shEver/Spancer - Path Of Death (Split)

shEver se trouve être un quartet 75% féminin qui nous vient de la belle suisse et qui, contrairement à Crucified Barbara (qui est l'exemple le plus parlant de groupe 100% féminin aujourd'hui) s'intéresse plus à la déprime et à la morosité qu'à la fête. Elles (et lui) ont eu la chance depuis 2003 de fouler les scènes du Roadburn ou encore du Doom Shall Rise Festival. Et les voilà qui se liguent avec les Allemands de Spancer pour un split de doom/black bien caverneux.

Line-up shEver :

Alexandra (chant)
Chris (basse)
Jessica (guitare)
Sarah (batterie)

Line-up Spancer :

Lars Kappe (basse)
York Wiese (guitare)
Markus Münz (chant)
Jan Sonneman-Weihe (batterie)
Ingo Wedemann (basse)

Chaque groupe a droit à un morceau, tout deux dépassant les dix minutes.

Je commence ma découverte, car soyons clair je ne connaissais aucun des deux groupes, par le titre «Path Of Death» de shEver. Les dames d'abord comme on dit ! Seulement, lorsque j'ai commencé l'écoute dudit titre je ne savais pas que des femmes officiaient dans le combo. Et après cette intro délicate, fragile sur laquelle le chant cristallin donne l'impression qu'il va se briser à n'importe quel moment, j'ouvre le dossier presse et réalise que le chanteur qui vient de passer au registre black metal écorché se trouve être une chanteuse, Alexandra en l'occurence. Ne riez pas les gars, ça nous est tous arrivés.

- Whaoo le mec il beugle trop bien !

- C'est une nana...

- …

Castré comme on dit. Bon l'essentiel c'est que shEver se montre particulièrement doué dans un doom/black ambiant et caverneux. Ce n'est pas encore grâce à eux qu'on va chanter le retour du soleil et de la joie.

Spancer se montre encore plus ambiant et plus stoner dans le son notamment de basse. Leur titre «The Eagle» est assez étrange car coupé en deux en quelque sorte par un larsen et un break basse/batterie au milieu. Le chant relativement dans le style black surprend assez car la compo n'appelle pas forcément à de tels vocaux. Markus Münz (car c'est le nom du mec qui s'éclate à brailler) se fait cependant plus rock'n'roll sur la «seconde» partie du morceau.

Un split qui devrait faire plaisir à tous ceux qui aiment la morosité et la dépression d'un bon vieux doom/blacky des familles. A quoi bon s'éclater le samedi soir lorsqu'on peut rester chez soit à écouter des vinyles crados de mecs qui pensent que la vie est nulle ? Aller, moi je vais écouter du funeral doom avant de me tailler les veines.

Kiss!