White Note - Oppositional Defiant Disorder

 

Quintet parisien de post-pop, White Note a déjà accouché d'un premier album en 2011 intitulé Undo Me ainsi que d'un EP, Amito, l'année suivante. Ce n'est qu'un an plus tard que le groupe donne ses premiers concerts qui l'ont amené jusqu'en Allemagne. Oppositional Defiant Order est né de la volonté du groupe d'élargir son spectre musical en l'enrichissant de cordes et de cuivres.

Line-up :

Nicolas Boblin (chant/guitare)

Antoine Karacostas (claviers)

Paul Jarret (guitare/choeurs)

Dimitris Bouchez (batterie)

Sébastien Hurtel (basse/choeurs)

Aujourd'hui on s'ouvre un peu l'esprit et on part à la rencontre d'un quintet bien loin du metal.

Autant le dire tout de suite les références qui vous seront nécessaires sont Anathema, Radiohead, The Police ou encore Blackfield car les parisiens de White Note offrent un univers poppy éthéré qui prend aux tripes par ses superbes mélodies et sa finesse touchante.

Dans cet univers c'est bien la guitare acoustique de Nicolas Boblin qui est à la base de tout mais elle est bien vite complétée par tout ses compères, qui s'imbriquent tel les rouages d'une machine parfaitement huilée. La voix de Nicolas finit par n'être qu'un instrument de plus dans toute la musicalité dégagée par le combo, exacerbée par les cordes et les cuivres mentionnés dans la mini- bio. D'ailleurs le mix la traite bien souvent comme un instrument en la laissant en retrait. On finit par se laisser doucement porter au gré des compositions d'Oppositional Defiant Disorder, qu'elles soient désincarnées et émouvantes au possible comme « Shima » ou encore le déchirant « Nightmare & Hopes » ou plus joyeuses comme « Lust For » ou « Plan B » (sur lequel Nicolas est aidé par la chanteuse australienne Phia qui apporte une magnifique subtilité à l'ensemble). L'apport en revanche du choeur reste un peu trop fantomatique pour être véritablement intéressant, notamment sur ce « Note » peut être un poil trop court pour se mesurer au reste de la galette.

Si un titre comme « That's All Folks » (dont je vous conseille le clip ci-dessous) montre tout ce dont le quintet est capable, c'est clairement l'ode à la vie qu'est « Amito » qui s'avère être le tube ultime de White Note. Comme sur bien d'autres titres la musique appelle à l'imagination et chacun est alors libre de s'imaginer des paysages et des situations au fil des ambiances. Rien d'étonnant à ce que le groupe ait déjà collaboré à plusieurs reprises avec des animateurs ainsi que dans la pub.

Oppositional Defiant Disorder s'achève avec deux titres de moins de deux minutes qui paraissent un peu anecdotiques à ce moment de l'album alors qu'ils auraient pu faire office de très bons interludes au milieu de celui-ci.

Une belle bouffée d'air frais que l'on reprend à chaque fois que l'album tourne, sans jamais que l'impact de ses morceaux ne s'affaiblissent. Juste de magnifiques chansons pop pour voyager dans des contrées sucrées simplement en fermant les yeux. Les fans d'Anathema doivent laisser une chance à White Note (un titre comme « Coma » risque fort de vous rappeler la douceur magistrale des anglais), souvent moins rock dans son approche mais tout aussi immersif.