Undercry - Clown Therapy

Undercry est un groupe français venant d’Arras. Clown Therapy est leur premier album auto-produit sorti en 2010. Le groupe se définit comme faisant du death alternatif, nom qui peut faire peur à première lecture. Il est vrai que nous avons ici un groupe peu commun, avec de l’idée, qui cherche probablement à se démarquer du reste, ce qu’il fait avec plus ou moins de réussite.

Après une intro calme, on rentre dans le vif du sujet avec Incivism, qui nous permet d’entendre le talent des membres. L’auto production, dont on parlait plus haut se ressent notamment au niveau de la voix qui semble un peu en retrait, ce qui n’est cependant  pas un point négatif et ajoute une touche ‘’underground’’ au morceau.  

Lors de ma première écoute, j’avais mis le CD à tourner tout en partant sur Internet. Mais je me suis arrêté net au bout de 90 secondes. Il semblerait que les membres ont décidé d’incorporer des passages en voix claires à leur musique. Notez bien que ce n’est pas un problème, au contraire si elle est justifiée et relativement bien exécutée, elle peut apporter quelque chose. Dans le cas d’Undercry, on a l’impression d’écouter un tout autre groupe, d’entrer dans un autre univers. Et c’est là que tout bascule. Je ne sais pas si c’est un problème de qualité ou de la voix en elle-même, voire les deux à la fois mais ce simple passage casse toute la chanson. Et ça ne s’arrange pas par la suite, on continue de retrouver cette voix claire, qui vient réduire les efforts du groupe à néant, pire, décrédibilise un album qui s’annonçait bon.

Il est tout à fait compréhensible qu’un groupe veuille sortir de l’ordinaire et tenter d’innover un minimum dans sa musique, mais quand un sourire vous vient aux lèvres lors de l’écoute d’un tel album, c’est qu’il y a un problème.  

C’est vraiment dommage car on sent un côté groovy dans la musique, se rapprochant fortement du thrash sur des titres comme : Merchandising Advertising et Souls, qui ne sont certes pas extrêmement originaux (écoutez Molasses Meanings pour l’originalité et aussi pour comprendre le nom de l’album) mais qui peuvent faire l’affaire sans souci en live.

Il serait injuste de résumer cet album à des problèmes de voix, car le reste se laisse écouter, même si pas grand-chose ne ressort à l’image de Endorphin, morceau à l’acoustique en voix claire qui marque encore plus la séparation avec le death, pas désagréable mais sans personnalité véritable.

 
Ma chronique peut paraitre très cassante, je le reconnai. A m’entendre, si on enlève les éléments mauvais, il ne reste plus que du banal, ce qui n’est qu’en partie vrai. Mais l’album reste à écouter, aussi bien pour l’originalité fournie par le mélange du death et de la voix claire (que vous appréciez peut être plus que moi), que pour la maîtrise technique des musiciens.

 

Vous pouvez avoir un aperçu de leur musique ici
Page Facebook du groupe