Stoned Jesus - The Harvest

 

Après First Communion et Seven Thunders, deux albums réussis et plutôt originaux (l’un doom, l’autre plutôt psychédélique), les trois Ukrainiens de Stoned Jesus sont de retour, avec The Harvest. Une réussite ? Un changement de cap ? C’est ce que nous allons voir.

La première chose à signaler concernant The Harvest, c’est qu’il n’est disponible qu’en version dématérialisée. La seconde est Viktor Kondratov, le nouveau venu derrière la batterie du trio.

Les Ukrainiens ont encore fait preuve d’une inventivité et d’une diversité à toute épreuve.
The Harvest témoigne une nouvelle fois des influences de Stoned Jesus, qui nous propose tout au long de l’album des morceaux stoner, savamment mélangé au doom et au rock psychédélique de Seven Thunders, leur second album. Les deux premiers morceaux, « Here Comes The Robots » et « Wound », efficaces et accrocheurs, relèvent définitivement d’un bon vieux stoner rock, avec une mélodie puissante et entêtante.

Les influences doom se retrouvent dans « Rituals Of The Sun », le troisième morceau de l’album, et dans « Black Church », un morceau long, dans lequel Igor Sidorenko, chanteur et guitariste, nous prouve l’étendu de ses talents, en adaptant ses performances en fonction de l’atmosphère. Tantôt sombre, tantôt puissante, Sidorenko fait preuve d’une grande maîtrise, à l’instar des deux autres membres du trio. En effet, Stoned Jesus démontre ses capacités tout au long de l’album, avec un mélange des styles très réussi.

Malgré tout, on regrette la presque absence de solo dans The Harvest, si ce n’est dans « YFS », le quatrième titre résolument heavy, dans lequel Kondratov, la nouvelle recrue, démontre son potentiel avec un jeu très diversifié.

The Harvest se termine sur « Silkworm Confession », un morceau ambitieux de neuf minutes, reflétant l’entièreté de l’album. Les riffs puissants et la mélodie changeante font place, lors d’un pont plutôt lourd, aux harmonies instrumentales osées et pour le moins maîtrisées.

Pour résumer, la qualité de The Harvest est indiscutable. Cependant, la durée de l’album est à regretter, avec seulement six chansons au compteur. Frustrant, d’autant plus que la proposition est des plus intéressante !