Sleepy Sun - Maui Tears

Formé en 2005 à Santa Cruz, Sleepy Sun s'appelait alors Mania et pratiquait du garage rock. En 2010 les américains assurent la première partie des Arctic Monkeys en soutient à leur deuxième album, Fever. Maui Tears est leur quatrième opus paru le 17 mars dernier.

Line-up :

Bret Constantino (chant)
Matt Holliman (guitare)
Evan Reiss (guitare)
Jack Allen (basse)
Brian Tice (batterie)

Ce n'est pas par ce qu'on est chez Metal Cunt que l'on ne parle que de metal bas du front. Dans ce papier je vais vous parler d'un album qui fera office de respiration entre deux bourrineries, un peu de douceur dans notre univers de brute. Sleepy Sun officie dans le psychédélique bien spatial aux accents pop prononcés.

Prend garde adorateur de violence, celle-ci n'a pas sa place ici.

L'album commence de la meilleure des manières avec « The Lane » qui fait comprendre rapidement que les américains ont été bercé par le son des 70's, The Velvet Underground et Pink Floyd en tête. Les riffs ont un côté fuzz fort agréable Ce premier titre se montre très efficace avec son refrain aux excellentes lignes entêtantes de Bret Constantino, sa voix souvent gorgée de delay donne une impression d'éloignement au chant. Serait il perdu au milieu d'une nébuleuse pendant que ses camarades jouent ?

Maui Tears, comme son nom peut le laisser deviner, déborde d'un spleen, d'une mélancholie qui transpire de sa musique. Ce « Slowdown » très épuré sur lequel Bret nous laisse à penser qu'il regrette un amour perdu. « Everywhere » se fait quant à lui bien plus heavy, « Thielbar » montre la facette la plus spatiale de Sleepy Sun avec ses choeurs féminins du meilleur effet, tandis que « Galaxy Punk » et ses guitares acoustiques se montrent plus enjoués.

Les américains ne réinventent pas la roue mais ils apportent une certaine fraîcheur au psychédélique 70's avec qui plus est un talent indéniable. L'écoute de Maui Tears passe comme une lettre à la poste (mais prend beaucoup mois de temps pour arriver jusqu'à vous) et l'on se prend rapidement à fredonner « The Lane » ou le très bon « 11:32 ». 

Un essai à écouter allongé dans l'herbe à la chaleur d'un soleil assoupi. Un moment pur et agréable.