Sunterra - Reborn

Il y a des groupes parfois que l’on a du mal à cerner et en tout cas du mal à chroniquer. Parfois c’est positif car cela signifie qu’ils ont une originalité rare, une singularité, parfois cela n’est pas le cas…  Les Slovaques de Sunterra font partie de cette 2ème catégorie. Sorti le 20 janvier 2017 après 10 ans de silence, Sunterra, autoproclamé groupe de Metal Industriel, Gothic Metal, et Metalstep (rien que ça) propose son nouvel album Reborn  (qui, soyons franc, fait plus office de maquette que d’album). Parlons donc de cette ‘Renaissance’.

Line-up :
Ivan – Programming & Guitars
Carlos – Male Vocals & Flute (oui, oui flute)
Lilly – Female Vocals
Chris – Bass & Lyrics

Tout de suite, vous vous dites : « Qu’il est méchant ce chroniqueur, il n’y va pas avec le dos de la cuillère ». Oui sûrement, je ne sais pas ce que ce groupe a fait pendant 10 ans, mais ce n’est certainement pas améliorer son art.

L’album s’ouvre sur un premier titre nommé Reign Supreme, titre très classique finalement, avec sa batterie électronique qui n’a rien de très indus, malgré sa froideur. Cela sonne très plat, pas de dynamique. On est très loin d’un Passage de Samael, même si on sent bien qu’on a essayer de reproduire certaines choses…Un grand manque de technique de programmation se fait ressentir. Le chant rentre, chant Death dirons-nous, avec je pense un pitch pour donner un effet caverneux, mais ça ne marche pas super bien, c’est très factice. Je prolonge mon écoute de ce morceau puis vient le refrain… Et quel refrain ! Le chant féminin arrive et là c’est le drame. C’est faux, c’est insipide et presque ridicule… Je passe donc la piste car ça m’intrigue… Ouvrir sur un morceau pareil quand même il fallait oser… Le second, Shadow In The Dark commence par une ligne de violon pas trop mal et mélodique, puis quelques bruitages incohérents d’un kit de son connu (Un VST Native pour les férus de MAO). On dirait qu’on a ouvert le kit et qu’on a découvert les sons au fur et à mesure qu’on les a posé, on est loin d’un Wumpscut, d’un Das Ich ou d’un NIN… Ensuite une partie de piano romantique inspirée directement d'Evanescence s’installe… Va-t-elle encore chanter ?! Et oui… Mon dieu pourquoi ! Entre les paroles à la ramasse d’une mieuvreté rare et la fausseté de la demoiselle, j’ai vraiment du mal à aller plus loin… Quand on sait tout ce qu’il est possible de faire avec un ordinateur pour corriger ce genre de défaut. L’autotune, pour un groupe qui se doit de maitriser la musique électronique, c’était la base et la pour le coup il fallait pas se géner. Reviennent ensuite ces samples sans sens, tout ça pour finir sur un mauvais semblant de Theatre of Tragedy… Le troisième morceau Lord of Lies arrivent même à avoir des guitares qui ne sont pas caler à la batterie par moment. C’est très amateur comme production. Quelques interventions avec des voix Black Metal, et toujours cette voix féminines… Plus que trois titres, finalement je suis assez content qu’il n’y en ai pas plus. This is W.A.R (Je pense que je vais préferer celui de Thirty Seconds To Mars) continue dans le cliché, et dans le sans âme, difficile de trouver moins original. Ce n’est pas possible cet album, le cinquième titre commence par un son "Machina" des années 90 quand même… Je vais, je pense, arrêter là ! Incroyable ! Le dernier titre s’appelle Shut Up !, serait-ce un signe ? 

Aujourd’hui la musique va puiser un grand nombre de choses dans l’informatique, nombreuses références ont su convaincre de leur utilisation : Trent Reznor, Rammstein, Igorrr (pour citer un génie français), et la liste est longue. Alors quand on se donne autant d’étiquettes pour expliquer son style (Pour rappel : Metal Industriel, Gothic Metal, et Metalstep) c’est que l’on ne sait pas vraiment où l’on va. Sunterra n’est bon dans aucun de ces styles en tout cas, et ne maîtrise que très peu l’édition MAO. Je ne pense pas qu’on entendra parler d’un nouvel album… Peut-être dans 10 ans ? Je garderai une oreille sur les prochaines productions de NRT Records… Parce que je suis méchant mais j’aime l’humour !