurais vraiment cru que plus de gens seraient intéressés par cette tournée. M'enfin le groupe a un beau parterre de fan et c'est ce qui compte. Makro (guitare) s'est peinturlé le visage en noir pour l'occasion mais c'est bien la seule chose qui ait changé depuis la dernière fois que je les ai vu sur scène. Vorph (chant/guitare) est toujours aussi charismatique, son frangin martèle ses fûts ou ses platines en sautant et Drop se montre bien présent lui aussi scéniquement nous rappelant tout de même que les bassistes de Samael peuvent avoir un visage derrière des cheveux. Vorph m'amuse un peu dans sa communication du jour « cornes en l'air » avant le fameux « Baphomet's Throne » ou encore un « mieux vaut pourrir en enfer que mourir sur terre » avant « Crown ».

Le groupe termine son set avec des titres plus récents et notamment les classiques (« Rain » et « The Ones Who Came Before ») qui ne détonnent pas vraiment dans ce set finalement plus moderne que prévu.

Préférant les plus récentes activité du combo ce set m'a bien plu mais je ne pense pas me tromper en disant que de nombreux fans ont été un peu déçu. Vivement que le groupe propose de nouvelles qui au moins ne choqueront personne puisque Samael n'a fait du black (pas comme il le faisait avant) qu'épisodiquement sur Above (2009) depuis 1994. (Clément)

 

Setlist Samael :

Black Trip

Celebration For The Fourth

Son Of Earth

Till We Meet Again

Mask Of The Red Death

Baphomet's Throne

Flagellation

Crown

To Our Martyrs

Ceremony Of Opposites

Rain

The Ones Who Came Before

The Truth Is Marching

My Saviour

Votre serviteur n'a jamais été fan de Punk. C'est vrai ! Il a toujours préféré écouter du Heavy Metal Traditionnel en Heabanguant tranquillement dans sa piaule. Je n'ai jamais compris cette musique (à quelques exceptions près) et peut-être qu'un jour, le courant passera mieux entre les Punks et moi. Mais, je tiens à leur accorder au moins un mérite à ce style. Son caractère fraternel ! Même si le Punk n'a pas ce caractère technocrate ( assez superficiel en soit, je le conçois ) que j'apprécie, l'énergie qu'ont dégagé des groupes comme The Exploited ou même les Ramoneurs de Menhirs à la Warzone m'a surpris. Cette scène, coupée de tout contact visuel avec les autres emplacements scéniques, aura fait son pleins en ce jour de la fête de la musique. Il y a vraiment quelque chose qui se passe sur scène entre les Punks et leur musique. Wattie Buchan, véritable figure de proue du mouvement Punk a encore de l'énergie à revendre à ses fans (même si sa santé a montré quelques faiblesses dernièrement) et ça fait plaisir à voir ! Ce n'est pas véritablement un simple concert que The Exploited a donné mais une cérémonie qui aura conduit une partie de la fosse à s'inviter sur la scène aux côtés des membres du groupe! « Punk Is Not Dead » et est loin de l'être. Ainsi, on peut comprendre l'enthousiasme des fans de Punk Celtique à l'idée de voir leur groupe favori. C'est vrai, c'est pure. Et si c'était ça la véritable définition du Rock n' Roll ? (Axl)

Je pense garder à jamais en mémoire ce concert fabuleux qu'At The Gates a donné au Wacken 2008, époque à laquelle je ne les connaissais même pas. Bien que son dernier album ne m'ait pas laissé un souvenir impérissable, malgré de bonnes choses il ne faut pas exagérer, j'étais sûr de passer un nouveau moment magique en compagnie Thomas Lindberg et sa bande. Et comme prévu le groupe est parfait. S'installant sur scène sans intro et sans même éteindre les lumières, le quintet s'installe rapidement et entame avec « Death & The Labyrinth », extrait du nouvel album. Tout en classe et en décontraction naturelle qui pète la zen-attitude. C'est directement « Slaughter Of The Soul » qui enchaîne lançant définitivement le show et dont le fameux « GO » est repris par toute la Altar. Les premiers pits naissent à partir du fabuleux « Under A Serpent Sun », Thomas étant un frontman qui préfère visiblement l'exercice du poing en l'air. Je ne suis pas sûr d'avoir gueuler plus « Hey ! Hey ! » à un concert d'Edguy. Les nouveaux morceaux passent plutôt bien le cap, particulièrement « The Circular Ruins » mais il est clair que tout le monde est plus emballé par les classiques, fort heureusement nombreux, dans la setlist. Super moment lorsque Marco Aro (The Haunted) vient cracher ses tripes sur « World Of Lies » avec ses potes, sa voix se mélangeant parfaitement à celle de Lindberg. Avant « Kingdom Gone », l'un des titres les plus rentre dedans du set, Thomas demande si la Altar apprécie le death avant d'enchaîner par « nous ne l'apprécions pas, nous l'aimons » applaudi par un public en délire.

Un moment de pure magie death mélodique, simple et pur. Un des concerts du week end. (Clément)

 

Setlist At The Gates :

Death & The Labyrinth

Slaughter Of The Soul

Cold

At War With Reality

Terminal Spirit Disease

The Circular Ruins

Under A Serpent Sun

Heroes And Tombs

World Of Lies (feat Marco Aro)

Suicide Nation

Nausea

Kingdom Gone

The Book And Sand (The Abomination)

Rappel :

Blinded By Fear

La performance d’Arch Enemy au Splendid de Lille m’ayant totalement bluffé. Je voulais savoir si le projet de Michael Amott était capable de réitérer l’exploit une seconde fois dans la cadre d’un festival de grande envergure. Certes, la setlist est raccourcie mais la qualité est toujours au rendez vous. Tous les sens, plus particulièrement les yeux et les oreilles, sont conviés à ce qui sera désormais un des derniers galas du Hellfest 2015. Le charme évident d’Alissa White Gluz n’y est pas pour rien même si nous constatons qu’elle fait toujours cette fameuse faute de langage « Vous êtes génials » mais nous ne pouvons que l’excuser ! Quoiqu’il en soit, force est de constater que son charme pourrait attirer la foule à elle toute seule. Accompagnée de joyeux garçons d’honneurs, la fête est totale et tourne à l’orgie avec des titres comme « Yesterday Is Dead and Gone » et « War Eternal ». Les suédois profitent d’une qualité de son qui nous envoie au septième ciel. Elle a tout pour faire rougir Korn qui se produit en ce moment même sur la MainStage1 (décidément la Altar n’aura jamais aussi bien porté son nom cette année). Grâce à cela, le show est fluide et le show passe en un éclair de temps. Tout cela grâce à une setlist pertinente construite autour de classiques « Ravenous » (Wages Of Sin), « Dead Eyes See No Future » (Anthems Of Rebellion), « My Apocalypse » (Doomsday Machine) mais aussi et surtout sur les titres essentiels du dernier album, War Eternal, qui ont le mérite de retenir l’attention des fans de dernières minutes avec ni plus ni moins cinq pépites partagées ce soir. En cette nuit du 21 juin, Alissa faisait sa première fois au Hellfest avec ses nouveaux copains mais elle se sentait déjà comme chez elle. La dernière claque de cette édition ! (Axl)

 

Setlist Arch Enemy:

Yesterday Is Dead And Gone

Burning Angel

War Eternal

Ravenous

Stolen Life

You will Know My Name

My Apocalypse

As The Page Burn

My Apocalypse

As The Pages Burn

Dead Eyes See No Future

Avalanche

No Gods, No Masters

Nemesis

 

Et si on se faisait une petite tranche de doom/black metal d'école par l'un de ses géniteurs ?

Triptykon quand même la pure continuité des légendaires Celtic Frost, mené par Tom Gabriel Fisher. Auteur de deux albums dans la droite lignée de Monotheist le dernier album de Celtic Frost. Depuis ses débuts le groupe ne s'en cache pas et lance ses concerts avec « Procreation Of The Wicked ». Lourd et malveillant le lance des riffs bien heavy qui se développent au fur et à mesure. Du bon triton !  Tom est en bonne forme vocale aidés parfois aux choeurs par V.Santura (Dark Fortress) qui assure aussi de bons solos. La bassiste Vanja Slajh est quant elle bien souvent cachée derrière ses cheveux elle qui headbangue non stop. Le set se déroule sous les yeux de Stéphane Buriez (Loudblast) visiblement ravi par le spectacle. Un autre homme heureux c'est Tom, tout du moins c'est ce qu'il nous dit, lui qui avouait dans les pages de Rock Hard avoir pensé au suicide durant la conception de . Ce n'est pas la présentation laconique de « The Usurper », « un titre que j'ai écrit il y a vingt ans », qui nous fait ressentir la moindre chaleur mais nous ne sommes pas là pour ça. Malgré quelques longueurs, la musique convainc pleinement et c'est avec « The Prolonging » et son chant prophétique que le set s'achève sous les applaudissements de la Temple. Un moment noir. (Clément)

 

Setlist Triptykon :

Procreation Of The Wicked (Celtic Frost)

Tree Of Suffocating Souls

Circle Of The Tyrants (Celtic Frost)

Goetia

Altar Of Deceit

The Usurper (Celtic Frost)

The Prolonging

 

Que serait un Hellfest sans Phil Anselmo ?

Lorsque Philou ne joue pas avec Down, Philou vient avec son projet solo (Phil.H.Anselmo & The Illegals), lorsque a joué avec son projet solo il revient avec Superjoint Ritual. Pour un peu je suis presque déçu de ne pas l'avoir vu taper le feat ou moins venir emmerdé ses potes sur scène, particulièrement ses potes de EyeHateGod avec qui il était monté sur scène en 2009. Je rappelle aussi qu'en 2013 le mec était monté sur scène avec Voivod et Accept. La tente est archi-blindée et il est clair que tout le monde est là pour voir Phil et pas Superjoint Ritual et l'on s'en rend compte avant même puisque chaque musicien s'installe tranquillement à son poste et il faut attendre l'arrivée de Phil pour entendre une véritable clameur. Comme il le précise d'entrée de jeux, car oui l'ex-Pantera est chez lui et tape un speech d'entrée de jeux (et demande direct des circle pits partout), c'est le premier concert de Superjoint en France et donc un petit événement. Un petit événement certes mais qui n'intéresse vraiment que quelques fans, Superjoint étant loin d'être le projet d'Anselmo le plus connu. Avec seulement cinq sorties entre 2002 et 2004 (dont deux lives et deux opus), le groupe pratique un crossover sludge/thrash punky assez brutal mais surtout extrêmement gras. Chose dont l'intéressé principal est tout à fait au courant. Ainsi il demande qui avait déjà écouté du Superjoint avant le concert. Et évidemment tout le monde (ou presque) est là pour voir tonton Philou et réagit à un battement de ses cils. Au point que lorsqu'il rote il se fait acclamer. Le concert est vraiment bon enfant avec un son bien poisseux qui donnent envie d'headbanguer et de se jeter dans le pit. Sa voix maintenant bien fatiguée et explosée colle bien plus à ces plus bourrin qu'à Down dans lequel il peine de plus en plus. La setlist pioche principalement dans Use Once And Destroy (2002), son premier album, ne laissant qu’un seul extrait à A Lethal Dose Of American Hatred (2005).

Une chance qui ne reproduira pas de sitôt de voir ce projet pas dénué d'intérêt de Mr Anselmo et surtout un très bon concert dans une ambiance familiale.

Alors on se dit à l'année prochaine avec Christ Inversion ou Arson Anthem ? (Clément)

 

Setlist Superjoint Ritual :

Oblivious Maximus

It Takes No Guts

Everyone Hates Everyone

The Introvert

4 Songs (extrait)

Antifaith

Drug Your Love

Little H

Haunted Hated

Creepy Crawl

The Alcoholik

Fuck Your Enemy

Ozena

Waiting For The Turning Point

 

Vous allez dire que je suis vraiment un enfoiré de faux cul, je dégueule sur Alestorm et au final je vais voir In Extremo. Mais pour une raison qui m'échappe, alors que je n'écoute pas du tout de folk, j'apprécie encore énormément les teutons. Peut être par ce que je les ai souvent vus à une époque, par ce qu'à cette époque j'en écoutais très souvent. Même en prenant cela en compte je n'ai pas honte d'écouter In Extremo, car le groupe assume son délire depuis ses tenues de scène jusqu'à utiliser de la vielle à roue et des instruments dont j'ignore complètement le nom (pour les « vrais » celui que Dr Pymonte utilise et représente le logo du groupe). Et puis après Tryptikon j'avais envie de finir le festival dans la joie et la bonne humeur. Bref malgré la concurrence de Nightwish le septet se produit dans une tente bien garnie mais surtout très motivée. La setlist est un condensé de tous les « tubes » du combo, seul manque « Spielmannsfluch » à l'appel ce qui est absolument scandaleux. Je découvre pour l'occasion Specki TD, leur nouveau cogneur, une excellente recrue dotée d'un jeu visuel et énergique ainsi que d'un très bon jeu sur les cymbales. Il faut entendre une fois dans sa vie Michael (chant) tenter de s'exprimer en anglais (pour un peu je n'ai pas compris le mot « girls ») pour un résultat très approximatif mais assurément drôle. Afin de coller sûrement au metal le vocaliste s'éclate à placer quelques growls bien maîtrisés et « Sängerkrieg » est accéléré plus que de raison. C'est « Ai Vis Lo Lop » « une chanson en vieux français » dixit Michal qui achève le set dans la joie et la bonne humeur.

Pas déçu d'avoir assumé ma beauferie, je me suis éclaté comme un petit fou et j'en aurais bien repris une ou deux (genre « Spielmannsfluch »). (Clément)

 

Setlist In Extremo :

Frei Zu Sein

Vollmond

Herr Mannelig

Sängerkrieg

Erdbermund

Liam

Küss Mich

Rasend Herz

Ai Vis Lo Lop

 

Ce Hellfest anniversaire aura tenu ses promesses ! Dans une chaleur harassante qui nous a rappelé la précédente édition, on ne peut que saluer l’initiative de mettre de l’herbe un peu partout sur le site qui a rendu l’air plus respirable et l’on ne s’acharnera pas sur les quelques « problèmes » évoqués en préambule du premier jour. Car lorsque la musique et l’accueil des festivaliers sont bons n’est ce pas l’essentiel ? On retiendra longuement en mémoire les prestations de Faith No More, Venom, Judas Priest ou encore At The Gates. Tout comme cette incroyable bataille de caddies au camping, prise en charge par la sécurité du festival ( !). Le Hellfest est définitivement l’un des plus beaux festivals au monde et il nous faut en tant que français chérir un tel événement. Si Satan le veut nous nous retrouverons l’année prochaine !

Top 5 concerts de la rédaction:  

Clément Robert:

Faith No More

At The Gates

Backyard Babies

Mastodon

Judas Priest

 

Axl Meu:

Venom

Faith No More

Alice Cooper

Cavalera Conspiracy

Ace Frehley

 

François Lampin:

Obituary

Limp Bizkit

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