Soundcrawler - The Dead End-Host

Formé en 2011 par Rémy Pocquet (chant) et Clément Reviriego (guitare), les prétrocoriens de Soundcrawler mixent habilement stoner, metal et grunge au concept SF et désertique. Auteur d'un premier EP en 2012, The Sandcrawler, le groupe s'est vu aidé par Guillaume Bernard (guitariste de Klone) sur quelques titres de son premier album : The Dead End-Host.

 Line-up :

Robin Cauchois (batterie)

Rémy Pocquet (chant)

Clément Reviriego (guitare)

Paul Parsat (guitare)

Firouze Pirolley (basse)

 La mode engrange ses avantages et ses convénients. Elle met en avant de bons groupes et un style qui marque son temps et depuis quelques années j'ai l'impression que c'est le stoner qui tire son épingle du jeu.

Problème, moi qui aime beaucoup le stoner je commence doucement mais sûrement, trop de groupes qui sonnent les uns comme les autres et qui ne sont pas forcément si bons que ça. L'un des soucis parmi d'autres étant le manque de personnalité découlant du manque d'influences diverses au sein des compos. Un peu de son fuzz des riffs lourds, vaguement groovy et nous voilà partis pour un énième album de stoner.

 Nos compatriotes de Soundcrawler nous font comprendre dès leur « single » « Raiders » qu'ils proposent un album de stoner qui va bien au delà du style. Bien que les guitares soient souvent assez fuzz et que l'on trouve un titre plus long dans une ambiance très desert rock qui rappelle Kyuss (« Long Coma Slow » et son refrain plus grave). L'on sent rapidement un feeling proche du grunge, effet renforcé par la voix de Rémy Poquet qui livre une excellente prestation tout au long de The Dead End-Host.

Ainsi « Souls From The Trash » ressemble au mariage entre Alice In Chains et Mars Red Sky (le break de « Raiders » tout comme quelques passages de « The God To Feed » rappellent aussi les bordelais) et « The Plastic Truth » fleure bon le Soundgarden notamment dans ses placements vocaux. Un titre comme « Civil » rappelle quant à lui le Mastodon de Blood Mountain (des choses comme « Hunters Of The Sky » par exemple), un titre plus technique formidablement bien écrit.

Bien composé « Infite Genocide », à la fois délicat et menaçant l'est aussi avant que l'instrumental « And The Seconds Left » ne finisse l'album.

 Même si The Dead End-Host est un concept album, il n'est pas plein de samples, de dialogues ou de titres à rallonge. Tous les morceaux s'enchaînent tranquillement à la file indienne et seulement deux dépassent les cinq minutes. On dénote un seul sample qui introduit « Infinite Genocide » nous prévenant que la ville est attaquée.

 Nous avions Mars Red Sky, Mudweiser, Glowsun, Wheelfall, Loading Data, Los Disidentes Del Sucio Motel, Abrahma, il faudra maintenant compter sur Soundcrawler qui se propulse avec ce Dead End-Host parmi les meilleures formations du genre dans l'Hexagone et peut pourquoi pas se lancer à la conquête de toute la galaxie stoner. Les compositions sont là, la talent aussi, reste plus qu'à confirmer tout ça sur scène.