Speed Science - The Theory Of a Genesis

Fiche Technique :

Speed Science est un groupe de Heavy Thrash/Metal Indus  Français qui nous offre un premier album studio The Theory Of a Genesis sorti en 2012.
Après avoir enregistré une première démo de 5 titres en 2006 Greatest Hits, un E.P de 7 titres en 2008 Experiment #2 et une démo de 3 titres en 2010 ph. III : Awake, le groupe nous fait part de cette dernière production, enregistrée, mixée et masterisée par Alex Wursthorn (Carnival in Coal) chez Walnut Groove Studio.

"SPEED SCIENCE est fondé en 2003 dans le Nord de la France. Les membres à l'origine de ce projet (J. Cozette et B. Cauchy) venant d'horizons différents, ont toujours eu pour but de mixer les influences les plus diverses jusqu'à arriver à un style qui lui est propre. Il propose désormais une vision du metal basée sur le contraste ; conjuguant modernité et dynamique oldschool, mélodie et agressivité."
Retrouvez la bio complète du groupe sur leur site internet.


© Mathilde Laurence Photographe

 

Nous nous retrouvons en présence d'un album studio à l'apparence très professionnelle, composé de 11 titres. 
"Lecture en cours"... Introduction "The beginning of the experience"

Un monde presque virtuel s'ouvre à nous dès l'introduction Prequel marquant le début des hostilités.
Beaucoup de sons électroniques, une ambiance mêlée au réel et l'irréel, sans délimitation claire, nous sommes perdus dans le monde Speed Science et cette sensation d'envoûtement marque un premier plus à cet album. Riffs de guitares, rythme électronique et voix synthétiques de chœurs rappelant des chants religieux. (ref intro Morgenstern-Rammstein)
Un mixage studio propre, une qualité agréable a écouter.
Le chant en scream est presque intacte côté mixage, on ne ressent pas de filtres, arrangements ou correcteurs de tonalité, soit une très bonne performance au chant par Julien (scream Florian).

En s'attardant sur le deuxième morceau, The Therory Of a Genesis, titre éponyme de l'album, on note très rapidement la complexité de sa structure, avec des riffs, bridges, breaks, qui offrent à l'auditeur le temps d'analyser et de rentrer dans le son. Une chanson qui respire et qui dégage différentes couleurs.
Les refrains sont puissants (style Industriel), mélangeant screams et voix claires. 
Une chose qui plaira dans le mixage, c'est qu'il est possible de dissocier parfaitement les différents instruments présents sur les morceaux, guitares, basse, batterie, qui ne sont pas dévorées par les éléments électroniques qui composent les titres.

La quatrième chanson Cells est peut-être l'illustration parfaite de tout ce que nous venons de citer. La rythmique se noie entre la brutalité des riffs de guitares, la mélodie électronique et une batterie rapide. Le refrain amène une touche plus lente, entre des voix screams, claires et saturées, et une ambiance légèrement doom. On retrouvera un solo de guitare, et de synthé, qui nous convaincra définitivement quant à l'alliance et le choix de ce mélange.

Nous parlions des frontières entre le réel et l'irréel, l'univers de cet album est un mélange de fiction, d'où peut être le nom Speed Science? Parsemé de petits arrangements tendant à flouter cette séparation, on est à la fois perdu et attentif, guettant les indices nous permettant de faire notre propre représentation de ce monde électrique. On prendra comme exemple le 5e morceau Electronic E.v.e Vocal Enhancement.

Certes, à la lecture de cet article, peut être que les plus radicaux d'entre vous bannirons immédiatement ce groupe à cause de cet univers electro-métallique. Cela peut représenter un frein comme une qualité, seuls vos goûts vous le diront, mais ne vous fermez pas totalement en vous limitant aux préjugés.
Il semble que le groupe a su trouver le bon dosage, mais la question pourrait se poser quant à leurs utilisations sur scène. 

L'album semble se découper en deux parties, et c'est une nouvelle analyse qui s'ouvre à nous.
L'introduction Prequel retrouve sa version "2.0" sur la septième plage P(Reset). Un simple reset, pour repartir sur une deuxième page, ou devrai-je dire un deuxième système d'exploitation, après une mise à jour terminée en 6 chansons. On retrouvera les mêmes notes et mélodie, ré-arrangées en une nouvelle version.
C'est sur The Needs Beneath que l'on retrouvera la voix féminine du morceau introductif. Cette chanson comporte un côté progressif (comme sur Perpetuate)qui ne sera pas désagréable, reboostant l'auditeur à l'écoute, elle prend la neuvième place sur l'album et est donc un choix logique.

Il semble d'ailleurs intéressant de se pencher sur l'aspect graphique de cet album, avec un artwork loin des traditionnelles pochettes metales. En toute honnêteté il serait difficile de classer l'album dans un genre précis d'après sa pochette. Privilégiant un monde tantôt noir tantôt blanc au graphisme futuriste, on ne sait pas trop à quoi s'attendre, mise à part l'idée d'un son au reflet électrique. 

Speed Science est un groupe à découvrir, pour tous les intéressés, vous trouverez à la fin de cet article un lien vers leur page facebook et leur site officiel. N'hésitez-pas à plonger dans leur univers, parfois difficile à cerner. Cet album est une expérience réussie et prometteuse. 
Gardez à l'esprit en écoutant  The Theory Of a Genesis que la patiente peut parfois dévoiler bien des choses...

L'équipe Metal Cunt souhaite le meilleur pour le futur du groupe.