Wakrat - Wakrat

"Our mission is to attack modern music and smash the grid. Unapologetic, Unreleting, Unbridled and Uncensored. Understood ?" sont les mots qu'a choisi le bassiste et chanteur de WAKRAT, Timmy C (aka Tim COMMERFORD), pour parler du premier album eponyme de son nouveau projet qui sortira le 11 Novembre prochain chez EARACHE RECORDS. Aprés Rage Against the Machine et Audioslave et alors qu'il tourne avec Prophets of Rage (Groupes que je ne peut que vous conseiller), Timmy trouve encore le temps de nous cracher sa dangeureuse propagande politico-communisto-anarchiste au visage mais forcé de constater que ce n'est pas pour nous déplaire.


Line-up:
Tim Commerford à la voix et à la Babasse
Laurent Grangeon à la guitare
Mathias Wakrat derrière les futs


 C'est en 2015 que Tim Commerford fonde WAKRAT avec deux acolytes que lui aurait présenté Zack de La Rocha (chanteur de Rage Against the machine), messieurs Laurent et Mathias, deux "petits" Français (cocorico !) débarqué aux Etats-Unis sans un sou en poche. En résulte un premier album: WAKRAT. Comment définir cet album ? Mathias vous répondrait " Fast, Different, Violent" et c'est assez juste (mais ne vous attendez pas non plus à du death hein ?). L'album, de bout en bout, brasse quantité d'influence, à tel point qu'il est difficile de nommer un style pour le définir. La recette ? Prennez Tim Commerford et ses influences Punk et Rock comme les Sex Pistols ou encore Rush, Mathias qui apporte des rythmique tirant vers le Jazz (il se dit lui-même fan de John Colthrane et Miles Davis), enfin ajoutez-y Laurent, qui invoque Bob Marley, Police ou encore notre vieille "variétoche" Française. Mélangez tous ça et vous obtiendrez une musique hybride mêlant toutes ses influences pour enfin régurgiter un Punk Rock énergique aux paroles resolument politiques. Celles-ci, à l'inverse des Sex-Pistols trés "thash" ou encore de RATM, plus réflexif, sont teintées de légèreté et, sinon d'optimisme, d'un esprit "Feel Good" assez prononcé comme le prouve cette magistarle intro sur "The Number" proche d'un "Surfin' Bird" voir même d'un "Custer" de Slipknot (dans se manière de reprendre le Riff principal) . On y verra ici quelquechose proche d'une révolte adolescente plutôt qu'un pur nihilisme Punk ou qu'un appel au lancé de Cocktail Molotov.

L'énergie de la musique, son message et sa manière de nous amener vers les contrées les plus festives de la désobéissance civile nous poussera donc vers quelquechose de résoluement moderne. En cela, on peut rapprocher leur musique d'autres groupes de "Punk à roulette" à la Bad Religion. Comme on pourrait si attendre, la basse de Tim n'est pas du tout en retrait alternant le beau rôle avec la guitare, tantôt portant le morceau comme sur "The Thing", tantôt plus classique (pour du Commerford) sur "Knuckleheads" par exemple. "The Thing" qui d'ailleurs transpire le métissage Audioslave/RATM en particulier au niveau de la voix assez proche de celle de Chris Cornell (sans pour autant être aussi virtuose). Les cris totalement incontrôlés de "The Number" ou de "New Clear" peuvent eux faire penser à ceux de Zack De la Rocha sur "Wake up" ou encore à ceux de Kurt Cobain sur "Territorial Pissing", mais sans en attendre la viscéralité. On terminera avec "Pigs in a blancket" et son impertinance sous forme de menace," Fuck with me/ I'll Kill you all"qui aura colorisé tout l'album. La batterie est quant à elle Groovy à souhait tout le long de l'album.
La production est donc typiquement Punk Rock au niveau de la guitare et de la Batterie, elles doivent être énergiques sans être violentes et sans trop dépasser. La basse est elle plus atypique et c'est tant mieux, il serai bête de se priver du talent de Timmy qui arrive même à être presque aussi bon que chez Rage en ayant en plus à s'occuper du Micro ! GG ! La Cover affiche simplement le Logo du groupe représentant un K et un R, pas grand chose à dire dessus mais il est vrai que si elle avait représenté un valeureux chevalier chevauchant un dragon cracheur de flamme, cela aurait été quelque peu hors sujet.

Pour résumer, Warkrat nous sors ici un trés bon album, énergique mais qui manque peut-être un peu de puissance, les morceaux vraiment violents étant minoritaires. Le manque de complexité est vite rendue secondaire par le potentiel Punk de la musique même si le souci reste le même avec la simplicité, on risque fort de se lasser. Ecoutez ça avant d'aller au boulot le matin et vous aurez une pêche à toute épreuve sans pour autant vouloir puncher votre patron en pleine face, mais n'attendez pas de cet album qu'il vous transporte vers des contrées lointaine et onirique, sauf si les plage californiennes le sont pour vous, auquel cas foncez !