The 1984 - Self Made

Tout droit de Bruxelles The 1984 réuni des membres de Komah, Scarin' Myself ou encore Master Of Waha. Fondé en 2009 le quartet laisse place aux influences les plus rock'n'roll de ses membres tout en conservant une lourdeur métallique des plus efficaces. Self Made est leur second EP après un premier album, Room 101, enregistré en 2011 chez notre Francis Caste (Bukowski, Svart Crown, Zuul FX) national.

Line-up :

Nicholas Brynin (chant)
Nicolas Claus (guitare)
Grégory Paternoster (basse)
Gary Divito (batterie)


1984 : Soundgarden se forme à Seattle, Iron Maiden sort Powerslave, Dio The Last In Line, Spinal Tap se moque gentiment des hardos, Pantera joue encore du glam et la France et la Belgique s'affronte à l'Euro. La vie est belle et le metal règne sur la Terre entière.

Une bien belle année en somme qui précède l'année de formation de la principale influence (celle qui ressort le plus en tout cas) des belges de The 1984 : Alice In Chains. Comment ne pas penser au quatuor de Seattle sur des titres comme « Lovely Bones », « The Key » ou encore dans l'approche des riffs de Nicolas Claus (guitare), à la fois lourd et distordu mais surtout furieusement rock'n'roll. Même le chant souvent doublé de Nicholas Brynin (Dark Sensation15 Reasons) rappelle les auteurs du mythique Dirt, son chant s'il n'a rien de fou se révèle de qualité et il délivre une excellente prestation sur le sus-mentionné « Lovely Bones ». Il se permet même de se faufiler doucement mais sûrement dans nos têtes avec des refrains très accrocheurs comme sur ce « Compromises » qui met en avant la basse de Grégory Paternoster. La production d'ailleurs est comme d'habitude avec Francis Caste très « pure », chaque instrument sonne et se fait entendre sans pour autant avoir recours à des effets de manche inutiles. Le groove plus prononcé de certains titres (« Dark Passenger », « Compromises ») ramène plus vers le premier Down (NOLA, 1995) ce qui n'est pas pour me déplaire. Le quatuor affiche aussi une influence plus stoner/metal qui le rend plus rude et moins mélodique qu'AIC, ce même si les mélodies sont loin d'être absentes.

Self Made se termine d'ailleurs sur la power-ballad « Open Wounds », remplie de guitare acoustique, qui se montre très réussie et monte en puissance tout au long de ses quatre minutes sans jamais trop en faire.

 The 1984 nous propose un EP efficace et dynamique (en cinq titres les compatriotes de François Damiens font preuve de plus de variété dans leurs compos que certains groupes sur tout un album) qui a tout pour plaire aux fans de Alice In Chains, Down, de bon rock'n'roll vaguement métallisant proche du stoner. Une vraie réussite qui peut s'avérer aussi bonne sur scène sinon meilleure selon nos espions.