The Morganatics - We Come From The Stars

 

We Come From The Stars est le nouvel opus de The Morganatics, quatuor de spleen rock parisien. Deux ans après leur premier album Never Be Part Of Your World qui a défrayé la chronique, les parisiens reviennent en force avec une deuxième pépite plus éclectique et progressive que jamais. Innovant.

Line-up:

Seb (chant, guitare rythmique)

Chris (chant, samples)

Lauris (guitare lead et acoustique)

Niko (batterie)

The Morganatics se définit comme un projet représentatif de toute une vie, prêt à se sacrifier au nom de son leitmotiv et de ses convictions car " le groupe souhaite se construire davantage autour d'une attitude qu'autour d'un genre" (ndlr: source page facebook du groupe). Mêlant sensualité, énergie et spleen intimiste, We Come From The Stars permet de découvrir un rock teinté tantôt de metal, de pop ou encore d'éléments electro.

"I'm A Mess (But I'm Free)" débute l'album par un son très punchy aux accents pop-punk (l'énergie vocale féminine pouvant évoquer Hey Monday ou Paramore). Des riffs clairs mais assez distordus supportent deux voix se complétant dans une puissance brute. Morceau éponyme de l'opus, "We Come From The Stars" laisse retentir une batterie virulente qui précède un refrain extrêmement accrocheur. Piano et basse se distinguent à la fin de la chanson pour que se dénote une tendresse envoûtante contrastant avec l'énergie mélodique et luminaire des voix et des riffs. Un savant mélange de screamo et de pop-rock brille sur "Even Terminators Can Cry" doté d'un solo de guitare folk au milieu du morceau.

"Cycy Stardust" dévoile des violons apportant un côté symphonique à la production. La voix féminine très douce et claire abandonne son aspect sauvage pour se laisser aller vers une fragilité touchante et monter en puissance progressivement. Mélodique et épique, l'hypersensibilité de se morceau évoque la délicatesse d'un Swimming With Dolphins. Dans la même lignée atmosphérique, "Fuckep Up Serendipity" est ponctuée de riffs dont l'influence de Metallica peut se ressentir. Très mélancolique, "My Uncomforter" transpire le spleen mais ne se défait pas de solos toujours imparables, fusionnant avec des beats electro dansants.

Un tournant très heavy est pris sur "I Just Want Something To Happen Tonight" sur lequel se pose la voix de Sébastien, sensuelle et désespérée. Morceau ovni de l'album avec ses douze minutes, "As Blackbirds Say" est introduit par un piano cristallin. Un dialogue s'établit peu à peu entre les deux timbres vocaux au fil de la chanson dans un langoureux désespoir supporté par les violons, ainsi que par les guitares se diluant avec les synthétiseurs. "Blue Diamond" est un concentré dynamique, et n'est pas sans nous rappeler certaines des productions du Linkin Park de ces cinq dernières années. Pour clôturer cette heure d'écoute mystique et envoûtante, la balade "What Remains" est progressive et intime, faisant vibrer l'auditeur dans un ascenseur émotionnel.

Bilan de l'écoute: The Morganatics nous fait littéralement voyager pour une aventure où chacun peut se projeter au coeur de ses émotions les plus frêles. We Come From The Stars est une surprise qui vaut réellement le détour de l'écoute. Si un seul mot devait définir les sensations éprouvées au fil de la découverte, ce serait bien "Interstellar", interlude de l'album.