Serenity - Codex Atlanticus

 

Deux ans après War Of Ages le groupe autrichien de power symphonique revient sur le devant de la scène avec un concept album autour de Leonard De Vinci. Codex Atlanticus, son cinquième opus est sortie le 29 janvier dernier. Cependant, le groupe s'est entre temps séparé de sa chanteuse, Clémentine, qui avait pourtant apporté un peu de fraicheur dans War Of Ages après un Death And Legacy plutôt fade.

 

Line-up :

Georges Neuhauser : Chant

Cris Hermsdörfer: Guitare, chant

Fabio D'Amore : Basse, Chant

Andreas Schipflinger : Batterie, Chant

Après avoir remercié Clémentine Delauney (Melted Space, ex-Whyzdom, Visions Of Atlantis) pour sa collaboration sur War Of Ages aux côtés de Georges Neuhauser au chant, Serenity revient à ses débuts avec seulement un homme au chant. La musique reste globalement la même, douce et énergique, le chant féminin en moins. L'accent est d'avantage mis sur la mélodie générale, avec un orchestre, et sur le chant du charismatique Georges Neuhauser rappelant celui de Tommy Karevik (Kamelot), même si c'est assez efféminé, il faut le dire.

Après une intro calme et mélodique, on pénètre dans un univers médiéval, appuyé par la voix de Georges puis empressé par le second titre, Follow Me, de suivre le narrateur. Le groupe combine sympho et power dans ses titres, en résulte des titres comme 'Fate Of Light', 'Sprout Of Terror', 'Reason' ou 'Spirit In The Flesh' cotoyés par des titres plus calmes. On pense notamment à la ballade 'The Perfect Woman', où l'on peut entendre des choeurs et où tout le groupe chante non sans un côté épique. Certains titres présentent aussi un côté power comme 'Spirit In The Flesh' ou speed sur 'Sprouts Of Terror' très appréciable. Le groupe démontre qu'il sait aussi bien se la jouer mélodique tranquille que heavy un peu plus fort même si on est évidemment loin d'un heavy classique plus bourrin.

Malgré cela il faut l'avouer, passé un 'Iniquity' assez épique, on a quelque peu l'impression d'entendre la même chose sur le reste de l'opus. L'album en lui-même est un mélange plutôt sympathique de metal sympho/mélodique et de bon power mais la part symphonique du groupe semble prendre le dessus sur la part power, et l'ensemble se retrouve finalement être un peu mou et déséquilibré. Quelque peu décevant lorsque l'on s'attend à écouter un mélange harmonieux entre power et sympho qui vend du rêve.

Codex Atlanticus est un album plaisant à écouter, porté par la voix de Georges et par l'orchestration. Leur talent a tout de même su relayer le passage de Clémentine dans le passé pour nous faire un opus correcte bien qu'un peu décevant. Cependant, passé les trois premiers titres, l'album devient assez prévisible, peu de surprise pénétrant nos oreilles attentives. Il n'y a plus qu'à espérer que ce coup de mou ne soit que passager.

Jo