Sonic Syndicate - Confessions

Après onze années à distiller un Metal-Hardcore efficace et fédérateur, Sonic Syndicate clôt le chapitre Metal et s’oriente définitivement vers des compositions aux tonalités majoritairement Rock/Pop enfin Rock-Moderne pourrait t’ont dire. Décrit par le groupe lui-même comme un nouveau départ et l’envie de sortir des sentiers déjà trop tracés et utilisés, le groupe Suédois coupe les ponts avec son passé musical et tente de raviver une flamme peut être éteinte après beaucoup trop de péripéties et un line up trop changeant. Le temps de se poser quelques questions, d’analyser leurs envies et voici qu’arrive Confessions, dernier né en date du désormais trio de Falkenberg.

Line Up

Nathan J Biggs - Vocals  

Robin Sjunnesson - Guitars

Michel Bärzén - Bass

John "Runken" Bengtsson - Batterie


Déroutant, serait l’adjectif le plus approprié à une première écoute de Confessions. Le sentiment que Sonic Syndicate marche dans les traces de Bring Me The Horizon saute aux oreilles, enfin le “BMTH” de That's The Spirit pour être plus clair mais la rage en moins. Pour ce qui est du style on accroche ou pas, c’est pop dans l’âme, leur label Despotz Records a même classé le groupe dans cette catégorie sur son site officiel...
Il sera difficile de faire dans le “Mooouai ça va...” et de rester neutre face à Confessions. Ce qui est surtout gênant, c'est cette sensation d’atmosphères trop entendues, sentiment qui plombe et stigmatise l’album dans un carcan trop réducteur et certains titres comme « Still Believe », « Falling » où « It’s A Shame » appuie là où ça fait mal et sonne bien trop mainstream pour dire de se faire une vraie place et d’exister sur Confessions ou même dans la discographie plus ancienne du groupe.

Les fans les plus ultimes de l’époque de Love And Others Disasters ou We Rule the Night risquent d’avaler leur abécédaire du Metal-Core et de tourner complètement le dos au Skeud et au groupe.
Confessions s’adressent à un tout autre public, celui du dernier BMTH comme je l'évoquais plus haut, d'Enter Shikari, ou du Linkin Park de l’époque Living Things ou Minutes To Midnight.

Cela dit ne pas rester sur ce constat il faut, car le groupe navigue plutôt bien dans ce nouvel univers et à l’opposé de ces quelques titres faillibles évoqués un peu plus avant, « Start A War », « Life Is Not Map », le groovy « Russian Roulette » où l’original « Half Down The Road » représentent à la perfection le chemin musical pris dorénavant par le groupe, une Pop Alternative tubesque, calibrée et fraîche, où les touches électro s’associent aux guitares certes épaisses mais malheureusement semble-t-il relégué au second plan au profit d’une production de ce fait monocorde.
Oubliez aussi le chant saturé, sur Confessions il en est tout simplement absent. Reste au groupe l’énergie communicative, les lignes de chant accrocheuses, Nathan J. Biggs fait de ce côté-là de l’assez beau boulot en amenant de la variété à sa voix tout en restant dans le domaine du chant clair et indéniablement avec le côté "entertainment" des titres, les deux premiers cités feront mouche en live pour peut que l’on accroche à ce virage musical.

Difficile de dire que Confessions est un album creux de A à Z car il recèle en son sein  malgré les lacunes, quelques titres qui assoient Sonic Syndicate dans cette démarche de reconstruction d’une trajectoire musicale différente. Toutefois la question que l’on peut se poser c’est comment vont s’associer ses nouveaux titres aux anciens et surtout où est la véritable identité et la sincérité du groupe dans cette démarche artistique, l’écart entre les deux époques s’avérant réellement gigantesque. À écouter pour ce faire une idée, mais il est clair que Confessions risque fort de déclencher des avis tranchés, il sera aimé ou détesté.