Storm Orchestra - Bite The Bullet

Les Parisiens de Storm Orchestra viennent juste de sortir leur deuxième EP, Bite The Bullet et promettent de distiller un Rock alternatif plein de lourdeur qui n’oublie pas de rendre hommage à la diversité musicale. Maintenant, la question est : « diversité » rimera-t-elle avec « qualité » ? Quatre morceaux et un peu moins de quinze minutes pour vous construire un avis objectif, voilà ce qui vous attend ! 

Track by Track : 

Quatre titres, c’est trop peu ! Certes, mais les parisiens sont allés à l’essentiel et régalent nos tympans dès « When I Touch Your ». Pas de fioritures, un Rock prenant jusqu’aux tripes. En effet, les grosses guitares s’associent avec brio avec la basse et la batterie (marquée par ces tambourins groovy). Quelques larsens et le couplet reprend. Sa structure est simple, mais efficace. Elle est rythmée par un petit break calme vite estompé par une basse au tempo effréné ! 

« El Tyrano », tout un concept à lui tout seul… Le frontman nous raconte une histoire avec sa voix de déglingo. C’est une histoire qui laisse la place à des riffs bien gras, énigmatiques et parfois lacunaires… L’ensemble se transforme ensuite en refrain. « El Tyrano » s’inscrit donc dans la lignée de son prédécesseur, mais marque plus les esprits sans doute grâce à ce break démentiel. Qui a dit que la lourdeur ne pouvait pas s’associer avec frénésie ? 

C’est surtout avec le troisième titre « Survival » que le groupe sort des plates-bandes. Par l’intermédiaire d’un featuring avec Crazy Joe, le groupe mi-Rock, mi-Stoner, mi-Alternatif flirte avec le R’n’B le temps d’un morceau, prouvant ainsi que sa recette est universelle. On retient surtout de ce morceau les nombreux partages de micro entre le rappeur et Max. Ils apportent un peu de nouveauté à un genre parfois trop bridé. Quand le flow et la guitare lourde se marient, cela peut donner lieu à des morceaux détonants. « Survival » en est bien la preuve formelle ! 

Onze minutes après l’introduction de « When I Touch Your », nous sommes déjà à la fin de l’EP. C’est « Blown » qui ferme le disque. Un peu d’extravagance et un sentiment de : « trop cool, je suis en vacances » en ressortent si bien que l’EP se conclut avec l’idée que Storm Orchestra parviendra sans doute à s’affirmer sur les plus grandes scènes de Rock alternatif de France (Rock en Seine, Main Square…). En effet, ce titre est la synthèse de ce que le groupe a pu présenter au cours de ces quinze minutes de musique intensive. En quelques mots, une guitare lourde, groovy et décadente, mais qui n’hésite pas à donner la primauté à une basse innocente et expressive le temps de quelques parties. 

Quelques derniers mots en ce qui concerne la production de l’album. Elle est pure et laisse chacun des instruments s’exprimer à son humble niveau. Que ce soit la basse, la batterie, la guitare, le power-trio n’a rien laissé au hasard et a fignolé sa recette jusqu’au moindre détail. Pas mal pour un jeune groupe.

Que retenir de cette galette si ce n’est qu’elle ne fait qu’entrevoir le potentiel des Parisiens ? Maintenant, c’est sur scène que tout se joue où, bien évidemment, nous attendons d’eux qu’ils présentent un set remarquable comme ils l’ont si bien montré sur Bite The Bullet.