Rotten Liver - Purification By Debauchery

Rotten Liver est un groupe de Black Métal venant de sortir son premier EP Purification By Debauchery. Il est produit par Mortis Humanae Productions, à qui l’on doit également le groupe Nemesis Irae/Black metal avec lequel nous avions bossé, il n’y a pas si longtemps que ça, à l’occasion de la sortie de leur dernier album Eradikate Kampaign

On reste donc dans le Black, vous l’aurez compris, l’EP de 4 titres offre un bel aperçu de l’univers et du potentiel de Rotten Liver.

Line up :

J-L: Basse/voix
P.V.R: Batterie
V.L: Guitare
T.D: Guitare

L’artwork choisi est assez attrayant par son aspect simpliste, mais il symbolise également une certaine distance avec le registre black, marqué par un fond blanc contrastant encore plus avec les croquis d’os. Allons-nous ressentir cette démarcation dans la musique ? Nous en saurons certainement plus lors de notre analyse, et celle-ci commence dès maintenant.

On notera premièrement un aspect à la fois plaisant et intéressant, car même si Rotten Liver est catégorisé dans le black, nous pouvons aisément sentir une certaine liberté dans la structure de leurs morceaux. On a le sentiment que le groupe ne souhaite pas se limiter aux règles disons « classiques », apportant une touche à la fois personnelle et innovante.

C’est avec Infamous Nil que nous débutons, premier titre de cette production. Mixage et qualité son plus que respectables pour un EP avec des touches « black-brouillon », une introduction assez courte mais suffisamment violente pour nous faire entrer directement dans un monde noir et torturé. Une première chanson très prenante de par sa rythmique envoutante et la voix bien ancrée de JL. Les nombreux breaks aèrent le morceau avec technique et efficacité. Les guitares se marient bien, avec des touches mélodiques qui apportent richesse et couleurs.

Surprise avec le titre suivant, aux airs psychédéliques avec son introduction distordue (qui, il me semble, aurait très bien pu faire office d’entrée pour un morceau de Metallica). En effet Become The Arcanthropos nous invite à apprécier une expérience un peu plus décalée. Par décalée, comprenez bien le terme sous le signe de la différence, car même si les caractéristiques du black sont indéniablement présentes, nous avons ici un aperçu plus personnel de ce que signifie le registre façon Rotten Liver. On appréciera surtout l’utilisation de double pédale signée P.V.R.

J’aimerai faire une parenthèse sur la maîtrise des guitares qui sonnent agréablement bien, avec une structure à la fois logique et complexe. Encore un point innovant et appréciable pour ce groupe qui pose sa marque de fabrique. Une signature pouvant se révéler, par la suite, comme un atout majeur.

Black’n Rot, 3e composition Rottenienne, s’ouvre avec une intro aux sonorités Metal Indu et pour illustrer mes propos, je vous conseille d’écouter l’introduction de Zwitter/Rammstein (fort similaire). Rassurez-vous, la similitude se limite aux premières secondes de ce morceau. On trouvera sur ce titre des passages thrash/black et surtout un refrain reconnaissable.

L’EP se termine sur Purification By Debauchery, morceau éponyme, qui marque définitivement la marque de fabrique grâce aux guitares et aux rythmes puissants de la batterie. Ce morceau est d’après moi le plus agressif et il nous réconforte en quelque sorte. Changement de rythmes, touches mélodiques en arrière-plan, son dissonant, voix gutturale/scream et pour booster le tout une batterie surpuissante quand il le faut.

Au final, c’est un EP plus qu’intéressant que nous offre Rotten Liver, avec une personnalité musicale très forte et un savoir-faire innovant. Je n’hésiterai pas à dire qu’il figure dans mon classement des meilleures découvertes 2013. Groupe à suivre donc de très près.

L’équipe Metal Cunt souhaite le meilleur pour le futur du groupe.

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