The Brood - The Truth Behind

Les londoniens de The Brood sortent leur album intitulé The Truth Behind, qui regroupe certaines chansons de précédentes démo, en ce début d’année 2017. Distribué par Give Praise Records les anglais nous délivrent un Grindcore aux multiples influences, aggressif et catchy. Sous le thème de l’horreur et du sang The Brood peint en toile de fond une critique de la société actuelle.

Line-up :

Aitor Gazzoline - Batterie
Donnie Burgess - Basse
Senen Garcia - Guitare
Nando Thommessen - Guitare
Thibaut Jombart - Chant

Avec un line-up multiculturel, puisqu’au sein du groupe se mélange la nationalité anglaise mais aussi espagnole et française, The Brood est à l’image de sa musique, diversifié. Il serait réducteur de qualifier la musique de The Brood simplement de Grindcore, en réalité elle est bien plus que cela. Sur un ensemble teinté Grind les londoniens mélangent énormément de styles, passant du Death metal au Crust, puis naviguant dans le Punk et le Hardcore, ou encore nous assénant un Black metal par moment. Oui ça en fait du mélange sur un album, mais c’est plutôt bien fait ici. Il faut aimer la diversité musicale car avec les quinze titres de The Truth Behind, en un peu plus de une demi-heure on va passer par tous ces styles extrêmes sans que cela nous choque. Le groupe manie plutôt bien ses compositions et découpe son album en commençant par une intro bien lourde et grasse avec une ambiance malsaine. Puis toutes les quatre compos on a un interlude qui vient couper le disque. Au fur et à mesure de l’écoute on sent quand même que si la patte Grindcore est présente ce n’est pas ce style qui est le plus représenté. Les anglais brouillent les pistes d’une chanson à l’autre pour se définir comme un mélange de musique extrême. Si les premières chansons ont un tempo élevé, on tombe ensuite dans un univers plus Punk, Crust et mid tempo. On pourrait dire qu’il y a une rotation des styles dans la musique du groupe avec une touche Hardcore présente sur l’ensemble des compositions. Le côté rentre dedans et brutal est bien présent, mais le côté Grindcore intervient de façon clair sur les chansons « Mindfuck », « Barbie Voorhees », « Of Guts And Fire » et « Swallowed By The Earth », qui sont percutantes du début à la fin. Le côté Black metal se fait ressentir d’une façon plus poussée sur le titre « Reign Of The Leeches ». The Brood se paye même le luxe d’insérer une partie de chant clair un peu malsaine sur « Descending Into Madness » et des Chœurs sur « GIL ». Pour continuer sur le chant, parmi le mélange de tous les styles musicaux de The Brood c’est lui qui joue un peu le rôle de chef d’orchestre, car le chanteur a ce timbre de voix reconnaissable sur toutes les chansons. Passant tantôt par une voix criée et un peu cassée, mais aussi par un timbre beaucoup plus gras et grave, le chant est un peu comme le liant du groupe dans ce mélange de styles extrêmes.

Au final, mis à part quelques longueurs notamment sur « Mud Doll Factory », The Brood nous sort un album de metal extrême plaisant mélangeant de nombreux styles. The Truth Behind ne révolutionne pas le genre mais quelques titres sortent du lot et tirent cet album vers le haut.