Sixx A.M - Prayers For The Damned

2007, Los Angeles, Nikki Sixx, bassiste de Motley Crüe, forme Sixx A.M, contraction de son association avec Daren Jay Ashba (guitare) et James Andrew Michael (chant/production/programmation). Motley Crüe surfe encore sur le succès de la tournée Carnival Of Sins, mais cela n’effraie pas le nouveau combo qui sort son premier album The Heroin Diaries Soundtrack la même année. D’abord conçu comme un projet studio et la mise en musique du livre autobiographique de Nikki, Heroin Diaries : A Year in the Life of a Shattered Rock Star, l’engouement suscité par l’album a entrainé Sixx A.M sur les routes notamment avec Korn et feront partie du Crüe Fest en 2008. 2011 sera l’année de la sortie du deuxième album This is Gonna Hurt et 2014 celui de Modern Vintage. Prayers For The Damned sort en 2016, il est le quatrième album et le premier volet d’un double album dont la suite Prayer For The Blessed sortira sous peu. 

Line up

Nikki Sixx : bass
D.J Ashba : Guitare
J.A Michael : Chant/Programmation
Touring band : Amber Vanburskirk/Melissa Harding (Choeurs
                      Dustin Steinke (drums)

Et si cet album était pour Sixx A.M celui leur assurant une place définitive dans le top des combos majeurs de la machine musicale US. Au même titre que Motley Crue, Creed ou beaucoup plus proche de nous FFDP, Alter Bridge ou Stone Sour.

Sixx A.M navigue entre riffs Metal, Heavy Rock ultra mélodique aux refrains tubesques. «Prayers For The Damned» ou «Better Man» nous rapprochent des ambiances mélancoliques et prenantes de Five Finger Death Punch sur leur single «Wrong Side Of Heaven».
Le son de l’album est énorme et sonne vraiment moderne, on est ici clairement plus dans la veine de FFDP ou Sevendust que de la vague Vintage tout aussi en vogue (Rival Sons, The Answer ou Scorpion Child...) Le travail mélodique des guitares est tout bonnement époustouflant de feeling et de précisions, citons par exemple «Every Went To Hell», «Rise», I’M Sick» (et son petit riff à la Def Leppard tapissant le fond du refrain) où «Belly Of The Beast» qui non content d’être une tuerie de rock mélodique, prend avec l’apport des deux choristes une dimension épique.
Le groupe se donne même le droit à quelques incursions plus expérimentales avec un petit clin d’oeil au Rock hybride de Muse sur «Rise Of The Melancholy Empire» et «When We Where Gods». On sent ici l’expression d’un vrai groupe qui au-delà des styles se fait plaisir et développe son propre univers.
James Michael nous prouve encore une fois ses talents de chanteur et de producteur, on oscille entre l’excellent et le très bon, difficile de bouder son plaisir et le fun qui en découle est communicatif, chaque instrument trouvant naturellement sa place et sonnant comme un bloc.

Prayers For The Damned s’avère puissant, brillamment nuancé, homogène, une pure merveille qu'on ne se lassera pas d'écouter. On ne peut qu’applaudir des deux mains le groupe pour avoir composé un disque aussi sincère et libéré, merci au trio de nous offrir une musique aussi inspirée générant ce flot d’émotions qui une fois dans nos cerveaux tourne en boucle pour notre grande satisfaction. Un de mes albums de l’année, clairement!