Live Report - Hellfest Samedi (20/06/2015)

La nuit a été courte mais le temps n'est pas au repos et tandis que je bats pour pouvoir prendre une douche, mon collègue Axl se retrouve devant les scènes dès midi. Si une chose nous réunit aujourd'hui c'est bien l'excitation qui entoure ce premier concert de Faith No More au Hellfest, véritable tête d'affiche du jour pour notre part. Et c'est reparti !

Il y a encore quelques années de cela, les Butcher Babies étaient encore inconnus du grand public. Mais nous ne pouvons pas cacher notre étonnement face à l’explosion si soudaine du groupe. Je pense que les deux grondeuses Hedi et Carla n’y sont pas pour rien à voir la populace ambiante présente face à la MainStage. Curieux et fans, seront sur place et mis en joie grâce à la performance efficace non seulement de leurs propres morceaux (« Mr. Slowdeath ») mais aussi de reprises comme « Crazy Horses » (The Osmonds) mis en forme avec un mixage plus qu’honorable. Y’a pas à dire, Butcher Babies est sûrement l’un des groupes les plus prometteurs du moment ! Il s’avère être la grosse surprise de la journée! Et pourtant, il n’est qu’une heure…! (Axl)

 

Setlist Butcher Babies:

The Cleansing

The Mirror Never Lies

Goliath

Beer Drinkers and Hell Raisers (ZZ Top Cover)

Jesus Needs More Babies For His War Machine

Mr. Slowdeath

Monster’s Ball

Crazy Horses (The Osmonds Cover)

I Smell a Massacre

Magnolia Blvd.

Si Crusher célébrait son retour sur scène le 25 avril dernier à l’Aéronef (lors des trente ans de Loudblast), il est évident que cette date n’avait rien à voir avec le public auquel le combo Alsacien a du se confronter au Hellfest. Le groupe n’a donc rien laissé au hasard pour prouver qu’il a encore sa place auprès des plus grands du Thrash/Death Français. Dès notre arrivée sous la Altar, le concert est déjà bien entamé mais nous ne cachons pas notre plaisir de constater l’aspect comble de la tente. Crusher jouit d’une qualité de son très bonne et favorisera l’aspect scénique de son show. À noter l’intervention des deux performeuses qui passeront sous le crible de Crass, galant frontman qui n’oubliera pas de rendre hommage à son pote Steeve de Zuul Fx. Pendant que nous en prenons pleins la face, force est de constater que le chanteur en tant que leader incontestable du combo est tout à son aise sur scène et cela se voit chez les Headbangueur qui prennent plaisir à se tuer les uns aux autres sur les classiques du groupe mais aussi leur morceaux plus récents tout droit sortis de leur nouveau split Blast From The Past en compagnie de Mercyless. Pour faire court, Crusher s’est fait plaisir et vous nous en voyez ravis ! À suivre… (Axl)

 

La déception d'avoir raté Zuul FX et The Answer est forte mais tel est le lot d'un festival. Je décide donc d'aller voir Ghost Brigade dont je gardais un bon souvenir du Summer Breeze il y a trois ans. Le combo de dark metal à la Katatonia se retrouve à 14h sur une grande scène, une place discutable pour un groupe qui développe des ambiances aussi planantes, lancinantes et vaguements dépressives. On l'aurait bien plus vu sous une tente où sa musique aurait eu bien plus de sens. Reste que la musique est excellente, les « cordistes » headbanguent à l'unisson tandis que Manni Ikonen (chant) est accroché tel une moule à son rocher à son pied de micro.

Pas vraiment à leur place, les finlandais ont assuré un bon set. A revoir en salle. (Clément)

Pendant que nous nous plaçons à notre aise pour apprécier le show de Ace Frehley à la MainStage 1, Ghost Brigade envoie la sauce de l’autre côté. Malgré une fosse assez mole, le groupe délivre un Metal Atmosphérique de qualité qui nous fait patienter de manière agréable la comète du SpaceMan. Vous cacher ma joie de voir pour la première fois ce géant du Hard Rock serait inutile. Pourtant Ace Frehley a encore tout à prouver sur scène avec son projet. Tout ça à cause d’une discrétion scénique dans l’Hexagone de l’ex-membre de Kiss. Quoiqu’il en soit, il est là pour le plaisir de nos yeux et de nos oreilles ! L’intro « Fractured Mirror » où comment jouer avec la nostalgie des fans… C’est parti avec « Rocket Ride » de vous savez qui… Mais ne vous mécontentez pas, le Spaceman ne se contentera pas de reprendre les tubes de son ancienne bande ! Bien sûr, quelques incontournables de Kiss seront interprétés comme « Love Gun », « Shock Me » et « Deuce », précédé d’un solo de guitare qui délogera cette dernière de fumée. Mais ce moment au Hellfest est aussi l’occasion de présenter de nouveaux morceaux issus de ses albums solo Post-Kiss comme ceux de son dernier opus en date, j’ai nommé Space Invaders. Les titres sont joués de la manière la plus sobre possible. Mais ces morceaux ont un tel impact sur les fans que nous l’en excusons. Simplicité est le maître mot du concert. Ace, qui a troqué son maquillage pour une paire de lunette, n’est pas le seul Frontman de la performance. Car il laisse à plusieurs reprises ses acolytes s’exprimer, ce qui est là un des gros plus du concert ! Néanmoins, malgré les efforts de l’ex-membre du Bisou à faire oublier sa carrière avec Kiss, les fans brandissent les pochettes format vinyle de la formation. Après une telle performance, nous ne pouvons que rester dubitatifs quant à son avenir. Lui, Peter, Gene et Paul, c’est fini, pour toujours ? Seul l’avenir nous le dira. (Axl)

Setlist Ace Frehley:

Fractured Mirror (Intro)

Rocket Ride

Toys

Love Gun (Kiss Cover)

Space Invader

Snowblind

Rock Soldiers

Bass Solo

2 Young 2 Die

Shock Me (Kiss Cover)

Ace Frehley Guitar Solo

Deuce (Kiss Cover)

Ils sont de retour ! Les rois du sleaze sont enfin revenus d'entre les morts après cinq longues années de pause. Pourtant l'affluence est loin d'être aussi importante que ce que l'on aurait pu l'attendre pour le retour français de Backyard Babies. D'entrée le groupe envoie « Th1rte3n Or Nothing », son nouveau single, qui fait encore plus mouche live que sur bandes. Le reste de la setlist est un enchaînement des classiques du groupe que l'on trouve pour la plupart sur la compile Them XX sortie en 2010 (« Highlight », « The Clash », « Abandon »...), d'ailleurs « Highlight » aurait sûrement été plus à sa place en milieu de set et non au début mais ça n'est qu'un détail. Au rayon des surprises on note la présence de l'excellent « A Song For The Outcast » (Stockholm Syndrome, 2003), pas toujours joué et dédié à tous les parias, par un groupe extrêmement motivé. A tel point que Dregen (guitare/chant) se retrouvera avec une extinction de voix après le concert. Les suédois prennent le temps d'interpréter « Abandon », ballade sympathique qui permet à Dregen et Peder Carlsson (batterie) de se griller une clope. Le punky « Loot At You » réveille un peu un public qui a bien du mal à répondre aux appels de Nicke Borg (chant/guitare), lui qui présente le plus émotionnel « Nomadic » comme l'un de ses titres préférés de Backyard. En conclusion, c'est bien évidemment le tube « Minus Celsius » qui achève les fans avec sa mélodie si reconnaissable. L'un des concerts du week end pour votre serviteur, dommage que le public ne l'ait pas plus suivi et encore moins soutenue. (Clément)

 

Setlist Backyard Babies :

Th1rte3n Or Nothing

Highlight

Brand New Hate

The Clash

A Song For The Outcast

Dysfunctionnal Professional

Abandon

Look At You

Nomadic

Minus Celsius

Ce serait un mensonge que de dire que le Folk Metal a perdu de crédibilité en cette décennie. S’il est vrai que maintes formations de la trempe étaient à leur apogée dans les années 2000’s, beaucoup de ces groupes jouissent encore de cette notoriété acquise lors de cette décennie comme Finntroll. Comme le dit le fameux adage, les retardataires ont toujours tord ! Et la prestation de Finntroll ne manquera pas de bien exprimer cela. La Temple est blindée et nous peinons à rentrer dans la tente dix minutes avant le début des hostilités. Mais pour leur prestation au Hellfest, les formations ont tout misé sur un show simple et carré construit autour de classiques de la bande comme « Solsagan » et surtout le fort attendu « Trollhammaren ». Ce manque d’originalité ne gêne pourtant pas les aficionados du groupe qui se donnent à cœur joie pour chanter tant bien que mal les refrains en Finlandais du groupe. Le concert est bon, le son est correct mais combien de temps encore un tel groupe pourra rester au top s’il ne se remet pas en question pour innover. Un peu de sang neuf ne pourrait que leur faire du bien ! (Axl)

 

Setlist Finntroll:

Vindfard

Manniskopesten

Mordminnen

Solsagen

Nattfodd

Nar Jattar Marschera

Skogsdotter

Haxbrygd

Jaktens Tid

Blodsvept

Trollhammaren

Under Bergets Tot

Le gratteux le plus chapeauté de tous les temps revient à Clisson pour la troisième fois, son nouvel album, World On Fire, sous le bras. L'occasion pour Myles Kennedy (chant, Alterbridge) de jouer pour la troisème années consécutive au Hellfest et de voir que les gens sont loin d'en avoir marre de ses groupes après le succès d'Alterbridge l'an dernier. L'ambiance décolle dès les premières notes de « You're A Lie » et les fans reprennent même la mélodie de « Avalon », pourtant pas le titre le plus connu du set. Alors rien de nouveau sous le soleil, « Nightrain » débarque comme d'habitude en deuxième position, premier tube de Guns'N'Roses que Slash et ses Conspirateurs jouent pour nous. Pas grand chose à dire sur la tenue de scène, ça joue bien, ça chante super bien mais pourtant rien n'y fait. Ce n'est pas un secret mais le beau mec est plus un chanteur qu'un frontman et le concert d'aujourd'hui manque vraiment d'un côté plus frontal que celui-ci doit avoir. Du coup on se surprend à écouter les morceaux et pas vraiment à regarder la prestation de ce diable de guitar hero, lui qui s'éclate à sortir un tas de double guitare notamment une électrique/acoustique sur « Anastasia ».

Le public exulte littéralement dès les premières notes de « Sweet Child O'Mine », une mélodie qui n'était à la base qu'un échauffement pour le chapeauté.

Slash a manqué de quelque chose pour vraiment convaincre. (Clément)

Setlist Slash :

You're A Lie

Nightrain (GNR Cover)

Avalon

Back From Cali

You Could Be Mine (GNR Cover)

The Dissident

World On Fire

Anastasia

Sweet Child O'Mine (GNR Cover)

Slither (Velvet Revolver Cover)

Paradise City (GNR Cover)

Les grandes scènes sont un peu désertées pour l'arrivée de Killing Joke, la concurrence de Body Count et Ensiferum est rude pour un groupe qui n'a jamais joui d'un succès de masse. Sa carrière a toujours été compliquée à suivre passant du coq à l'âne sans problème, de l'indus à la new wave. Chose qu'il fait encore sur scène aujourd'hui. La réputation de Jaz Coleman le précède, le bonhomme arrive un sourire machiavélique au visage avant de balancer un chant habité vraiment impressionnant. Une abondance de grosse caisse gâche quelque peu la fête alors qu'un cracheur de flammes fait son apparition dès le classique « Wardance ». Je souhaitais réellement découvrir le groupe en live et me rends compte finalement qu'il est très compliqué de suivre les anglais dans toutes leurs expérimentations. A revoir un peu plus préparé. (Clément)

 

Setlist Killing Joke :

The Wait

Wardance

Requiem

The Beautiful Dead

Exorcism

Asteroid

Money Is Not Our God

Autonomous

Pssyche

Pandemonium

Déjà auteur d'une prestation remarquée et suivie (c'est peu de le dire) il y a deux ans, revoilà les barbus de ZZ Top ! Réunissant une foule un peu moins massive que lors de leur première venue le trio texan est venu répandre la bonne parole de son rock bluesy et sudiste à la face des metalheads. Comme pour Alice Cooper la veille, pas besoin de bouchon pour apprécier l'excellent son. A croire qu'il n'y a que les vieux qui ont compris qu'un son raisonnable faisait parfaitement son affaire. Et c'est donc parti pour une heure de classique dans tous les sens, des classiques qui font bouger du popotin ou taper du pied. Chaque chanson est basée sur bien peu de choses et pourtant on se fait avoir à chaque riff. Soyons quand même honnête, pour peu qu'on aime pas le style, le concert peut se montrer bien long car il ne se passe pas grand chose sur scène. Mais qui sérieusement n'aime pas « Got Me Under Pressure », « Sharp Dressed Man » ou encore « Tush » ?

La grande classe tout simplement. (Clément)

Setlist ZZ Top :

Got Me Under Pressure

Waitin' For The Bus

Jesus Just Left Chicago

Gimme All Your Lovin'

Pincushion

I Gotta Get Paid

Foxy Lady (Jimi Hendrix Cover)

Sharp Dressed Man

Legs

La Grange

Tush

Enfin les « fat bastards » sont là ! Depuis son retour au charbon en 2009, Faith No More n'avait pas posé ses flightcases à Clisson. Une honte fort heureusement réparée pour les dix ans du festival. Dire que j'ai attendu de revoir le groupe après ce putain de concert au Sonisphere 2012 serait un doux euphémisme. Chaque minute de ce concert avait eu l'effet de mille caresses, un régal pour les papilles. Pas vraiment convaincu par leur dernier album, Sol Invictus, j'attendais de voir ce que les nouveautés donnaient sur scène histoire de me faire un avis définitif. Car cet album n'est pas à jeter, c'est certain mais il manque la folie orchestrée qui faisait de FNM les rois du fusion. Dès « Motherfucker » je suis sur le cul, déjà car l'ambiance est énorme (Clisson veut absolument avoir cet enculé au téléphone) et fait tout de suite oublié le public d'Amnéville il y a trois ans mais surtout par ce que le morceau que j'aime le moins de Sol Invictus vient de me mettre à genoux. Certes il reste étrange de lancer un show avec un titre pareil mais c'est bien cette folie qui caractérise la bande à Roddy Bottum. Dès « Evidence » Mike Patton annonce qu'il veut transformer le Hellfest en « HeavenFest », pour ce faire le quintet a choisi une setlist à des kilomètres du metal. Une espèce de gros doigt d'honneur qui n'a pas plu du tout à certains et pourtant il y a trois ans déjà le groupe ne jouait pas plus de titre « metal ». C'est un style dans lequel le groupe ne se reconnaît clairement plus (il suffit d'écouter la prod de son dernier album) et même si ces provocations sont inutiles (Roddy va jusqu'à dire « vous êtes mignons, j'ai du baisé certains d'entre vous ») elles représentent bien l'état d'esprit FNM. Sur leur fameuse reprise de « Easy », Patton nous offre un quart d'heure de gloire dont il a le secret. Visiblement amusé par le t-shirt « Sécurité » porté par le vigile devant lui, il descend dans le pit à photo lui piquer. Il le garde tout le concert en plaçant un petit : « il est un peu grand pour moi » hilarant. Ce tube intemporel est une preuve ultime que Billy Gould (qui headbangue comme au premier jour) et Mike Bordin forment une des sections rythmiques les plus efficaces et groovy de tout les temps. Sur les nouveaux extraits seul « Black Friday » demeure en demi-teinte malgré des vocaux de Patton toujours aussi géniaux. Titre extrêmement rare, véritable cadeau à Clisson, « Everything's Ruined » n'a jamais rendu le groupe aussi classe. Par contre comment expliquer l'absence de « Digging The Grave » dans la setlist ? Le son est excellent, après un léger manque de guitare au début du concert, le tout est parfaitement équilibré mais quelques coupures viennent quelque peu nous effrayer. FNM revient avec « Cone Of Shame » (auquel j’aurais personnellement préféré « Rise And Fall ») et son intro western qui passe une fois de plus mieux que son pendant studio. Comme à son habitude le groupe a gardé une reprise étrange pour son final, cette fois c'est le standard du pianiste Burt Bucharach qui y passe : « This Guy's In Love With You ». Un moment magnifique qui pue la classe et le sexe sur lequel Patton met encore tout le monde à genoux.

A l'image de son dernier né, ce set ne fera pas l'unanimité mais FNM a balancé un show d'une classe absolue, maîtrisée de bout en bout à l'ambiance très différente de tout ce que l'on a pu voir ce week end. A tous ceux qui pensent que les fat bastards se sont assagis, non Faith No More est toujours aussi barge et se fout de la gueule de tout le monde. Lorsqu'on a leur talent on peut tout se permettre et c'est à la fois rageant et délicieux. (Clément)

 

Setlist Faith No More :

Motherfucker

Be Agressive

Caffeine

Evidence

Epic

Black Friday

Everything's Ruined

Midlife Crisis

The Gentle Art Of Making Enemies

Easy (Commodores Cover)

Separation Anxiety

Cuckoo For Caca

Matador

Ashes To Ashes

Superhero

Rappel :

Cone Of Shame

We Care A Lot

This Guy's In Love With You (Burt Bacharach Cover)

 

Après un feu d’artifice grandiloquent (sur fond d'AC/DC, Slayer, Queen ou encore Iron Maiden) et un beau message, je me retrouve devant Scorpions. C’est un groupe qui a bercé toute mon enfance, mais ils ne m’impressionnent plus autant qu’avant. Sa prestation du jour paraît bien molle malgré un Klaus Meine en bonne forme vocale. Les craintes ressenties sur Faith No More s'avèrent justifiées alors que le son coupe sur « The Zoo ». Plus que jamais ça sent la fin pour les Scorps.

Cette fameuse impression qui consiste à me faire croire que j’assiste au même concert depuis cinq ans m’a amené à assister un des meilleurs concerts de la Temple en ce jour. Obituary qui est revenu sur le devant de la scène avec l’excellent Inked In Blood. Si une expression pouvait définir le groupe, ce serait « Rouleau compresseur ». Les Américains sont en forme et heureux d’être. Les bougres sont tellement en joie qu’ils ameuteront les fans dans le pit. Je ne peux donc pas m’empêcher de faire la comparaison avec la fleur fanée de Scorpions qui peine à régler ses soucis de sons comparé la machine d’artillerie d’Obituary qui dévaste tout sur son passage avec ses classiques tirés de Slowly We Rot (« Til Death »« Bloodsoaked », « Intoxicated », « Slowly We Rot »), Cause of Death (« Infected »)  mais aussi et surtout de sa dernière offrande avec ni plus ni moins cinq morceaux interprété ce soir. Le show est monstrueux et je ne regrette pas d’avoir snobé un des groupes préférés pour Obituary ! Le rendez vous est dorénavant pris en Septembre au Gohelle Fest. (Axl)

 

Setlist Obituary:

Redneck Stomp

Century Of Lies

Visions In My Head

Infected

Intoxicated

Bloodsoaked

’Til Death

Don’t Care

Violence

Don’t Care

Violence

Back To One

Dead Silence

Back On Top

Inked in Blood

Slowly We Rot

From The Very Depths marquait le retour triomphal des Britanniques de Venom en Janvier. Excellent pour faire court, j’en attendais beaucoup de ce concert, qui pour était moi ma toute première fois avec la bande de Cronos ! Et pour le moins que je puisse dire, je n’ai pas été déçu, loin de là ! Grâce à une qualité de son exemplaire, le parrain de la future Reine d’Angleterre joue bien son rôle en faisant profiter les retardataires de ses nouveaux titres comme « Rise » et « Long Haired Punk ». Le fichtre n’hésitera pas à cracher sur les politics qui sont la cause, d’après lui, de l’absence d’effets pyrotechniques. De leur faute, les flammes, initialement prévues pour le show, ont été refusées. « Ça manque de flammes ici ! C’est de leur faute ! Mais ne nous inquiétiez pas, nous serons de retour pour faire cramer la place ! ». Peu importe, le charisme du gnome aux piques comble le show à lui tout seul et nous en prenons pleins la face pendant les premières pépites « Die Hard » et « Bloodlust ». Néanmoins, si Venom expose ses nouvelles compositions, les plus attendues demeureront toujours celles invoquées dans les albums Black Metal (« Black Metal », « Buried Alive », « Countess Bathory ») et Welcome To Hell (« Welcome To Hell », « 1000 Days In Sodom », « Witching Hours »). Je vendrais mon âme à la mort pour revenir à l’interprétation du fameuse passage de « Black Metal » qui a marqué toute une génération « Lay Down Your Soul To The Gods Rock n’ Roll ». Mais pour cela il me faudra attendre le mois d’Aout et l’Alcatraz Fest à Courtrai ! (Axl)

 

Setlist Venom:

Rise

Bloodlust

Die Hard

Long Haired Punk

Grinding Teeth

Buried Alive

The Evil One

Welcome To Hell

1000 Days In Sodom

Countess Bathory

Warhead

Rappel:

Black Metal

Witching Hour

Je ne pouvais pas rater ce concert, car il y a déjà cinq ans je les ratais en tête d'affiche du vendredi au Hellfest, ma première et dernière occasion de voir le groupe avec Evan Seinfeld (Attika7).

Secoué en effet, par le départ de son chanteur emblématique Evan Seinfeld en 2011, Biohazard s'est remis en engageant Scott Roberts qui avait tenu la guitare solo entre 2002 et 2005. Un chamboulement qui a un peu fait passer son nouvel album, Reborn In Defiance, au second plan. Lui qui a parfois quelque peu les fans. Qu'à cela ne tienne, les légendes du hardcore sont une valeur sûre et chacune de ses sorties est l'occasion d'un beau bordel. Rapidement l'on se rend compte que Scott est un clone d'Evan, chauve, juste un peu plus grand et moins carré, la voix un peu moins brisée que son prédécesseur mais pour un peu on jurerait qu'il ne s'est rien passé dans le groupe. Relégué sur le côté gauche, le bonhomme est bien intégré et donne de sa personne en jumpant dès qu'il en a l'occasion, mais l'on sent par cette position qu'il s’impose pas comme remplaçant de l'ex mari de Tera Patrick. Le rôle de frontman est désormais plus laisser à Billy Graziadei (chant/guitare), véritable poix sauteur intenable qui attend « Chamber Spins Three » pour rendre une première visite aux premiers rangs. Son camarade six-cordiste Bobby Hambel n'est pas en reste, il ne cesse de demander au public de jumper, lui même n'arrêtant qu'en de rares occasions. Un guitariste très sous estimé pour un mec capable d'envoyer d'excellents solos tout en faisant des tours sur lui même ou en sautant partout. Alors que le groupe a un léger contretemps pour entamer « How It Ends » Billy s'exclame : « Si tu veux voir des pros va voir Metallica, ça c'est du hardcore ». Leur hardcore à tendance hip hop est d'une efficacité redoutable en live mais conscient que le public est un peu fatigué, Billy a une idée pour relancer définitivement la machine : il invite les gens à monter sur scène après « Vengence Is Mine » (seul extrait du dernier album) en milieu de set. Résultat très vite on ne voit presque plus Danny Schuler (batterie) et quelques furieux tentent des slams sur scène. Après quelques titres, viré tout ce beau monde est un calvaire qui prendra de longues minutes. Comme il l'a toujours fait Billy termine le concert dans le public, laissant la scène à ses camarades.

Pour mon seul concert de la Warzone cette année je me trouve gâté. (Clément)

 

Setlist Biohazard :

Wrong Side Of The Tracks

Shades Of Grey

Urban Discipline

Chamber Spins Three

Tales From The Hard Side

Down For Life

Vengence Is Mine

How Is It

Love Denied

We’re Only Gonna Die (Bad Religion Cover)

Victory

Punishment

Hold My Own

La deuxième cartouche vient d’être tirée… La journée du 20 juin au Hellfest était l’une des importantes du festival. Tous les genres étaient définitivement représentés et à l’unisson. Ainsi les fans de Faith No More entraient en cacophonie avec les vieux de la vieille de Scorpions. Pas fan de ces groupes ? J’espère que vous vous êtes rattrapés pendant Obituary ou même Venom qui demeurent à coup sûr dans le palmarès du top des concerts auxquels la rédaction a assisté ce weekend ! En attendant le bilan final, il est l’heure de se coucher non sans aller se rincer l’œil devant les Fuel Girls au Metal Corner, car la dernière journée est loin d’être tout repos avec encore une cinquantaine de groupe qui valent le détour !