Zamboni - Zamboni

Issus de New York et du New Jersey, Chris Butera (Bass, chant lead) et Robert Orr (Guitare lead) forment en 2010 le groupe Zamboni, successeur de l’ancien groupe de Thrash de Butera (Obliterator). Après notamment deux démos en janvier et avril 2011 (respectivement Blood On The Ice, et Mother Of The Resistance), un album live (Live Stupidity) et un EP (Sucks ! The Stupid EP), les gars s’embarquent avec Bill Cosby à la batterie, et annoncent la sortie de leur premier album le 15 avril prochain (Autoproduit et sobrement baptisé Zamboni). Suivant les principes du groupe, il devrait être « Agressif et stupide » !

Fidèle aux principes du crossover, l’album est constitué de titres courts et violents, aux influences punk palpables, notamment sur des titres comme « Nuclear Hatred », ou encore « Killer Croc ». L’intro de l’album, « The Meaning Of Life » est un extrait audio d’un spot de campagne d’un candidat politique (Lyndon B. Johnson) lors de la présidentielle américaine de 1964. Un décompte laisse place à une explosion atomique tandis que le slogan est énoncé. Un break de batterie nous annonce que le deuxième titre « The Greater Evil », et les choses sérieuses commencent. Dès lors, on enchaine les morceaux de souvent moins de deux minutes, jusqu’au titre éponyme servant de final. Les codes du crossover sont respectés : tempo endiablé, riffs agressifs et relativement techniques, blasts et batterie furieuse. Cependant le chant laisse quelque peu à désirer : il est non saturé et manque clairement d’intention. L’absence de saturation n’est pas un problème en soi, certains groupes ont carrément pris ce parti (Vio-Lence, certains morceaux de Municipal Waste...), mais ici le chant ne parvient pas à transmettre d’émotion, et est relativement monotone voire blasé. De plus, le son n’est clairement pas optimal même pour une autoproduction. Il faut tendre l’oreille pour distinguer les notes de guitare au lieu d’un brouhaha, la batterie manque de puissance, et la basse, de présence. L’écoute passe vite et n’est pas désagréable en soi, mais au final rien d’exceptionnel ni d’original ne retient l’attention.

 Il s’agit d’un premier album, et cela se ressent : chant à travailler, son et finition à améliorer… Il manque encore également le petit quelque chose qui rendra Zamboni unique parmi les centaines de groupes de crossover existant. Le groupe doit encore se chercher, mais s’ils y travaillent et persévèrent, nul doute qu’ils y parviennent. À suivre sur leur prochain album !