Volbeat - Seal the Deal and Let's Boggie

A ce jour la discographie de Volbeat compte six albums studio livrés entre 2005 et 2016 plus le Live from Beyond/Above Heaven datant de 2011.
La musique des Danois s’est tout de suite imposée, l’originalité de l’association des genres a fait mouche d’entrée et a entrainé dans sa suite un public avide de Heavy Classic Rock Groovy et ce, bien au-delà du Danemark.

line up

Michael Poulsen - Guitar/Vocals
Jon Larsen - Drums
Rob Caggiano - Guitar
Kaspar Boye Larsen - Bass

En avril 2016 a été annoncé la sortie de leur sixième LP Seal The Deal and Let’s Boggie avec comme single accompagnant l’annonce le titre qui ouvrira l’album «The Devil’s Bleeding Crown».
Autant l’avoué de suite, ce sixième album laisse perplexe, on reste sur sa faim, non pas qu’il soit indigne du combo et insipide mais il est difficile en découvrant l’album de s’empêcher d’avoir le sentiment d’écouter dans cette cuvée 2016 les mêmes éléments que sur le très bon album de 2013 Outlaw gentleman and Shady Ladies à l’époque autrement plus original, riche et enthousiasmant.
Seal The Deal and Let’s Boggie est un album efficace, on se laisse volontier happer par les refrains fédérateurs mais prévisibles (qui a dit trop poppy!), les riffs groovys, clairement les gars font le boulot et en live il y a fort à parier que les morceaux passeront l’épreuve aisément.
Cependant je nuancerai cette chronique en évoquant le côté répétitif de l’album, avec en mémoire les productions précédentes du combo, de titre en titre on se retrouve baigné dans les mêmes gimmicks et l’album étant long (13 titres sans compter le single en bonus live), certains titres annoncent non pas pas un réel manque d’idées mais Volbeat reste dans sa zone de confort, certes la formule fonctionne mais il en résulte une certaine monotonie et l’enthousiasme de «The Devil’s Bleeding Crown», «Marie Laveau» ou «Gates Of Babylon» très pop dans son refrain se perd au fil du skeud, au point de penser qu’un album plus court et homogéne aurait surement rendu celui-ci à la fois plus direct, compact, pas lassant et aurait évité les morceaux sonnant remplissage. 
J’aimais écouter Volbeat car la fraicheur de leur style m’avait séduit mais la formule a vécu, il semble temps pour le combo de tenter une forme de mue, de renouveler la recette au risque de se perdre dans leur propre "recette" et de tourner en rond. Stabiliser le line-up et laisser plus de place au talentueux Rob Caggiano devrait permettre au groupe d’aborder un aspect Speed Rock/Trash que l’on sent pointer le bout de son nez sur «Seal The Deal» et qui associé au style des débuts du groupe ferait à coup sur une belle base de travail et apporterait la fraicheur suffisante à ceux et celles qui aiment le groupe mais qui commencent à s’ennuyer en écoutant Volbeat sur skeud.

Au final Volbeat nous livre un album sympa mais sans plus, gardons l’espoir que les bonnes idées d'arrangements et de sonorités malheureusement bridées par des compos trop prévisibles, puissent prendre le dessus dans le futur et annoncent le renouvellement de la formule proposée par Michael Poulsen. En attendant d’en écouter plus, il sera toujours bon de se refugier dans les lives qui seront comme toujours de grands moments.