Smash Hit Combo - Playmore

Formé en 2004 dans la belle Alsace, Smash Hit Combo continue son bonhomme de chemin et publie cette année son troisième album : Playmore. Contre le départ de son cinquième chanteur (!), Samy Haouaci (De La Hoz), contre les années qui continuent de nous séparer de la vague néo metal qu'il continue de représenter avec son rap-core, le sextet ne lâche rien.

Brice Hincker (batterie) nous avait prévenu en septembre dernier, Smash Hit a un peu changé. Bien sûr leurs détracteurs trouveront que rien n'a changé et si l'on peut comprendre ce point de vue cela n'est pas vrai pour autant. Le groupe ne se trouve pas bouleversé sur Playmore mais montre une facette plus technique et djent qu'auparavant. Du coup on reste dans ces rythmiques saccadées et des breaks en veux tu en voilà qui foutront le feu dans le pit lors des prochains concerts du sextet. Un changement qui ne déboussolera pas les fans et qui permet à Paul Vuillequez de placer mieux que jamais ses « punchlines de geek ».

 Car s'il y a bien des choses qui ne changeront jamais ce sont bien les textes du groupe, toujours portés sur les jeux-vidéos, les séries, les animes... « Baka » nous rappelle donc que nous sommes « des super saiyens, des guerriers de l'espace », « Time Attack » pique quelques répliques au Visiteur Du Futur et grande première pour le groupe « 48H » propose un texte en partie en anglais.

Maxime Keller (chant, Boars) se fait aussi discret que son prédécesseur, est relégué au chant extrême à quelques chants clairs et quelques choeurs. Il assure cependant très bien son rôle et épaule Paul (humour) de la meilleure des façons.

Si le groupe a choisi de s'auto-produire, le mix et l'enregistrement ont été géré par Anthony « Chon » Chognard (guitare), le mastering a lui été confié à Magnus Lindberg (Cult Of Luna) et le tout sonne exactement comme les grosses prods américaines du genre. Par conséquent les points faibles et les points forts sont connus d'avance : le son est énorme et très propre mais il manque de caractère et se montre glacial.

On apprécie « Quart De Siècle » plus posé et mélo qui traite du vieillissement qui nous attend tous, preuve que le groupe est capable de faire autre chose, tout comme l'interlude instrumental « B3T4 » qui permet de respirer au milieu de l'album ou encore « Le Vrai Du Faux » (sûrement le titre le plus bourrin de Playmore) et son break plus ambiant vraiment réussi.

Smash Hit Combo reste un groupe de scène avant tout mais Playmore a de belles choses à offrir aux aficionados de metal rappé.