Yrzen - Fimmròt

Au point de rencontre du métal scandinave, des musiques classiques et des cultures nordiques européennes, est une terre en laquelle bat le cœur d'Yrzen...

Né d'une volonté de rassembler des riffs heavy et des mélodies entêtantes, des passages épiques et de sombres émotions, la musique d'Yrzen se situe à la limite entre Death métal, Folk, Mélodique métal, Heavy et métal Symphonique, lui conférant ainsi une forte identité.

Il en va de même pour les paroles, oscillant entre fables et contes, mythologie et histoire ; les compositions d'Yrzen explorent la vanité des croyances et de la foi des hommes, à partir de ce qui était - ou n'était pas - jusqu'à ce qui pourrait être.

Clément ‘Thorn’ Vernier – Chant
Corentin Savineau – Guitare, chœurs Florian
‘Vyküü’ Ménard – Basse, chœurs
Loïc Brunelière – Guitare
Dany Serreau – Batterie

Line up intéressant, puisque Vyküü et Corentin sont aussi connus pour avoir fait partie de Speed Science, groupe avec lequel nous avons déjà travaillé.

Nous voici donc avec le premier album d’Yrzen (en autoproduction), Fimmròt qui remplace une première démo enregistrée en 2008 (sous le nom de Moonwrath).
Après quelques recherches de la part de notre équipe, nous avons trouvé la signification de Fimmròt littéralement « les cinq racines » (réf : les cinq éléments). L’artwork (signé Ménard) les représente en menhirs/colonnes.
 
C’est avec Heathen on Earth que nous débutons notre écoute. Une ouverture pouvant faire rappeler à certaines produites par Avenged Sevenfold (la touche synthé y est pour beaucoup). Enfin, tout cela pour les premières secondes, car les premiers riffs nous attirent dans une autre atmosphère, un peu plus brute. De nombreuses sonorités, pouvant faire penser à du death/black comme à du folk, (sonorité Dropkick Murphys également) voir même mélodique, grâce à l’utilisation de clavier et violon (accordéon ? ref : Stormrider) et des riffs signés.

Le monde Yrzen rassemble des caractéristiques bien différentes, les chœurs folkloriques, le rythme à la fois puissant et aux touches festives, une couleur séduisante qui laisse entendre pour la suite de l’album un bon présage.

Le travail au synthé est omniprésent, ne serait-ce pour le fond sonore (chœurs médiévaux voir religieux) et cela est très vite audible dès le deuxième titre de cet album : Stormrider. Une ambiance bien définie dès les premières notes. Un refrain en chant clair dénotant et aérant la chanson avec soin. La voix black de Clément, fait même parfois penser à celle Alexi Laiho. Je ne me risquerai pas à employer le terme progressif, mais il est clair que le groupe a beaucoup misé sur la complexité de ses structures. (Le deuxième morceau fait quand même 6 minutes ainsi que Fire of Life)

L’un des titres les plus représentatifs du groupe est surement Battlecries, avec des riffs complexes dès l’introduction, des chœurs et un clavier omniprésents. Sur le plan guitare, une grosse technique est à noter, avec des passages sweeping bien ancrés dans le son.

Paradox est un morceau reflétant parfaitement l’esprit mélodique dissimulé. De même que sur le morceau Stormrider, un refrain en chant clair qui amène une touche et un relief supplémentaire.

On retrouve une certaine légèreté au cinquième morceau, The Tale Untold, bien qu’aussi violent que les précédents. La violence se situe plus dans la vitesse du clavier que dans le riff guitare en lui-même ce qui est un point intéressant.

Morceaux épiques sont aussi au rendez-vous, (Heathen on Earth, Battlecries, The Beholders (Beyond the Stars)) et nous indiquent donc la voie à suivre pour l’écoute de cette production. Avantage car l’auditeur se sent guider et ne se perd pas.

Le titre éponyme de cet album se situe à la septième place. Guitares acoustiques (encore une sonorité supplémentaire). Ce morceau instrumental amène une atmosphère déroutante, à la fois perdue dans un cadre paisible, envahie par des murmures confus. Il incarne une transition impeccablement placée.

Mais la route Yrzen ne s’arrête pas ici, Fire of Life ravive le feu qui sombrait en nous (jeu de mot à chier il faut le reconnaître). Cependant notons que le refrain en chant clair dénote un peu sur ce morceau. A nouveau on se trouve confronté avec une touche progressive qui semble vouloir prendre sa place dans cet album. Des soli de guitare magistralement bien effectués qui feront rêver les amateurs de sweeping encore une fois.

Notre position sur le caractère mélodique de cet album est confirmée avec le riff de Crying Skies qui, en se basant seulement sur les premières notes de guitare pourraient nous faire penser à du Amon Amarth.

L’album prend fin sur Ragnarök _ The Day of Wolves ou je persisterai à citer Dropkick Murphys au risque de passer complètement à côté.


C’est donc un premier album très prometteur et très riche que nous offre Yrzen. Je le conseille à tous les amateurs de Black/Death/Folk et mélodique. Un son signé et une marque de fabrique. Un univers intéressant qui saura en conquérir plus d’un.

L’équipe Metal Cunt souhaite le meilleur pour le futur du groupe.

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